Edonna
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Quand on arrive en ville... [Dena] [Terminé]

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Fy Thïena
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MessageSujet: Quand on arrive en ville... [Dena] [Terminé] Mer 6 Juil - 18:21

    C'était donc ça une ville ? Une grande ville ? Les humains pullulaient autour de moi, vaquant à leurs occupations respectives, certains portant de lourdes charges, d'autre gueulant les mérites de leur poisson qui aurait fais fuir n'importe qui de censé, d'autres encore, couvert de parure et de bijoux clinquant marchaient la tête haute, comme s'ils cherchaient à s'éloigner le plus possible de leurs pieds. Une ville. L'animation était-elle que personne ne me remarquait. J'étais une personne encapuchonnée au milieu de nul part, une goutte d'eau dans l'océan. Depuis que j'étais venue sur le territoire des humains, je n'avais pas eu une minute à moi. J'avais fais de drôle de rencontre, et j'avais dû apprendre à chaparder un peu de nourriture sans me faire repérer, et aussi des vêtements neuf pour passer un peu plus inaperçu. J'avais ainsi abandonné ma belle robe bleu ciel au profit d'une chemise trop large et d'un pantalon qui grattait. La seule chose qui me faisait encore défaut, mise à part les oreilles pointues sous ma capuche, était mes pieds nus que je dissimulais tant bien que mal sous ma cape.

    Je sortais de la petite ruelle où je me trouvais, regardant d'un air absent l'océan qui s'étendait à perte de vu en face de moi. Je m'approchais doucement de la digue, faisant à peine attention à se qui m'entourait, admirant cette superbe surface plane, aux pâles reflets d'or. Le cri perçant d'une mouette me tira de ma rêverie, et je ne pu retenir un petit glapissement en voyant passer une immense silhouette dans le ciel, une silhouette qui me masqua le soleil pendant quelques secondes. Un énorme dragon, chevauché par un dragonnier. Je n'oubliais pas que les humains et les dragonniers vivaient en paix relative, pourtant, c'est cette présence particulière qui me mit mal à l'aise. Je tournais les talons, prête à partir dans l'autre sens malgré le fait que la créature continue son vol au loin, mais me heurtais à un obstacle moue. Je réprimai un juron et levai la tête, apercevant un rude gaillard bien portant qui c'était retourné alors que je lui avait littéralement foncé dessus. Avec un sourire édenté qui se voulait charmeur, il ajouta :

    - Attention ma p'tite dame, vous allez vous faire mal !

    J'hochais gravement la tête, marmonnant une très vague excuse, et le contournant, prête à reprendre mon chemin. Je lui tournai le dos, et, alors que je m'apprêtai à partir, sa grosse main se posa sur mon épaule.

    - Allons, ne part pas si vite ! Je voulais pas te faire peur tu sais ? Qu'est-ce que tu dirais de venir boire un coup ? Et on pourrait ensuite faire plus ample connaissance ! Je suis fameux par ici tu sais ? Tiens tu vois le gros navire marchand là bas ? Et ben j'en suis le fière capitaine ! Et je peux t'assurer que ni bestiaire ni elfe n'oserait s'attaquer à ma cargaison ! Ça je peux te l'assurer !

    Il parlait fort, passant doucement son bras autour de mes épaules, me serrant peu à peu contre lui alors que je posais vainement ma main contre son torse pour le repousser avec toute la courtoisie dont je disposais, ajoutant vaguement 'Je dois partir, désolé...' mais rien n'y faisait, il parlait toujours. Je le repoussai alors un peu plus fortement, et, devant mon refus, il commença à passer son second bras autour de ma taille, me mettant bien en face de lui, un sourire goguenard aux lèvres. Il me demandait de rester... Il se faisait trop collant... Je sentais ma capuche glisser au fur et à mesure que je me débattais... Finalement, j'abattis mon talon avec force sur l'extrémité de ses doigts de pied ! Un cri de douleur et de surprise jaillit de ses lèvres alors qu'il me repoussait alors, pour se masser l'orteil. Ma capuche glissa alors, révélant à la foule une paire d'oreilles fines et allongées, et mon regard paniqué. L'homme cessa de gémir, et me contempla avec un air ahuri. Puis sa grosse voie jaillit de plus belle.

    - Une elfe ! C'est une de ces putains d'elfes ! Garde ! GARDE !

    Mon sang ne fit qu'un tour, je rabattis en vitesse ma capuche sur ma tête et me mis à courir aussi vite que je le pouvais. Je retournai dans la petite ruelle d'où je venais, courant à perdre haleine alors que quelques marins aguerris se lançaient à ma poursuite. Je couru au fin fond de la ruelle, et grimpais d'un bond gracile sur une caisse de détritus posée contre un mur en brique relativement bas. Je sautai de l'autre côté du mur tandis que derrière moi, les mains du marin qui me talonnait apparaissait au sommet du mur. Je le vis se hisser tant bien que mal, et gueuler 'Elle est là !' mais déjà je continuai ma folle course, dans une rue bondée non loin. Ma course me conduisit au travers d'un marché à ciel ouvert en bord de mer. N'en pouvant plus, je me jetai derrière un tonneau, m'accroupissant, immobile... L'un de mes poursuivant passa juste devant moi sans me voir, les autres n'étaient pas bien loin.
Dena Fiiläé
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville... [Dena] [Terminé] Mer 6 Juil - 20:40

Voila déjà une cinquantaine de jours que Dena avait quitté sa montagne et sa neige. Son voyage l’avait mené à travers le royaume des bestiaires, et maintenant celui des humains. Le royaume des elfes étaient encore inconnu pour la jeune dragonnière. Elle se dirigea donc vers la cité portuaire du monde des humains pour pouvoir remonter la rivière avec un bateau, en direction du royaume des habitants de la forêt. Sa route fut paisible et sans embuscade. Elle se retrouva maintenant dans une ville avec beaucoup d’animation. Ne se gênant pas pour chaparder quelques fruits sur le marché du port, capuchon sur sa tête, elle dégustait une pomme, regardant le loin. A ses côtés, l’océan qui se perdait. Le ciel était aussi bleu que lui et cela donnait envi à Dena de se baigner, mais pas maintenant, elle n’avait pas le temps. Elle doit trouver un bateau et un équipage. Retournant dans la zone de commerce, de l’agitation se fit sentir. Les rumeurs disait qu’un elfe avait était retrouvé dans la cité et avait pris la fuite. Avançant à travers la foule, bousculée par un première homme, à la poursuite de l’elfe, elle se retrouva très vite sur un côté de la place, près d’un tonneau. Inconsciemment, elle y jeta alors son trônions de pomme et entendit un petit gémissement.
    - Aïe !

Regardant alors d’où provenait ce bruit, Dena remarqua alors une personne caché derrière ce tonneau. Retirant alors son manteau, elle le déposa sur l’inconnu pour pouvoir le dissimuler un peu plus. Elle retira également sa couronne de corne qu’elle laissa à terre juste à côté ainsi qu’Ellicia. Elle ressemblait maintenant à une humaine. Elle avait bien compris que c’était le fugitif que les humains cherchaient. S’asseyant sur le baril en bois, maintenant au grand jour, des hommes s’approchaient d’elle. C’était une belle femme, peut-être que cela attirerait leur attention. La dragonnière les vit alors surgir de la petite ruelle, non loin de la où elle était. Il était trois, l’un plus costaud que les deux autres, et trempé de sueur. S’adressant alors à Dena, sa dragonne quand à elle se mit alors à sentir l’elfe, une odeur familière.
    - Dite moi mademoiselle, vous n’auriez pas vu un elfe passé par ici ?
    - Oh si si, votre camarade est justement à ses trousses, ils sont partis par la.

Lui répondit-elle en indiquant la direction de la sortie de la petite ville. Les hommes repartirent alors aussi vite qu’ils étaient arrivés. Souriant alors de sa mascarade, Dena redescendit alors du tonneau, récupéra sa couronne et attrapa l’inconnu par le bras, l’embarquant dans une petite ruelle où il n’y avait personne. Ellie les suivait, courant à leurs côtés. Une fois au calme, la jeune Fiiläé récupéra alors son manteau sur le dos de l’elfe se qui entraina la capuche de ce dernier à tomber sur ses épaules. La surprise ne se fit pas attendre. Les deux femmes se retrouvèrent alors nez à nez. Fy, c’était cette elfe qu’elle avait rencontré il y à trente jours dans la plaine du royaume des bestiaires. Leur rencontre avait était très étrange, et le hasard voulut qu’aujourd’hui elles se rencontrent de nouveau. Ellicia semblait enthousiaste de la revoir mais Dena resta perplexe en la voyant. Remettant son manteau sur ses épaules, elle lui demande alors d’une voie neutre.
    - Que fais-tu donc ici ? Tu es folle de te balader dans une ville humaine ? Si je n’avais pas était la, qu’aurais-tu fait ? Ces hommes sont des pervers, tu devrais t’en méfier !

Mais pour le moment l’elfe semblait plus méfiant de la dragonnière que quelqu’un d’autre. Elle ne semblait pas avoir changé, ou peut-être était-ce ce qui venait de lui arriver qui l’avait un peu sonné. Dena attendit alors une réponse de Fy. Leur rencontre allait-elle se finir comme la dernière ? Elle récupéra alors son dragon à terre qu’elle déposa sur son épaule. Elle regarda alors les vêtements de la jeune femme en face d’elle. Habillait comme ca, elle ressemblait à un garçon. Comme toujours, Dena se mis à sourire, les elfes ne cesseraient jamais de la surprendre !
Fy Thïena
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville... [Dena] [Terminé] Jeu 7 Juil - 15:21

    Les bruits de pas qui retentissaient dans la rue indiquait que la poursuite avait toujours lieu... Blottit contre mon tonneau, je sentis un drôle de truc lui tomber sur la tête, le tout m'arracha un petit cris de surprise. Je n'eus pas le temps de plaindre que déjà un épais tissu me tombait sur la tête, me masquant la scène. Je n'y voyais rien, et alors que je commençais à me débattre, tentant d'enlever le tissu, j'entendis une voie rauque, celle d'un homme... Un homme qui cherchait ! Je me tins alors immobile, n'osant plus faire un bruit, allant jusqu'à couper ma respiration. J'entendis une autre voie lui répondre, une voie de femme. Étrangement, je me dis que j'avais déjà entendu ce timbre de voie quelque part, mais, je n'arrivai pas à mettre le doigt dessus ! Les muscles tendus, je n'osai plus bouger, et je sentais que la pression allait bientôt me faire avoir une crampe... Mais finalement, une force inconnu m'aida à me relever et me guida non loin de là où je me trouvais... Fébrile, me demandant qui cela pouvait-il être, je suivais cette drôle de force qui n'emmenait je ne sais où. Le tissu vola, me révélant à l'inconnu. Je plissai légèrement les yeux en voyant de nouveau clair. Les cheveux en bataille, plissant les yeux, on aurait pu croire que je venais de me réveiller !

    Cependant, malgré ma mine blafarde, je ne pu cacher bien longtemps la stupeur qui marqua mes traits. Je la reconnu immédiatement ! C'était la dragonnière des plaines ! Celle qui s'appelait Dena ! Mais que faisait-elle donc ici ? Partagée entre le soulagement de voir un visage familier et la crainte d'une quelconque représailles, je la dévisageais longuement. Bien que je me posais à peu près les même questions qu'elle, se fut la jeune femme à la chevelure blanche qui fut la plus rapide. Je baissai légèrement les oreilles, sachant pertinemment que cela aurait pu très mal se finir, d'ailleurs, ce n'était pas encore vraiment fini, à n'importe qu'elle moment, un des hommes à mes trousses pouvait surgir dans la ruelle et gueuler que j'étais là... Enfin dans l'immédiat, je devais surtout des explications à cette dragonnière.

    - J-je visite juste une ville humaine ! Je ne vois pas se qu'il y a de mal ! Et puis toi qu'est ce que tu fais là aussi ?

    C'est vrai ça ! Que faisait-elle là cette dragonnière ? Je la regardai avec le même regard inquisiteur et brûlant de curiosité qu'elle m'avait adressé en me parlant. Notre échange de regards dura quelques secondes, puis finalement, les oreilles toujours mi-basse, je baissai sensiblement la tête. Il est vrai que je n'avais rien à faire en territoire ennemis, surtout seule, et encore moins pour mon plaisir personnel, de plus, elle m'avait sans doute sauvé du calvaire dans lequel je m'étais embourbée. Je pris son petit sourire pour une moquerie, et bien que j'étais pas très loin de la réalité, cela me vexa. Je dû le laisser transparaître à cause du mimique renfrognée qui m'échappa, car le sourire de la dragonnière à mon égard s'étira un peu plus. On aurait pu croire à une scène de ménage, et si elle c'était amusée à m'ébouriffer les cheveux, je serais passé pour une quelconque gamine vexée.

    - Et puis ne crois pas que c'est parce que tu m'as sauvé que tu peux tout te permettre ! Et puis... Et puis...

    Ma voie s'éteignit légèrement, je baissai un peu plus la tête, sentant la honte me gagner. Les mots ne voulaient pas sortir de ma gorge, comme si j'allai reconnaître avoir eu tord sur quelque chose. Ma fierté m'empêchait de sortir dans gêne les mots qui avait failli s'échapper de ma gorge, et je dû déployer un effort surhumain pour aligner une simple phrase :

    - Merci de m'avoir sauvé...

    C'est à peine si les mots furent audible, mais je l'avais dis. Je me sentais vraiment mal à l'aise, dans cette tenue trop large, loin de la nature, dans cette ville pavé de pierre. Il ne fallut guère longtemps pour reprendre du poil de la bête, et je redressais fièrement la tête, mon regard pétillant croisant celui de la femme, une fierté nouvelle parcourant mes veines.

    - Mais ne crois pas que tu peux tout te permettre !

    Je l'avais déjà dis non ?
Dena Fiiläé
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville... [Dena] [Terminé] Sam 9 Juil - 15:37

L’elfe commença alors à se justifier. Elle semblait visiter la ville humaine, mais quelle idée lorsqu’on est un elfe de visiter le camp adverse. Mais bon, Dena n’avait pas son mot à dire car elle voulait se rendre chez les elfes. La jeune femme en face d’elle commença alors à chercher ses mots puis remercia la dragonnière de son geste, l’avertissant que ce n’était pas à cause de ce dernier qu’il fallait qu’elle se croie tout permis. Elle lui répéta par deux fois. Dena compris le message. S’approchant alors près de l’habitante des forêts, elle commença à lui ébouriffer les cheveux, pour que ceux-ci retombe sur ses oreilles pointue, de façon à les dissimuler un peu plus. Fy surveillait le moindre de ses gestes.
    - Tu sais, lorsque tu va chez des ennemis, en général, ce n’est pas le fait de changer de vêtements qui te permet de passer inaperçu dit-elle en continuant à jouer avec les cheveux de l’elfe. Elle déposa alors sa couronne de corne sur le dessus de la tête de cette dernière. Voila qui est bien mieux. Mmm… Oh non ! J’oubliais une chose, du moins quelqu’un… Attrapant Ellie sur son épaule, elle la déposa sur celle de Fy. Voila, il faut jouer sur les accessoires si tu veux être la plus discrète possible.

Maintenant, la jeune Thïena ressemblait plus à une dragonnière qu’une elfe. Ellicia quand à elle ne rouspétait pas, elle savait que c’était pour la bonne cause, de plus, c’était un service qu’elle rendait à sa maîtresse en acceptant de rester sur l’épaule de l’elfe. Fy semblait tirer un peu la tête. Se dirigeant vers l’extrémité de la ruelle, vérifié si la voie est libre, Dena ajouta
    - Je suis ici pour trouver un bateau. Je souhaite remonter la rivière jusqu’au royaume des elfes !

Cette phrase ne semblait pas convenir à Fy, qui se manifesta immédiatement. Elle ne semblait pas vouloir d’une dragonnière sur le territoire de ses semblables. Mais pourquoi donc ? Elle n’avait rien fait elle, et cette elfe semblait toujours aussi rancunière envers les dragonniers. Dena la regarda alors avec un regard de lassitude. Elle devait encore se justifier, comme dans les plaines. Elle était se qu’elle était, et n’avait pas choisi son clan. Lachant un grand soupire, elle se contenta juste de lui répondre, en gardant son calme.
    - Tu ferais mieux de me suivre pour une fois, cela te permettrais de quitter la ville sens embuche…

Ellicia descendit alors de l’épaule de Fy, et retourna vers Dena. Elle n’aimait pas la colère que dégagé l’elfe, se réfugiant plutôt dans les bras de Fiiläé. La dragonnière partie alors dans les rues ensoleillées de la cité portuaire, surveillant du coup de l’œil la réaction de Fy. Allait-elle la suivre ? Elle avait encore la couronne de la dragonnière sur la tête. Dena ne peut pas changer la mentalité des gens, mais bon, peut-être que l’elfe allait comprendre qu’elle se trompait sur son compte et finirait par lui faire confiance. Ellicia regardait justement l’elfe avec ses petits yeux, comme pour la supplier de les suivre. Ils étaient plongeaient dans ceux de l’elfe qui semblait cogiter, les points serré. Elle se résolut alors à suivre Dena, mais gardait tout de même les yeux froncés. Dans les rues elles ressemblaient alors à une dragonnière et une humaine.
Fy Thïena
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville... [Dena] [Terminé] Lun 18 Juil - 12:16

    Pour qui se prenait-elle à décider de ma manière de passer inaperçu ? Puis, porter ainsi une couronne, faite très probablement avec les cornes d’un animal… Ça me faisait presque mal au cœur… Je serai les poings, mais ne dis rien, je ne réagis pas beaucoup plus. Je reconnu tout de même que mon costume pourrait me faire passer inaperçu. Je replaçai doucement le casque en cornes sur ma tête, y cachant la pointe de mes oreilles. Je n’aimai pas trop sa façon de faire, mais il fallait bien reconnaître que j’avais très peu de chance de passer inaperçu en me cachant comme une voleuse. J’écoutais passivement ce qu’elle me disait, mais je senti mes oreilles frémir quand elle m’avoua vouloir descendre vers mon royaume. Pourquoi ?! Je senti le petit dragon sur mon épaule frémir et finalement partir se réfugier dans les bras de la dragonnière.

    Finalement Dena se mit en route, et, sans vraiment savoir pourquoi, je commençai à la suivre, partagée entre curiosité et appréhension, ne sachant pas ce qui m’attendais, mais je la suivais. Au départ, je restai en retrait, à quelques mètres d’elle, puis finalement, au fur et à mesure que la foule d’humains se faisait plus dense, je m’approchais pas à pas de la dragonnière, tant et si bien que je me retrouvai juste à côté d’elle. Je pouvais enfin admirer la cité humaine sans me cacher, mais, je n’étais pas rassurée pour autant, au contraire, ma main s’égara jusqu’à encercler un bout de cape de la jeune femme. Je ne vis même pas comment elle réagit, trop occupée à regarder autour de moi. Ma colère avait muté en peur, et maintenant, je ne voyais plus du tout Dena comme une menace, mais plutôt comme mon seul bouclier contre tous ces humains.

    - Pourquoi y a-t-il autant d’humains ici ? A croire qu’ils concentrent toute leur population ici ! Et puis, comment ils construisent leurs maisons de pierres ? Comment est-ce qu’ils peuvent vivre dans cette ville ? Comment ils font pour se nourrir ?

    Je me retournai vers mon interlocutrice et vit apparaître une sorte de sourire. Piquée au vif, je rougis légèrement. Je devais avoir l’air d’une gamine, bien trop curieuse… Si elles avaient pu, mes oreilles se serraient légèrement baissées, mais avec la couronne de cornes, rien ne se produisit. Je défiais légèrement son regard, puis je me figeais. Un spectacle m’arrêta littéralement. A l’intérieur d’un bâtiment en bois relativement neutre, un homme frappait à grands coups de marteaux sur des plaques de métal, un grand bruloir derrière lui, le visage boursoufflé et noir de suie. Je penchai la tête perplexe… Je me rendis alors compte qu’en m’arrêtant, tout en gardant la cape de Dena entre mes doigts j’avais également arrêté cette dernière. Dans un petit sursaut, je rattrapai la dragonnière.

    - Dis ! Je peux te poser une question ?

    Un nouveau sourire marqua le visage de la jeune femme. Je me rappelais alors que je ne m’étais pas gênée pour lui en poser un flopé quelques instants plus tôt, et je ne lui avais même pas laissé le temps de me répondre. Je commençais à me demander si les dires sur les dragonniers étaient réels… Oui ils l’étaient ! Je chassais cet instant de doute par une mine renfrognée. Les dragonniers avaient détruit notre forêt ! Mais… Je secouais la tête. Après tout, même parmi les elfes, il y’en avait des plus violents que d’autre, d’autres étaient pacifiques… Peut-être était-ce la même chose chez les dragonniers ? Peut-être pourrais-je lui accorder ma confiance ? Ou peut-être…

    - Hé !

    Je relevai la tête, tiré brutalement de ma rêverie retrouvant toute ma lucidité, regardant la dragonnière qui m’avait hélé. Je rougis de plus belle. Décidément, je cumulais les bourdes. Où étions-nous ? Je jetai un vif coup d’œil autour de moi, reconnaissant sans mal l’odeur de la mer. Je tournai la tête, voyant l’immense étendue d’eau où mouillaient quelques bateaux… Je relevai les yeux vers la dragonnière, le visage plus serein, un début de sourire accroché au visage.

    - Oui ?

    C'était décidé, j'allais lui faire confiance... enfin, j'allais essayer. Une partie de moi restai malgré tout méfiante et aux aguets.
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville... [Dena] [Terminé] Mer 20 Juil - 16:48

Dena se trouvait maintenant dans la grande rue commerçante de la cité portuaire. L’elfe ne tarda pas a la suivre. Elle semblait maintenant plus inquiétée par l’environnement plutôt que de la dragonnière. Fy se rapprochait alors de plus en plus de Dena, s’agrippant alors a sa cape. La jeune femme aux cheveux blanc sentit alors un petit poids, celui du poigné de l’elfe lorsqu’elle avait saisi le tissu. Elle ne semblait plus vouloir le lâcher. L’habitante des forêts se posa alors pas mal de question sur les humains, cela faisant échapper un rire à Dena qui la regarda alors d’un coin de l’œil. L’elfe rougit alors un peu, mais elle ne lui répondit pas pour autant. Continuant à avancé dans la cité. Elles n’étaient plus très loin de la mer maintenant. Trouver un bateau était leur objectif. L’horizon se présenta alors aux deux jeunes femmes. L’elfe semblait vouloir poser une question à Dena, mais rien ne sortie de sa bouche. S’arrêtant, l’elfe se cogna presque dans le dos de la femme aux cheveux blanc. La faisant sortir de sa rêverie, Dena lui parla enfin.
    - Alors, que voulais-tu savoir au juste ? C’est a propos des humains ? Tu verrais la ville des dragonniers, tes questions seraient les mêmes, a te demander la façon dont nous vivons ! Elle repris alors sa marche en longeant les bordures du quai d’amarrage. Suit moi, nous trouverons un bateau par la bas je pense.

Un peu plus loin se trouvait une petite cabane et des hommes, probablement des marins. Sur le quai, certains déchargeaient leur marchandises, tendit que d’autres n’allait pas tarder à prendre le large. Un petit bateau attira alors l’attention de Dena. Suffisamment petit pour remonter le cours de la rivière, elle se dirigeât, suivit de l’elfe, vers la petite cabane en bois qui servait de point de ventes et d’informations. Là se trouvait alors un petit écriteaux avec les prix des bateau et le nombre de personnes requis pour l’équipage. Sur un autre, les heures et les lieux où les prochains navires partirait. Le petite qu’avait remarqué Dena semblait partir d’ici quelques instants. Elle remarqua alors le prix de celui ci, bien trop chère comme on pouvait s’en douter. L’homme derrière le comptoir regarda alors l’elfe, déguisée en dragonnière, puis Dena, qui ressemblait maintenant à une humaine. Il remarqua bien que cette dernière était intéressait par quelque chose.
    - Je peux vous renseigner mademoiselle ? Dit-il d’une vois charmeuse comme pour attendrir Fiiläé.
    - Non non merci bien…
    - Vous êtes sur ? Vous semblez avoir pourtant besoin d’un navire, je me trompe ? Je vous ai vu regarder les bateaux amarrés derrière vous.
    - Et bien vous vous trompez monsieur !

Lui tournant alors le dos, Dena repartie vers les bateaux, suivit de très près par l’elfe. L’homme en semblait pas l’avoir rassuré. S’approchant alors d’un énorme navire, elle se retourna vers la mangeuse de graine.
    - Nous allons nous infiltré sur le bateau, qui se trouve la bas. Lui dit-elle en lui montrant du doigt le petit bateau qui n’allait pas tarder a prendre la route. Ne t’éloigne pas de moi surtout !

Dena entrepris alors de monter sur le grand bateau face à elles. Ce n’était pas le bon certes, mais il fallait se faire discret. Grimpant alors sur le pont grâce à la corde qui retenait le bateau à la bite d’amarrage, elles se retrouvèrent sans mal en haut. Il n’y avait pas grand monde sur le navire, et leur présence passa inaperçu. La dragonnière entrepris alors de passer d’un bateau à l’autre sans passer par le quai. Personne ne semblait les avoir vu jusqu'à ce que le vendeur se manifeste depuis le quai.
    - Hey ! Vous ! Que fêtes vous la ! Si vous voulez un bateau, il faudra payer !
    - Notre problème est que nous n’avons pas le temps !

Attrapant Fy par le poigné, la tenant fermement, elle se mis alors à courir à travers les bateaux. Le marchant les suivait en parallèle, sur la terre ferme tout en les hélant. Dena vit alors le mât du petit bateau qui commençait à partir.
    - Vite dépêche toi ! dit-elle à Fy qui commençait à perdre son souffle, moins endurante que la dragonnière. On y est presque !

Encore un navire, et c’était bon. Le petit bateau se trouvait non loin maintenant, et au niveau de l’arrière du dernier qu’elles devaient traverser.
    - Hey ! Redescendez je vous dit !
    - Et nous avons encore moins l’argent ! Dit-elle en faisant son dernier saut vers le bateau qu’elle convoitait.

La chute fut un peu plus rude, la sol étant plus bas que les autres. Un bruit se fit alors entendre lorsqu’elles mirent pieds au planché. En vitesse, Dena continua à entraîner Fy avec elle, pour allé se cacher derrière des tonneaux. Elle se laissa alors tombé, essoufflait par la course. Par chance, les hommes se trouvant sur le bateau ne semblaient pas les avoir remarqué, ni elles, ni le marchant qui hurlait sur le quai.
    -Ouf, nous voilà enfin partie de cette ville ! Alors, que voulais-tu me demander ? je ne t’ai même pas laissé le temps de parler ! haha

Dena laissa échapper de nouveau un rire. Cette petite course lui avait fait du bien, voilà longtemps qu’elle n’avait pas fraudé comme ça, cela la faisant rire aux éclats. Par chance, elle n’avait pas rouillé et savait encore se débrouiller.
Fy Thïena
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville... [Dena] [Terminé] Jeu 21 Juil - 12:45

    A cet instant précis, je ne su pas se qui me poussa à suivre la dragonnière. La confiance qu'elle avait nouvellement acquis à mes yeux ? Mon orgueil qui m'ordonnait de ne pas me défiler ? Quoiqu'il en soit, je suivais Dena dans sa folle entreprise, et même si j'avais encore envie d'en découvrir un peu plus sur les coutumes humaines, je savais que je ne pourrais pas rester beaucoup plus longtemps. Un vieux dicton humain nous dis 'mieux vaut voyager seul que mal accompagné', et en ces temps troublés, je ne savais pas si ces paroles étaient une marque de sagesse, ou une connerie d'une débilité dont la profondeur n'avait d'égale que la fierté des humains... Voyager seul dans un pays rongé par la guerre... Sa revenait à être un lapin au milieu d'une troupe de loups affamés ! Quoiqu'il en soit, je mis de côté ma petite réflexion, et m'attelais avec angoisse à suivre la dragonnière. C'est d'ailleurs à ce moment là qu'elle se mit à courir comme une furie pour échapper au marchand qui nous avait repéré. Je ne garde pas un très bon souvenir de cette course poursuite... Certes, j'étais douée pour m'échapper et me faufiler comme une anguille entre les diverses barriques et tonneaux qui jonchaient notre parcours... Il m'arriva même plusieurs fois de me retrouver à la même hauteur que la dragonnière et de devoir ralentir pour la laisser devant moi. Ainsi je la suivis... Mes pieds nus martelaient le sol et me faisaient toujours plus mal à chaque pas que je faisais... Mais je continuais, inlassablement, courant à perdre haleine, fuyant ces humains, galopant dans le vent, suivant des yeux la chevelure blanche devant moi qui était secouée à chaque fois que la semelle de la jeune guerrière... Se fut d'ailleurs une chance que je me trouve à quelques mètres de la dragonnière, car je vis le petit dragon se glisser hors des vêtements de Dena, comme pour s'assurer que je la suivais bien, mais le petit saut que fit la jeune femme désarçonna la pauvre bête qui glissa hors du tissu, et je me jetai en avant, sautant par dessus la dernière rambarde qui nous séparait de notre but, plaquant le lézard poilue contre ma poitrine.

    Le sol se déroba sous mes pieds, une sensation de vertige me gagna, et ma chute sur le bateau fut des plus disgracieuse, et je poussai un petit glapissement. Notre course sur les quais s'arrêta ainsi.. Mon poignet encore douloureux d'avoir été ainsi trainé n'était rien à côté de la douleur que je ressentais dans les jambes, et encore moins que rien en comparaison des petites griffes du dragon qui étaient au bord de ma peau après avoir transpercé le tissu... Je n'osai pas bouger, du moins tant que la petite bestiole ne me lâcha pas. Elle resta crispé quelques secondes, encore choqué de la chute que nous venions de faire... Mais finalement, il finit par lâcher prise, à mon grand soulagement, se retrouvant au sol... Mon regard se porta sur la dragonnière qui riait aux éclats, assise par terre... Un petit rictus se dessina sur mes lèvres, en réponse à sa bonne humeur, mais malgré ça, une chose me perturbait... Pourquoi avoir pris un risque aussi inconsidérée pour aller sur un bateau, de surcroit, un bateau en direction de ma foret ! Et si nous nous étions fait arrêté ? Je me serais sans doute fait exécuté par ces barbares qu'étaient les humains ! Et elle aurait fini en prison pour avoir aidé une ennemie de leur nation ! Je serais passé de vie à trépas et elle d'alliée à traitresse de premier ordre... Tout ça pour quoi ? Pour monter sur un bateau ! Je frissonnai d'angoisse. Mes jambes plièrent avec soulagement quand je me décidais à m'assoir, effarée de voir combien cette escapade aurait pu mal finir... J'imaginais le pire malgré notre fuite qui avait été un succès... Et je ris. Un rire amère, nerveux, mais rire tout de même, soulagée, comme si ma conscience venait de se libérer d'un poids quelconque.

    - Je ne sais même plus... Et je m'en fiche complètement à vrai dire ! Est-ce que tous les dragonniers sont aussi fou que toi ?

    Ma question était des plus sincère... Je perçu alors une série de cris et d'ordres, tel que 'largué les amarres' ou encore 'hisser la grand voile'. Nous partions. Notre victoire était sans faille ! Le commerçant n'avait pas le temps de fouiller ce navire avant son départ, et déjà une voile d'un blanc immaculée commençait à me cacher le ciel de son épais voile blanc qui déploya sur nous son ombre. Je souris, ramenant mes genoux contre ma poitrine, le dos proche d'une caisse, regardant la dragonnière avec un petit sourire, un léger balancement d'avant en arrière me gagna alors que je sentais monter en moi l'allégresse. Je savais mon sentiment partager.

    Il ne fallut pas longtemps pour être gagner par l'impatience... Voilà quelques minutes que nous avions quitté le port, et je ne tenais plus en place. J'avais envie de me jeter contre la rambarde, et d'admirer l'océan, de voir cette immensité bleu sur laquelle nous chevauchions. Je jetai un regard en biais à Dena qui caressait la tête d'Ellicia, et me levai d'un bond, sans prévenir, avant de me ruer jusqu'à la rambarde en bois. J'entendis derrière moi l'exclamation de surprise de la jeune femme, mais je ne mis attardais pas. Les coudes contre la poutre en bois, le menton enfouit dans mes mains, je voyais le port s'éloigner derrière moi, je tournai la tête, et vis la proue du bateau fendre les vagues comme un couteau le ferait avec du beurre, nous offrant un doux balancement. Je me tournai vers la dragonnière, un grand sourire de gamine qui découvrait quelque chose de nouveau, je ne dis rien, mais je vis le visage interloqué de mon accompagnatrice se muer en un sourire. C'était un rêve qui se réalisait pour moi, j'étais sur la mer pour la première fois de ma vie. Je vis enfin l'embouchure du fleuve que nous allions emprunter, s'enfonçant dans les terres... Nous allions continuer notre chemin le long de la rivière et quitter cet océan plein de mystères... Mais je me jurais de revenir un jour ici, et de partir sur la mer pour longer la côté. Je vis quelques curieux s'approcher du bord pour regarder les falaises où s'échouait la maigre houle qui nous ballotait, et je fis demi-tour, retournant vers la dragonnière, m'assaillant non loin d'elle.

    - Dis ! Tu sais combien de temps va durer notre voyage ? Tu crois que nous verrons d'autres ports ? Tu crois que nous irons jusqu'aux grandes montagnes que l'on voit on fin fond des plaines ?

    Je vis la jeune femme retenir un éclat de rire, et ne pu m'empêcher de sourire moi même devant ma propre naïveté, essayant de m'imaginer le regards emplis d'autant d'étoiles que de questions. Notre folle course n'était plus qu'un petit souvenir, et se que je découvrais à cet instant accaparait toute mes occupations du moment. Mon rêve de voyage prenait une nouvelle tournure, forte agréable, pour la première fois depuis que j'étais partie, je me sentais bien. Oui, juste bien.
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville... [Dena] [Terminé] Jeu 21 Juil - 23:26

Les voila toutes deux sur le navire qui avait mis les voiles. Le vent soufflait et venait se glisser dans leurs cheveux. Elles étaient fatigué, et entre deux reprise de souffle, l’elfe demanda si tout les dragonniers étaient aussi fou qu’elle, se qui fit rire Dena toute aussi essoufflée.
    - Bien sur que non, mais c’est ça aussi l’aventure ! Savoir prendre des risques !

Prendre des risques, c’était une poussé d’adrénalines pour Dena, et elle aimait ressentir son cœur battre la chamade dans sa poitrine. Mais l’elfe aussi aimé prendre des risques et ne tenait plus sur place. Elle se leva alors, d’un bon et se dirigea vers un rebord pour admirer l’horizon. Dena pris alors peur, elles allaient être repéré. Se redressant alors, elle regarda autour d’elles pour identifier qui était sur le pont. Des yeux grands ouverts, comme un chat qui cherchait du regard quelque chose. Puis elle regarda dans al direction de Fy, qui se retourna et lui fit un grand sourire. Elle semblait heureuse et son sourire réchauffa le cœur de Dena. L’elfe ne semblait plus avoir de rancune envers elle. La dragonnière lui répondit d’un même sourire attendri. Elle ressemblait à une enfant face à ce paysage perdu dans le bleu du ciel et celui de la mer. Voyant d’autres personnes s’approcher du côté ou se trouvait l’habitante des forêts, la femme aux cheveux blancs se leva alors, en prévision d’une éventuelle attaque de leur part. Mais rien. Ils semblaient eux aussi regarder l’horizon. Fy semblait transparente à leurs yeux, probablement grâce au déguisement de dragonnier qui avait était improvisé avec la couronne de cornes. Le bateau s’immisça alors dans l’embouchure du fleuve. La jeune Thïéna revint alors vers la femme et son dragon. Elles s’assirent alors de nouveau, puis de nouvelles questions arrivèrent. Combien de temps allait durer le voyage, ou encore si nous allions nous arrêter à d’autres ports et pour finir, si leur navire allé les mener jusqu’aux montagnes blanche. Cela faisait rire Dena, Elle ne savait pas l’âge de son interlocutrice, mais elle avait tout plein de questions, toutes aussi drôles les unes que les autres, et elle prenait plaisir à y répondre, lorsqu’elle lui en laissé le temps.
    - Et bien, j’ai vu sur le panneau d’affichage au port, que le voyage allé durer deux jours pour arriver à destination. Et je ne pense pas qu’il y ait de port sur notre route malheureusement. J’espère que tu as des vivres sur toi pour tenir jusque la, pour ma part, je ne pense pas avoir suffisamment. Elle regarda alors au loin. Pour les montagnes, tu parle de celles que l’on voit là-bas ? Plongées dans les nuages ?

L’elfe regarda alors à son tour dans la direction que lui indiquait Dena. Les montagnes n’étaient pas très visibles, mais Dena avait une bonne vue, et n’avait aucun mal à les distinguer au loin, tendit que Fy, elle, du plisser un peu les yeux pour pouvoir les voir. Elles semblaient si loin et si proche à la fois. Elle lui répondit positivement, elle lui parlait bien de ces montagnes la. Dena lui fit alors une drôle de proposition.
    - Et bien, ces montagnes vois-tu, c’est chez moi ! Le voyage sera long à tourner en rond et à ne rien faire sur le bateau, que dirait tu qu’on finisse à pied, comme ca je te ferais visiter un bout du royaume des dragonniers avant d’allé chez toi ?

Dena n’avait pas encore partagé énormément de chose avec l’elfe, mais maintenant que la confiance était la, pourquoi ne pas partager leurs différentes cultures ? Cela faisait longtemps que Dena n’avait pas eu de camarade de route. Elles ne vont rester ensemble que quelques jours mais cela la rendait heureuse de pouvoir vivre quelque chose avec quelqu’un d’autre. Ses autres rencontres étaient de courtes durées et elle était souvent seule. Fy l’avait écouté, avec des yeux pleins de curiosité et sa réaction ne se fit pas attendre.
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville... [Dena] [Terminé] Lun 25 Juil - 11:52

    Je fus stupéfaite d'apprendre que les montagnes étaient en réalité le royaume des dragonniers... J'écarquillais les yeux en écoutant se que me disait Dena. Moi ? Dans le royaume des dragonniers ? Je secouai vivement la tête, refroidie par cette révélation. J'avais compris beaucoup de choses depuis mon départ, j'avais vu beaucoup de choses plus étrange les unes que les autres, j'avais compris que tous les dragonniers n'étaient pas forcément méchant, mais j'avais également compris que la guerre avait transformé chaque peuplade de ce pays en de véritables cocottes minute, prêtent à imploser à la moindre secousse...

    - Je... je pense pas que ce soit une très bonne idée... Tu imagines si un des tiens nous trouve ? Tu imagines un peu se qui se passerait ? On finirait tous les deux une corde au coup, à subir une chute rapide avec un arrêt court ! Non ! Je veux pas ça ! Je veux encore garder la tête sur les épaules ! Je suis pas partisane du suicide !

    Je vis le regard étonné de la dragonnière s'arrêter sur moi... Certes elle m'avait retrouvé en plein milieu du royaume des humains, dans une posture qui aurait pu mal finir, et forcément, elle ne comprenait pas ma peur viscérale de me rendre sur les terres hostiles des dragonniers... Je me relevais doucement, marchant d'un air absent sur le pont, en cercle, visiblement en train de réfléchir à toute vitesse. J'essayai de voir les risques que j'encourais à voyager clandestinement sur les sols froids des montagnes... La liste exhaustive me parut interminable... Chute dans une crevasse, mort par le froid, par la faim... Tout cela, je le vivais chaque jours, certes, mais les conditions extrêmes des montagnes n'arrangeaient rien. Mais se qui m'effrayais le plus, c'était l'idée d'une mort lente entre les rangées de dents acérées d'un des gros lézards peuplant les montagnes. Je réprimai un frisson, mais mon regard affolé était la preuve d'une peur profondément ancrée en moi.

    - Je sais, ce n'est pas beaucoup plus dangereux que le royaume des humains mais... J'agrippais mon bras, comme pour me rassurer. J'ai peur... Peur de toi et des tiens.

    Le regard interloquée de la dragonnière ne m'échappa pas. Devais-je lui parler de se qui c'était passé quand je n'étais encore qu'une gamine ? Ou bien cela ne regardait-il que moi ? Je me rendis alors compte que je n'avais pas arrêté un seul instant de marché depuis que je me mettais levée. Je me figeai, regardant le petit dragon qui se frottait contre les pieds de sa maîtresse, et un petit sourire marqua mon visage. Je m'accroupis alors, sifflant le lézard poilu qui redressa sa petite tête dans ma direction. Il ressemblait plus à un furet qu'à un lézard ce dragon ! La comparaison m'arracha un nouveau sourire. Un sourire emplit d'amertume... Je baissais légèrement la tête, comme si je cherchais à me souvenir...

    - Tu ne le sais peut être pas... Mais il y a longtemps, bien avant que tu naisses, j'ai vu des dragonniers mettre le feu à ma forêt, et ne laisser qu'un lit de cendres et de braises là où se dressait jadis des arbres qui se dresseraient encore si ton peuple n'avait pas été appâté par des rumeurs... Ils m'ont pris un grand nombres de mes compatriotes, des oncles, des cousins, des amis... Mais par dessus tout, ils... Ils... Vous m'avez pris ma sœur !

    Je relevai la tête vers la dragonnière qui me fixait. Je ne parvins pas à décrypter son expression. Était-ce de la rancune ? De la pitié ? De la colère peut-être ? Je me sentais las, comme fatiguée... Notre fuite avait été éprouvante physiquement, et maintenant, je subissais une fatigue moral sans équivoque...

    - Je ne hais pas les tiens, saches le. Mais...

    Je soupirais. Je savais que la peur obscurcissais mon jugement. Je laissai retomber ma phrase. Il n'y avait rien à ajouter, rien du tout. Je baissais la tête, passant le revers de ma main sur ma joue, là où une goutte commençait à naître.

    - Pardon... Je ne sais pas pourquoi je te racontes tout ça...

    Paradoxalement, je me sentais soulagée autant que je me sentais coupable d'avoir ainsi craché mon poison.
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville... [Dena] [Terminé] Lun 25 Juil - 23:59

L’inquiétude revint sur le visage de Fy qui avait les yeux grand ouverts. La proposition de Dena semblait lui déplaire et lui faire peur. Le royaume des dragonniers la terrifiait bien plus que celui des humains et elle en fit par a Dena qui l’écouta en silence. Il était normal d’avoir peur de l’inconnu mais cela ressemblait presque à une phobie venant de la jeune elfe qui s’était relevait pour humer l’air marin. Le vent passé dans ses cheveux puis, cette dernière se lâcha. Elle avoua tout à la femme des montagnes. Son histoire passée avec les dragonniers qui ont tué ses amis, sa famille et sa sœur, qu’elle semblait chérir plus que tout. Fiiläé compris alors la rancune que l’elfe avait à l’égard de son peuple. Elle s’excusa alors, avouant qu’elle ne les haïsait pas pour autant, mais elle leur en voulait. Dena se leva a son tour et s’approcha de Fy. Déposant sa main sur la tête de cette dernière, elle remarqua alors une larme.
    - Ne t’en fait pas va, je comprends ta peine, ne t’excuse pas.

L’elfe se mis alors à pleurer à chaude larme. Cela semblait avoir réveillé en elle un dur passé. Un passé de guerre qui l’avait traumatisé. Ces larmes ressemblaient également à un soulagement de s’être livré à quelqu’un. Elle avait peur de Dena, comme elle lui avait dit, mais elle venait tout de même de lui apprendre une part de son passé.
    - Je ne peux pas savoir ce que tu as vécu avec tes proches, moi-même, n’ayant pas de mère, je n’ai que mon père, je ne sais pas ce que c’est de perdre quelqu’un que l’on aime mais maintenant, ce qui est sure, c’est que pour moi ce serait vraiment une joie de te montrer ne serait-ce que le pied des montagnes de mon royaume. Je peux t’assurer qu’il n’y aura aucun dragonnier au pied, car ils vivent plutôt sur la plateforme de glace au sommet de la montagne. Si tu ne veux toujours pas, je comprendrais…

Ellicia, qui était sur l’épaule de Dena descendit le long de son bras pour se retrouver près du visage de Fy. Elle alla y mettre quelques coups de têtes affectifs dans sa joue, comme pour essuyer ses larmes par la même occasion avec ses poils. Puis elle glissa dans le coup de l’habitante des forêts et ressorti de l’autre côté pour se retrouver près de son autre joue ou elle y donna de nouveaux coups de têtes. Ebouriffant les cheveux bruns de Fy elle la regarda dans les yeux et lui sourit.
    - Aller, ne t’en fait pas, je ne vais pas te forcer à faire quelque chose que tu ne veux pas. Je te laisse le temps d’y réfléchir !

Retirant sa main de sa tête, Dena partie vers le bord du pont, pour observer les terres. Pour le moment, pas grand-chose à l’horizon. Elles étaient encore dans le royaume des humains, un royaume sans originalité. La dragonnière n’aimait pas trop ce royaume et avait hâte de connaitre celui des elfes encore inconnue pour elle. Se tournant de nouveau vers son interlocutrice qui avait les yeux rouge à cause des pleures elle lui demanda
    - Et si tu me parlais de ton royaume un peu ? C’est comment ? Vert je suppose ? Du haut de ma montagne, on voyait une grande forêt de verdure. C’est bien là-bas chez toi ? Je souhaite y aller pour revoir quelqu’un, un elfe tu t’en doute !

Elle lui adressa de nouveau un grand sourire. C’était maintenant à son tour de poser des questions. Cela permettrait également de changer l’atmosphère dont elle était responsable à cause de sa proposition passée. Elle s’en voulait tout de même d’avoir mis Fy dans cet état et se devait de la réconforter maintenant et de lui faire changer d’air.
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville... [Dena] [Terminé] Mar 26 Juil - 12:23

    Je hoquetais légèrement, reprenant progressivement mes esprits. J'essuyais un reste de larmes qui avait coulé le long de ma joue, redressant la tête. Je me sentais bizarre, à la fois mal parce que j'avais eu un moment de faiblesse que je n'appréciais pas vraiment, mais également soulagée, soulagée que Dena ai comprit mon problème... La guerre n'avait épargné personne, même la dragonnière avait perdu des membres sa confréries durant ce combat. Je me retournais doucement vers la jeune femme, écoutant sa drôle de question... Décrire ma forêt ? Et pourquoi cherchait-elle un elfe ? Ma curiosité piquée au vif, je penchais doucement la tête, les yeux encore légèrement rouge, fixant la jeune femme. Il me fallut quelques secondes pour rassembler mes souvenirs de la forêt, l'exercice fut assez facile et en une poignée de secondes, je me revoyais courir au travers des sentiers sinueux, sauter sur un ruisseau et continuer mon chemin comme si de rien n'était... Un sourire allègre ma gagna alors que je commençais à parler.

    - Oui oui, c'est bien notre royaume, la grande forêt jusqu'à la côté, et de l'autre côté qui touche les plaines... C'est un endroit... Magnifique ! Noya nous a offert tant de choses, et la vie grouille à chaque endroit de la forêt contrairement aux grandes villes de pierre que font les humains. Pour déranger le moins possible les autres habitants des forêts, toute nos constructions ou presque sont faites en hauteur sur les cimes des plus hauts arbres. Il y a toujours des rivières et des petits torrents non loin de nos villages, et l'endroit est tellement vaste que même moi en quatre-vingts ans je n'ai pas réussi à en faire le tour. Oh bien sur !..

    Je continuais ainsi à parler de mon royaume, évoquant de temps à autre certains souvenirs, parlant des sentiers bordés de simples que j'utilisais pour faire des tisanes et autres médicaments, j'évoquais aussi les grandes chutes d'eau qui se tissaient les unes aux autres pour former la rivière sur laquelle nous étions, je parlais également de nos lieux de cultes pour Noya et lui expliquait brièvement qui elle était... Je gardais sous silence la fontaine de jouvence, ça, seul les elfes devaient connaître son existence, mais hormis ce détail, je lui parlais de tout sans restriction ! Faune, flore et coutumes elfique, tout y passait dans un bric-à-brac absurde sans chronologie ou idée de base. Je tissais un portrait de ma nation au fil des idées qui me venait... Pendant tout mon monologue, Dena écouta, patiente, ne posant que peu de questions.

    Pendant que je parlais, je mettais mise à côté de la dragonnière au bord de la rambarde, afin de chercher l'inspiration dans le vague... Nous étions enfin rentrées dans les terres, et d'immenses étendues couvertes d'herbe s'offraient à nous. Je ne sais pas pendant combien de temps je parlais ainsi de mon pays, mais je réalisais soudainement une chose... Elle avait parlé d'un autre elfe. Qui cela pouvait-il bien être ? Je tournais lentement la tête vers la dragonnière, j'entrouvris mes lèvres, prête à lui demander de qui il pouvait bien s'agir quand soudain une voie tonitruante s'exclama non loin de nous :

    - Que font deux magnifiques donzelles telle que vous toutes seules loin des autres passagers ?

    Il était seul, mais il était armé, une épée au fourreau qui pendait le long de sa cuisse, rattaché à la boucle de sa ceinture. Je contemplais la silhouette de l'homme, plutôt grand, musculeux, pas spécialement beau ni spécialement laid, il n'en était pas moins impolis. Il semblait même relativement neutre, et le ton de sa voie résonnait comme une pure interrogation. Je me rapprochais instinctivement de Dena, lui murmurant :

    - Je le sens pas celui là, il est plus louche qu'il n'y paraît.

    Je ne mettais pas spécialement cachée, mais je mettais assurée qu'il ne puisse pas entendre se que je lui disais.

    - Et bien ? Sa complote dur ici ?
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville... [Dena] [Terminé] Ven 29 Juil - 16:50

L’elfe avait séché ses larmes et tout en se rapprochant de Dena, elle commença à expliquer et a répondre aux questions qu’elle lui avait posé. Leur royaume, leurs coutumes, leur façon de vivre, Fy semblait heureuse de parler d’eux, se remémorant probablement de bons souvenirs. On ne l’arrêtait plus dans ses révélations, jusqu’à ce que homme de l’équipage, armé, s’approche du duo en pleine discussion. Elles étaient maintenant débusquées, et cela inquiétait l’habitante des forêts, qui se rapprocha de la dragonnière pour lui dire quelques mots de méfiance. Un sourire aux lèvres, la femme aux cheveux blanc, qui était accoudée aux rebords du bateau, s’approcha alors de l’homme, très sure d’elle.
    - Figurez-vous que nous nous demandions si le bateau allait faire escale ou non à un autre port ! Et ne croyez pas que nous fuyons le reste des passagers, bien sûr que non, juste que ce point de vue est tout simplement superbe, approchez donc, vous verrez par vous-même.

Dena passa alors son bras dans le dos de l’homme pour l’accompagner vers la ou se trouvait l’elfe. Elle lui avait parlé d’une voie bien calme, à peine aguicheuse, et l’homme mordit à l’hameçon et ne posa aucune résistance.
    - Mais dites-moi, vous ne vous ennuyez pas trop sur ce bateau ? Vous devez tourner en rond non ?
    - Oh non, ne vous en faites pas pour moi. Je suis là pour faire régner l’ordre. Aujourd’hui cela semble plutôt calme… Du moins pour le moment.

Tout en disant cela il jeta un regard à Dena, comme par méfiance d’un futur coup fourré à son égard. Puis il repartie, pour faire sa ronde il disait, la seule occupation qu’il avait. Mais que pouvaient-elles bien faire sur ce bateau appart attendre ? Dena regarda son sac, elle n’avait plus grand-chose à manger. Elle regarda alors d’un air malicieux son amie, avec un petit sourire au coin des lèvres.
    - Tu n’as pas faim par hasard ? Et si on cherchait les cuisines, il doit bien y avoir quelque chose à manger sur ce rafiot tu ne penses pas ? De plus, il semblerait que l’on passe inaperçu ici, c’est plutôt encourageant, autant en profiter pour visiter, tu ne pense pas ?

Ellicia l’écoutait elle aussi, puis tel un furet, elle comment a traverser le pont du bateau de gauche a droite, jusqu’à un escalier, où elle disparut. Dena et Fy l‘avaient suivi du regard, se demandant ce qui lui arrivait. Elles la suivirent alors jusqu’à cette escalier, ou, en dessous, se trouvait une porte, entre ouverte. Ellie était forcément partie par là. Posant sa main sur l’épaule de l’elfe, à ses côté, et la regarda de nouveau.
    - A toi l’honneur !

Lui forcent un peu la main, elle insista l’elfe à avancer a à se diriger vers l’inconnue. Elle semblait bien récalcitrante et hésita longtemps. Dena la soutenant, en lui disant qu’elle se trouvait juste derrière elle en cas de problème. Ouvrant la porte en plus grand, Il faisait noir, mais on voyait une lumière de bougie au loin. Elles entrèrent alors toutes deux, discrètement. La porte se claqua alors dans leur os, leur faisant échapper un crie de surprise. Le cœur de Dena palpitait. Puis, timidement, elle appela sa dragonne.
    - Ellie ? Ellie vient ici ! Ou es-tu passé ? Ce n’est pas drôle ! Vilaine fille !

Puis une ficelle poilue se glissa entre les jambes des demoiselles, leur faisant échapper un nouveau crie de surprise. Dena n’avait pas l’habitude d’avoir peur, mais le noir avait tendance à l’angoisser, voilà pourquoi elle avait laissé Fy passer en première. Puis, la boule de poils, qui n’était autre que le dragon repartie vers le fond. Il semblerait qu’elle ait trouvé quelque chose de fort intéressant dans cette pièce.
Fy Thïena
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville... [Dena] [Terminé] Ven 29 Juil - 18:34

    Je mettais, à contrecœur, laissais entraîner dans cette cale miteuse plongée dans le ténèbres. Je ne voyais pas plus loin que le bout de mon nez, et la seul source de lumière, la petit bougie qui brûlait au fin fond de la pièce n'était pas des meilleurs augures. Pourquoi une seule bougie ? Lorsque la porte claqua dans notre dos, je poussais un cri d'effroi à l'unissons avec Dena, ma main plaquée contre mon petit cœur palpitant à 200 à l'heure. Je ne savais vraiment pas quoi faire, et l'idée de faire demi-tour le plus vite possible me paraissait être de loin la meilleur idée que n'importe qui de censé aurait eut à un moment comme celui-ci. Mais, bien loin de m'aider à me rassurer, je sentais la peur de la dragonnière dans mon dos, chose qui me terrifiait plus que tout car elle avait dis que c'était elle qui allait me protéger en cas de problème, et pas l'inverse ! Alors que je progressais comme un papillon de nuit attiré par la seule source de lumière dans les environs. Je poussai alors un nouvel hurlement d'effrois, en réponse au cri de surprise de la dragonnière râlant alors à mi-voie.

    - Jamais, plus jamais je ne suivrais cette boule de poile ! Jamais jamais jamais jamais plus !

    J'avais littéralement une boule dans l'estomac, une boule d'angoisse qui montait et descendait. En temps normal, la compagnie de la dragonnière dans cette situation aurait pu me rassurer, mais le fait qu'elle sursaute autant que moi me fit perdre mes moyens. Je sentis le dragon repartir entre mes pattes, et je l'entendis faire tomber un gobelet un peu devant moi. Je reculais légèrement, juste assez pour m'agripper aux doigts de Dena, comme pour me rassurer, et, après avoir pris une grande bouffée d'air, je me remis en marche vers l'endroit d'où Ellicia émettait un drôle de bruit, semblable à un gargouillis. Nous nous approchions à pas de loup, aux aguets, chacun de nos pas faisaient grincer le sol, et le silence pesant qui régnait dans la pièce n'était rompu que par quelques gloussements, soit du dragon, soit d'une de nous deux qui ne pouvions réprimer notre angoisse. Nous passâmes devant la bougie, et nous pûmes alors distinguer qu'elle était posée sur une table semblable à une table de salon. Je posais mes doigts contre l'ouvrage, reconnaissant sans mal l'un des arbres les plus rependue dans les sous bois humains. Un bois rigide et solide, très sombre. Je plongeais mon regard vers le sol. Un bruit étrange et continue me fit frissonner. Je ne savais pas se que sa pouvais être, et le petit dragon avait cessé de gazouiller. Le temps se figea, mes doigts serrèrent à l'extrême ceux de la dragonnière, je paniquais de plus en plus au fur et à mesure que le bruit se rapprochait...

    Et finalement, quelque chose butta contre mon pied. Je sursautai, retenant in extremis un nouveau cris qui aurait fait hurler Dena qui était au moins aussi tendue que moi. Je me penchais doucement, avalant avec difficulté, et attrapait l'objet que je n'arrivais pas à distinguer, le levant à la lueur de la chandelle.

    - Une pomme.

    Il y eut un silence. Puis j'éclatais de rire. Un rire de soulagement devant cette révélation.

    - Une simple pomme ! Sa doit être la réserve de nourriture !

    Mon rire dû être contagieux, car je vis à la lueur de la bougie, se dessinait l'ombre d'un sourire sur le visage de Dena. Enhardie par cette découverte, j'attrapais la chandelle, et avançait, à l'aveuglette vers le fond de la pièce où je pensais trouver un tonneau. Et en effet, il ne me fallut pas longtemps pour voir le tonneau remplis à ras-bord de fruits, et un grand nombre de pommes qui avaient dû être chahutées par les vagues et qui étaient tombée de parts et d'autres du tonneau. Je pris une première pomme, puis deux, et une troisième que je glissais aussitôt dans la main de la dresseuse de dragon. Une pomme en bouche, je plongeais ma main dans le tonneau, à l'aveuglette, et saisit autre chose qu'une pomme du bout des doigts.

    - Ah, y'a d'autre fruits apparemment !

    Je saisis quelque chose d'assez rigide et d'un peu froid, et le tirais faisant tomber d'autre pommes. Le petit dragon s'agita de nouveau, se faisant entendre par des piaillements de plus en plus fort.

    - Qu'est ce qui y'a Ellicia, c'est ça qui te...

    Je m'arrêtais alors glacé d'effrois. Je contemplais la chose que je tenais du bout des doigts et poussait cri d'effrois en apercevant les formes sinueuses qui se dessinaient à la lueur terne de la bougie. Je lâchai ma découverte avec horreur me reculant d'un bond. Seul mon bon sens m'ordonna de ne pas lâcher la bougie pour traverser la pièce en courant dans l'autre sens. plaquée contre la dragonnière j'haletai, glacée d’effrois, parlant d'une voie hachée.

    - D-Dena ! C'est une... Une... Une main !

    Je remontais légèrement la bougie pour dévoiler à Dena ma découverte. Une découverte pour le moins troublante... Je venais de tomber sur... Une grappe de banane.
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville... [Dena] [Terminé] Mar 2 Aoû - 0:19

Il faisait vraiment noir dans cette pièce mais l’inquiétude quitta alors les deux femmes lorsqu’elles découvrirent qu’elle était dans la réserve de nourriture du navire. Quelques pommes étaient à terre, au pied d’un gros tonneau, rempli de fruit. L’elfe s’approcha alors de celui ci et plongea sa main dedans. Dans un effroi des plus total, elle fit alors un bon en arrière, qu’avait-elle bien pu trouver dans ce tonneau. Se reculant alors, tout en bégayant, elle s’adressa à Dena. Un bras ? Elle avait trouvé un bras au beau milieu des fruits ? La dragonnière ouvrit grand les yeux. Saisissant la lampe dans la main tremblante de son amie, elle s’approcha de cette chose qu’elle avait fait tomber au sol. Son bras loin devant elle, les formes furent plus distinctes. C’était en effet long, comme des doigts, mais cela était plutôt de couleur jaune, avec des petites taches noires dessus. Sans nul doute, ce bras était en fin de compte une grappe de bananes. Se penchant pour la ramasser, Fy toujours derrière elle, elle se retourna ensuite vers elle, plaçant la lampe sous son menton, et montant les fruits au niveau de son visage. Avec une voie grave et inquiétante, elle dit
    - Tu as déjà entendu parler du meurtre dans le fond de cale d’un vieux navire ? On dit qu’on n’avait retrouvé que le bras de ce pauvre marin…

En disant cela, elle jeta alors la grappe de bananes sur l’elfe qui échappa un nouveau cri d’effroi, pansant vraiment recevoir un « bras » sur elle. La femme aux cheveux blancs éclata alors de rire et se rapprocha d’elle. Elle avait le visage crispé de terreur, les bananes dans les bras. Elle remarqua alors ce qu’elle tenait dans ses bras. Son visage tout déconfit fit encore plus rire Dena aux éclats, qui ne pouvait plus se retenir, une main sur le ventre tant elle avait mal aux abdos à force de rire. Puis, regardant l’elfe qui semblait ne pas trouver sa drôle, elle reprit alors son calme, difficilement tout de même.
    - Je suis désolé… Mais... Ta à fait une tête si hilarante ! Bref… Bon, nous pouvons manger quelque chose maintenant que nous sommes ici, tu ne crois pas ? Et si ça se trouve, on trouvera les autres morceaux du corps ! Hahaha !

Elle reparti de plus belle dans ses rires puis se dirigeât vers le fond de la pièce, reposant la lampe sur la table. Non loin se trouvait d’autres bougies qu’elle alluma. La pièce était bien plus éclairée maintenant, encore un peu sombre à certains endroits, mais on pouvait maintenant y voir plusieurs tonneaux et cageots de bois. Dena partie alors sur la gauche, puis sur la droite, saisissant une pomme et mordant un bon coup ses dents dans le fruit rond et vert. Elle continua ses recherches. Elle se retrouva alors près d’un petit coffre avec différents papiers dedans.
    - Hey Fy, viens donc voir ici. L’elfe s’approcha alors d’elle. Regarde ce que j’ai trouvé. Elle posa alors le coffre sur la table et commença à décortiquer les différents papiers. Oh regard ! Une carte d’Edonna !

En effet, la dragonnière venait de trouver une carte de leur monde et des mers qui l’entoures. D’autres cartes s’offraient alors à elle, comme les souterrains des nains, et encore une autre carte, une carte d’un monde inconnu ? Dena ne s’attarda pas plus sur ça, les pliants et les rangeant dans son petit sac de voyage. Que faisaient donc des plans comme ça sur ce petit bateau ? Le temps n’était pas à la réflexion. Après avoir avalé quelques fruits et en avoir mis dans leurs sacs, Dena ajouta
    - On devrait remonter, avant que le garde de tout a l’heure ne remarque notre absence !

L’elfe ne semblait pas contre cet avis et suivit Dena qui remonta les escaliers. La porte souvrie alors devant elles, laissant apparaitre l’ombre d’un corps devant les deux femmes qui ne voyait rien en contre-jour. C’était l’homme à l’épée qui faisait sa ronde.
    - Et bien mesdemoiselles ? Que faites-vous donc la ?
    - Nous nous sommes perdu… lui répondit-elle en récupérant l’usage de sa vue petit à petit. Nous cherchions les autres passages.
    - Oui c’est ça, payez-vous ma tête !

L’homme attrapa alors Dena par le bras pour la remonter plus vite sur le pont. Celle-ci lâchât un crie de surprise et se fit embarquer. Elle eut le temps de saisir la main de l’elfe qui se fit entrainer dans sa chute. Envoyées ensuite à distance par l’homme, il leur demanda alors ses papiers de passagers, ceux qu’elles n’avaient pas, bien entendu, car elles n’avaient rien payé pour le trajet. Les deux femmes étaient maintenant dans la panade.
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville... [Dena] [Terminé] Mar 2 Aoû - 11:21

    Je crois que je n'ai jamais autant détesté un fruit... Enfin, quoiqu'il en soit, et malgré les blagues de mauvais goût de la dragonnière je ravalais ma honte, posant les bananes qu'elle m'avait jeté dans les bras quelques instants auparavant, je levais un sourcil quand elle me parla d'une carte qu'elle avait trouvé. Ma curiosité piqué au vif, je m'approchais doucement de Dena qui était déjà en train de glisser dans tout son bric à brac les deux cartes d'Edonna qu'elle avait trouvé. Je me demandais si ces cartes étaient vraiment fiable, car je ne reconnaissais rien de commun sur la seconde carte. J'acquiesçais à sa remarque avant d'attraper moi aussi une pomme que je gardais dans ma main, avant de me jeter sur les talons de la jeune femme aux cheveux blancs qui étaient partie en direction de la porte d'un pas déterminé. La voie grave de l'homme me figea sur place, je n'osais pas bouger, me disant que ma compagne de route trouverait bien une nouvelle ruse pour nous permettre de nous échapper ! Enfin... Je l'espérais, et mes espoirs tombèrent à néant quand je sentis la main de la dragonnière se refermer sur poignet par réflexe alors que l'homme nous tirait sans ménagement en dehors de la cabine.

    Pendant un long moment, l'homme nous dévisagea, longuement. Dans son dos je vis le petit dragon passer la porte, et courir en ondulant jusqu'à Dena qui se tenait juste à côté de moi. Le garde, la main sur la poignet de son épée semblait attendre que nous sortions un... 'titre d'embarcation' se que je ne compris absolument pas, et mon visage étonné sembla éveiller le doute en lui. Je dû blêmirent à vu d'œil car il réitéra sa question en fixant d'un air dépréciateur. Je déglutis avec difficulté, et marmonnais quelque chose que même moi je ne compris pas. Sa grosse bouille s'avança de moi, et dans un grand 'Hein ?' singulier, il m'intima l'ordre de répéter. Je vis la dragonnière ramasser son dragon, puis mes yeux se perdirent sur l'étendu d'herbe verte qui se dressait à perte de vue derrière la rambarde... Le garde me héla pour me rappeler à l'ordre.

    - Tu vas me les donner tes foutus papier ?! Ou je te jette par dessus bord !

    Je ne sais pas se qui me pris à cet instant... Prise de panique, je lui mis un coup de pomme, que je tenais toujours fermement au creux de ma main, dans la mâchoire, se qui lui arracha un râle de douleur. Je le vis tituber légèrement, et déjà je saisissais la main de la dragonnière.

    - Allons nous en !

    Sans ménagement je la tirais par le poignet, et l'entrainait vers un escalier qui menait sur le pont. Décidément on ne s'arrêtait jamais de courir avec cette dragonnière ! J'entendais ses pas dans mon dos, et le garde qui nous poursuivait, un hématome apparaissant déjà à la base de sa mâchoire.

    - Mais qu'est ce que je fais ?..

    Je me ruais en tirant toujours Dena par le bras, et ouvrit une porte à la volé, avant de m'engouffrer dans la pièce. Je claquais la porte avec force, et posais ma main non loin d'un loquet coulissant, que je fis glisser à moitié. Le garde frappa avec force contre la porte alors que j'étais en train de la verrouiller... Par chance, la tige de métal était suffisamment enfoncée dans l'autre partie métallique, et la porte ne céda pas. Haletante, je pris enfin le temps de regarder où nous nous trouvions. C'était un grand couloirs avec de très nombreuse portes qui s'offraient à nous. Probablement l'aile des dortoirs... Par chance, l'endroit semblait désert... Ou tout du moins, le bruit n'avait alarmé personne. Je regardais la dragonnière.

    - Et on fait quoi maintenant ?!

    Plusieurs choix s'offraient à nous, nous pouvions nous cacher et prier pour qu'il ne nous trouve pas, ou tenter de fuir par une des fenêtre d'une des cabines de présente dans le couloir.

    - Je... Mais pourquoi est-ce que je l'ai frappé ?

    Je constatais alors que je n'avais pas arrangé notre situation en agissant ainsi. Certes nous avions gagné du temps, mais maintenant, nous étions bloquées au milieu des chambres des passagers. Je regardais Dena d'un air suppliant, espérant qu'elle aurait une idée...
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville... [Dena] [Terminé] Ven 5 Aoû - 0:37

Dena fut surprise par l’agressivité de l’homme mais ce qui la surprit encore plus était l’attitude de l’elfe à l’égard de ce dernier. Le fait de fréquenter la dragonnière semblait avoir affecté l’elfe qui était devenue plus turbulente qu’avant. Et les revoilà toutes deux partie dans une course poursuite avec, ce garde, ce coup-ci. L’elfe se dirigeât alors vers une nouvelle porte et les deux femmes s’engouffrèrent dans cet endroit inconnu. La porte claqua alors juste derrière la femme aux cheveux blancs, et Fy s’empressa de tirer le verrou de la porte que l’homme commença à tambouriner, en lâchant des injures et des menaces. Elles étaient maintenant dans un grand couloir, avec plusieurs portes closes de part et d’autre. Au bout, il y avait un petit salon avec quelques fenêtres pour laisser entrer la lumière du jour. Les deux amies partirent alors dans cette allée. Qu’allaient-elles bien pouvoir faire maintenant, enfermées dans ce coin restreint ? Si ça se trouve, des voyageurs vont sortir de cabine avec le bouquant qu’il venait de se produire, et iraient ouvrir la porte que l’elfe à eut tant de mal à fermer à cause de l’autre brute qui se trouve encore derrière à l’heure actuelle. Dena se retourna alors, et regarda l’habitante des forêts qui semblait culpabiliser de ses gestes.
    - Allez, ne t’en fait pas ! Il a déjà dû en voir d’autres ! Vien donc par ici…

Dena se dirigeât alors vers le petit salon. Il n’y avait là qu’une table et deux chaises. Saisissant l’une d’entre elles, la dragonnière frappa alors un grand coup dans une vitre qui se brisa. Là ressurgie Ellie qui n’avait pas été assez rapide pour les suivre dans cette course poursuite. La dragonne était donc restée sur le pont et avait rejoint les deux femmes en s’agrippant au bois extérieur du navire avec ses petites griffes. Elle ne rentra pas pour autant dans le petit salon où se trouvaient les deux jeunes femmes, mais semblait plutôt vouloir les inciter à la suivre à l’extérieur du navire. Dena passa alors sa tête en dehors de la fenêtre pour pouvoir regarder l’extérieur. Voilà déjà plusieurs heures qu’elles étaient partie de la cité portuaire, et le royaume des dragonniers ne devait plus être très loin. Elle reconnue ses montagnes cachées derrière les vallées. Elle se retourna de nouveau vers l’elfe qui surveillait la porte. L’homme semblait s’être enfin calmé.
    - Bon… J’ai bien une idée pour nous en sortir, mais je ne sais pas si tu voudras bien me suivre sans discuter… On va sauter du navire et finir à pied. Qu’en penses-tu ?

L’elfe la regarda alors avec de grands yeux. Et oui, encore une idée farfelue venant de la part de la dragonnière. Mais il fallait qu’elle se décide et vite. Le garde recommença alors à frapper dans la porte, avec beaucoup plus de force et de conviction. Ils étaient maintenant plusieurs derrière et semblaient avoir pris quelque chose de bien plus solide qu’une épaule pour enfoncer la porte. Les deux femmes regardèrent alors dans la direction de la porte qui commençait à se craquer de part et d’autres. Elle n’allait pas tarder à céder et se retrouver dans le même état que la vitre.
    - Bon, tu te décides oui ou zut ? Si tu restes ici, je ne veux même pas imaginer ce qu’ils te feront subir !

Dena se mit alors à enjamber la fenêtre pour rejoindre Ellicia, et se retourna une nouvelle fois vers l’elfe, pour ainsi savoir qu’elle décision elle avait prise. Elle ne tarda pas à comprendre. Après tout, elles étaient toutes deux dans les mêmes galères depuis le début, alors ce n’est pas maintenant que ça allait se finir.
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville... [Dena] [Terminé] Mar 9 Aoû - 11:44


    Je regardais la porte qui semblait se fragiliser à chaque choc, et chaque fois qu’un bruit sourd se faisait entendre, des éclats de bois volaient dans la pièce. Je sursautais lorsqu’un éclat de bois atterrit à mes pieds, et que je vis filtrer la lumière, bien vite masqué par l’œil d’un soldat qui s’écria ‘Elles sont là !’ … en même temps où voulait-il que nous soyons ? J’entraperçu le bélier improvisé avec lequel les gardes frappaient contre la porte, avec un acharnement digne des guerriers les plus brutaux ! Je détournais rapidement les talons, regardant la dragonnière passer par la fenêtre comme si de rien n’était, se préparant mentalement pour le grand saut. J’arrivais non loin de la fenêtre, jetant un ultime coup d’œil vers la porte qui avait quasiment déjà cédé, le bras de l’un des gardes cherchant à tâtons le verrou.

    - Dépêches toi Dena, on a vraiment plus le temps là !

    J’eu à peine le temps de terminer ma phrase que déjà je la lumière de l’extérieur m’éblouis, la silhouette de la jeune femme aux cheveux blancs ne cachant plus l’entrebâillement. Ni une, ni deux, je grimpais sur la chaise, et m’hissais avec souplesse au sommet du rebord sans la moindre difficulté. La silhouette de Dena m’apparaissait en contrebas alors que cette dernière commençait à rejoindre à la nage la rive. Je détournais la tête, et vis que la porte venait de s’ouvrir, plusieurs gardes entrant dans la pièce, à grand renfort de bruit et d’interpellations. Je les fixais un instant, puis, après leur avoir tiré la langue comme une gamine, je me laissais tomber en arrière dans l’eau. Je vis d’ailleurs que, juste après ma chute, l’un des gardes avait jeté son épée par la fenêtre et que si j’avais sauté quelques secondes après, je me la serais probablement prise de plein fouet… Enfin, je n’en étais plus là !

    Je chutais dans l’eau dans un ‘plouf’ sonore. Je restais un instant sous l’eau, la surface trouble me laissant entrapercevoir les silhouettes des gardes qui guettaient l’instant où je remontrais à la surface. Je souriais intérieurement… Il n’était pas question de leur laisser ce plaisir, je me laissais couler, et commençais à nager sous l’eau vers là où se trouver Dena, qui avait déjà dû rejoindre la rive depuis le temps. Je vis en contrebas la fameuse épée qui avait failli me transpercer de part en part, et me dirigeais vers elle. J’agrippais le pommeau et constatais qu’elle était bien lourde, et que j’aurais du mal à la remonter sans m’épuiser… Je repris donc ma nage, constatant que je n’allais pas tarder à manquer d’air. La coque du navire c’était déjà bien éloigné, et le lourd bateau en bois n’allait pas arrêter sa course pour deux fugitives, aussi, je remontais à la surface, les cheveux plaqués contre le front.

    Les gardes m’observaient de loin. Je devais être trop loin pour qu’ils tentent de me flécher avec leurs arcs, ou trop insignifiante. Quoiqu’il en soit, je posais mes mains sur la surface l’eau, et rencontrant une résistance, je me hissais sur la surface de l’eau comme si c’était une rive quelconque sous le regard incrédule des hommes qui me guettaient. Dans une ultime provocation, j’ôtais la couronne de cornes qui me couvraient la tête, révélant une paire d’oreilles pointues qui firent hurler les gardes, autant de colère et de dégout que si j’avais été un monstre. Je souriais. Un sourire amer, emplit de satisfaction, et de dégout face à cette race primitive qui hurlait comme des singes. Je tournais les talons, et me mis à courir sur la surface de l’eau, mieux valait ne pas trop utiliser ma magie inutilement. J’atteignis la surface rapidement, encore trempée des pieds jusqu’à la pointe des oreilles, la couronne sous le bras, cherchant du regard la dragonnière. Je fini par la repérer, non loin du bord de l’eau, et courue jusqu’à elle.

    - Dena ! Tu vas bien ?

    Ce furent les seuls mots qui parvinrent à sortir de ma bouche alors que je me rendais moi-même compte que j’avais de plus en plus de mal à récupérer. Je fatiguais à vue d’œil, et il était grand temps que nous retrouvions le calme.

    - Oh ! Les cartes !

    Je réalisais alors que nous avions plongé malgré l’obtention d’une carte toute neuve ! Je me demandais dans quel état nous allions la retrouver. Je remarquais aussi que, étrangement, je mettais inquiété pour une dragonnière. Probablement inutilement, mais tout de même, je ne pensais qu'un jour une telle chose aurait pu m'arriver. J'eus comme un moment de flottement à ce moment là... J'étais... Troublée. Troublée de m'inquiéter pour cette femme.
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville... [Dena] [Terminé] Mar 9 Aoû - 22:33

Fy ne tarda pas à rejoindre la dragonnière qui sauta alors du bateau et plongea dans l’eau avant de nager jusqu’au rivage. Une fois sur la terre ferme, elle s’allongea alors sur le dos, de tout son long, comme pour reprendre des forces. Glissant ses doigts dans l’herbe fraiche qu’elle venait de mouiller, elle entendit alors l’elfe venir à elle. Elle s’inquiétait pour elle ? Oui, elle allait bien. Tout en haletant, elle lui sourit pour la rassurer accompagné d’un hochement de tête. L’elfe s’effondra alors à genoux aux côtés de la femme aux cheveux blancs. Puis, elle s’exclamât en repensant aux deux cartes. Dena ouvrit alors de grands yeux et se redressa, s’empressant de regarder dans son sac. Pendant ce temps, Ellicia arriva à son tour sur le rivage. Elle aussi avait dû se jeter à l’eau et nager pour s’en sortir. Elle s’ébroua alors, cela hérissant son poil, puis elle s’approcha des deux femmes. Dena retrouva les deux morceaux de papier et les déplia. Ils ne semblaient pas être abimé, juste humidifier, mais cela allé sécher vite d’après la dragonnière. Le papier semblait de très bonne qualité. Elle regarda la carte d’Edonna de plus près et évalua leur position, en regardant autour d’elles.
    - Je pense que nous sommes par ici ! Si l’on continue vers le nord, on pourra longer les montagnes et arriver aux royaumes des elfes ! J’espère que cet itinéraire te convient !

Dena roula les deux cartes et les rangea de nouveau dans son sac, puis elle se releva. Elle tendit sa main vers l’elfe pour l’aider à se relever et à reprendre la route. Par chance, il faisait beau, leurs vêtements allaient vite sécher. Elles reprirent alors la route. La lune n’allait pas tarder à se montrer à l’horizon et à pousser le soleil à sa cacher pour lui laisser place.
    - Nous devrions nous trouver un endroit pour la nuit. Si mes souvenirs sont bons, il y a des grottes au pied des montagnes pour nous abriter. On devrait pouvoir y arriver avant la nuit si l’on ne s’arrête pas.

L’elfe ne semblait pas rassuré de se trouver sur le territoire des dragonniers, mais maintenant, que pouvait-elle bien faire d’autre que de suivre la dragonnière ? Pour Dena, c’était un retour aux sources. Autour d’elles, le paysage avait changé. Elles étaient maintenant entourées de collines verdoyantes et n’étaient plus loin des montagnes enneigées. Le froid se faisait déjà sentir et une première grotte apparut devant les deux jeunes femmes et le lézard.
    - Bon, j’espère maintenant qu’elle n’est pas habitée par un ours !

La jeune femme rigola alors après avoir sorti cette bêtise, pour inquiéter l’elfe. Mais elles n’avaient rien à craindre, les ourses sont très rares, et on n’en a encore jamais trouvé dans ces grottes la, trop petites pour les bêtes. Elles y passèrent alors la nuit, près d’un feu de camps avant de reprendre la route le lendemain matin.
THE END
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Quand on arrive en ville... [Dena] [Terminé]

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