Edonna
<div style="backgroundimage: url(https://redcdn.net/ihimizer/img6/2513/fontcadreconnection.png);">
Bienvenu sur Edonna cher invité !

Le forum est tout nouveau !
En effet, il a ouvert ses portes le 4 juin 2011
Nous somme à la recherche active de membres.

En résumé, Edonna - La guerre des clans s'est :
  • Un forum rpg fantastique heroïque proposant aux membres des intrigues pour avancer dans l'histoire.
  • Un bon niveau de RP : nous demandons 15 à 20 lignes minimum ! Ce forum n'est pas ouvert à tous, on y demande donc un très bon niveau de rp, mais aussi d'orthographe, d'expression et de compréhension écrite et du vocabulaire! Ce n'est pas un forum fait pour les débutants !
  • Les avatars doivent faire obligatoirement 200 x 400 et doivent être de type manga ou image de synthèse.
  • Nous demandons un âge minimum de 14 ans pour s’inscrire : et oui, car avant 14 ans, je ne vois pas quel est l’intérêt d’être sur internet !


Sur ce je vous laisse entrer sur le forum Edonna – La guerre des clans
et vous souhaite une bonne visite en espérant que vous vous y inscrirez !
</div>



 
AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez|

Cueillette miraculeuse ! [Kaylla]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Kel Ezass
avatar
Ombre argentée


Messages : 80
Date de naissance : 22/04/1991
Date d'inscription : 26/07/2011
Age : 27
Age du personnage : 28 années !
MessageSujet: Cueillette miraculeuse ! [Kaylla] Mar 2 Aoû - 12:44

J'avais suivis la rivière ouest jusqu'à arriver à en plein milieu des plaines des bestiaires. Cela faisait tellement longtemps que je n'étais pas venu ici... Depuis la dernière fois où j'avais du cueillir des lunëaas pour l'une des mes décoctions contre mes tremblements, il y a plusieurs années de cela auparavant. Emmitouflé dans ma cape de voyage, je sortis prudemment de la faille de mon rocher, où je me trouvais depuis plusieurs heures, afin de guetter une éventuel présence ennemie, mais à part quelques petits animaux sauvages, il n'y avais rien de bien suspect. Je glissais en dehors de la crevasse, et me mis immédiatement au niveau des hautes herbes qui se perdaient à perte de vue, marchant à demi-plié, essayant de faire le moins de bruit possible, guettant le sol à la recherche des fleurs relativement rare que l'on ne trouvait que dans ces contrés reculées... Du moins à ma connaissance. Il me fallut une dizaine de minutes d'errance pour trouver se que je cherchais... Je regrettais que beaucoup de prédateurs et de bestiaires profitent de la nuit pour chasser, se qui m'avait obligé à voyager de jour pour éviter le plus de rencontre possible. Enfin tout ça, c'était pendant mon voyage...

Je me penchais au dessus de la petit fleur qui se tenait à mes pieds, dagues en main, et coupais délicatement la fleur, au milieu de la tige, avant de la glisser dans ma besace. Je redressais légèrement la tête, guettant la steppe à un endroit où la végétation était moins dense, mais je ne vis rien de suspect... Aussi, je me rebaissais, et continuais ma fouille. Par deux fois, je fis détaler des rongeur en écartant un tas d'herbe sèche, et je fis également la rencontre d'un serpent qui me fixa longuement... Il se redressa lorsque je m'approchais de lui, sifflant légèrement, sa langue fourchue s'agitant entre ses lèvres. Je pris un profonde inspiration, et tendis légèrement ma main dans sa direction, pour me mettre à l'extrémité de sa porté. Il ne bougea pas, se contentant de ma jauger. Mon autre main, toujours armée d'une dague attendait l'instant fatidique où je devrais li trancher la tête. Je refermais soudainement ma main, et le serpent, prit par surprise, se jeta avec une vitesse fulgurante vers mon poing fermé. J'écartais par réflexe ma main, ses crocs se prenant à l'extrémité du tissu de ma mitaine, et dans un sursaut, j'abattis ma dague sur le reptile qui s'immobilisa, raide mort.

Je me laissais tomber sur les fesses. Je n'aimais pas trop ce genre de rencontre, et bien que je sache parfaitement y faire avec ces bêtes là, je n'avais rien pris contre la fatigue qui me tenaillait depuis plusieurs jour. Je regardais ma main trembler, mes doigts se déplièrent doucement, jusqu'à lâcher la dague qui tomba dans la brousse à mes pieds. Je soupirais, prenant de longues respirations... Il me fallut une poignet de minute juste pour que mes tremblements s'arrêtent, mais la fatigue était encore bien présente. J'attrapais le corps inerte du reptile, le glissant dans la poche de ma besace, en me promettant de le faire frire plus tard.

Je ramassais mes affaires et me redressais, prêt à reprendre la route, mais, alors que je me levais, j'entendis un bruissement, un simple bruissement imperceptible... Du tissu. Et pas le miens, j'en étais sur. Il y avait quelqu'un d'autre ici, sans aucun doute un bestiaire qui m'avait aperçu au loin... J'étais tellement resté focalisé sur le serpent que je n'avais rien vu venir, et maintenant, je me retrouvais dans une mauvaise posture. Je soupirais. Je n'étais pas en état de combattre un gros morceau, et je me surpris à espérer que ce ne soit pas un guerrier de cette peuplade primitive... Si tel était le cas, j'allais probablement passer un mauvais quart d'heure. Je détournais la tête, essayant de suivre de l'oreille les bruissements autour de moi.

- Je ne vous vois pas, mais je sais que vous êtes là...


Dernière édition par Kel Ezass le Mer 3 Aoû - 13:04, édité 1 fois
Kaylla Firaï
avatar


Messages : 49
Date d'inscription : 21/07/2011
Age du personnage : 29 ans
MessageSujet: Re: Cueillette miraculeuse ! [Kaylla] Mar 2 Aoû - 16:48

Ce matin avait été comme les autres : tranquille, paisible, plein de sourires et d'éclats de rire. J'étais passée de d'habitations en habitations, m'arrêtant pour discuter à chaque fois que c'était possible, prenant des nouvelles de toutes les personnes que je croisais. J'avais même aidé deux petites hirondelles jumelles à retrouver leur chemin, jusqu'à la maison familiale. Le sourire aux lèvres toute la matinée, c'était heureuse et soulagée de voir le peuple Bestiaire si bien que je rentrais chez moi.
Une personne extérieure n'aurait jamais deviné dans quel état était le Royaume, et les autres étaient dans le même cas que celui-ci. La guerre gâchait tout : la Nature - qui était d'ailleurs ce pourquoi nous nous battions - les âmes, les corps, le temps, les forces ... La liste était longue. Même très, et elle l'est toujours. Les choses comme ça ne changent pas. Néanmoins, il fallait faire avec, mettre une façade remplie de sourires -autant sincères que menteurs- et croire à une future paix. Ce que je réussissais plutôt bien, à vrai dire. Je n'aimais pas me battre, pour une multitudes de raisons fondées. Et ça n'avais jamais rien apporté. Malheureusement, d'autres races ou tout simplement d'autres bestiaires n'étaient pas d'accord avec moi et la guerre avait éclaté, le tout pour des "trésors de la nature" que seuls certains nains avaient vu. Aberrant. J'aurais bien aimé être étrangère à tout cela, mais les Humains et Dragonniers avaient commencer à détruire une des choses des plus précieuses pour nous, Bestiaires, la Nature. Pour un trésor sans aucune preuves d’existence. Et je devais bien avouer que je ne comprenais pas les Dragonniers qui viennent, comme nous, de moitié de la nature. J'y avais de nouveau réfléchis l'heure de midi, essayant de trouver ne solution qui n'existait pas. Ou plutôt qui ne se montrait pas.
Voulant me changer les idées et reprendre ma vieille habitudes, je m'étais dirigée vers la brousse, échappant à la surveillance de ceux qui voulait me garder en sécurité. Marchant doucement dans les hautes herbes pour ne pas effrayer leurs habitants, j'essayais d’appeler comme d'habitude mon animal consanguin, comme un vieil exercice qui me maintiendrais en forme. J'avais peu d'espoir qu'il vienne puisqu'un lion était apparu pas plus tard que la semaine dernière mais j'espérais toujours voir sa crinière flamboyante arriver par le nord, depuis le territoire des Elfes. Observant l'horizon quelques instants, je me décidais à marcher silencieusement, comme habituellement, essayant de ne faire plus qu'une avec la brousse. Je me dirigeais vers le champ de lunëaas que j'avais remarqué plus petite, aimant beaucoup cet endroit où l'on pouvait se reposer sur des rochers pour observer le coucher de soleil puis les petites taches de lumières emprisonnées dans les fleurs avant de les voir s'envoler. J'avais souvent été témoin de ces magnifiques instants, accompagné de mon mari. Que de souvenirs ...
Je sentais ce qui devait être un rat des champs sur ma gauche, suivit de quelque chose de plus gros vers ma droite. Un serpent, sûrement. N'y prêtant pas attention, je continuais ma marche vers la plaine, droit vers le royaume des Humains, lorsque je sentis la présence de quelque chose d'autre, et ce n'était pas un animal, cette fois. Ça n'en avait pas l'odeur. Les hautes herbes me cachait presque entièrement et ma robe brune et jaune pâle achevait de me faire fondre dans le paysage. Fléchissant un peu les genoux, je me plaçais de telle sorte à ce que je vois ce qui se passait sans que l'autre ne me vois, bougeant les herbes au gré du vent qui se levait. Quand j'eu une vision qui me satisfaisait, je vis ce qui semblait être un homme assis. Des tremblements secouaient son corps, comme s'il avait été malade. L'observant sans bouger, je vis à son côté un cadavre de serpent, celui que j'avais sans doute identifié avant. Il s'était doucement relevé et, alors que je relevais, il me parla.
    - Je ne vous vois pas, mais je sais que vous êtes là...
Prenant une grande inspiration, j'écartais de mes mains les herbes pour devenir visible à ses yeux. Je ne voyais pas l'importance de me cacher, il avait en plus besoin d'aide. Je connaissais par coeur mon Royaume, que ce soit ses plantes, ses animaux, ses habitants ou ses lieux et j'aurais sûrement de quoi le soigner.
Le fixant de mes pupilles verticales, je m'approchais doucement jusqu'à environ un mètre avant de me mettre à genou en soulevant ma robe pour ne pas la salir. Je ne souriais pas, pour une fois, ça risquait de l'inquiéter plus que de le rassurer. Prenant une voix douce, j'essayais au moins de le mettre en confiance, bien que le fait que ce soit un humain n'arrange rien.
    - Autorisez-vous mes mains à vous soigner ? Il me semble bien que vous en ayez besoin.
J'avoue ne jamais avoir penser que j'aiderai un jour un Humain, même si la race m'importait peu. J'étais plutôt focalisée sur le caractère de la personne en face, qu'elle soit un elfe, un bestiaire, un dragonnier ou un humain. Le contact passait évidement plus facilement avec mes alliés ou mon peuple mais, comme on dit, il ne faut pas se fier aux apparences. Levant ma tête vers ses yeux, j'attendais patiemment sa réponse, essayant de le convaincre de me laisser faire grâce à mon regard.
Kel Ezass
avatar
Ombre argentée


Messages : 80
Date de naissance : 22/04/1991
Date d'inscription : 26/07/2011
Age : 27
Age du personnage : 28 années !
MessageSujet: Re: Cueillette miraculeuse ! [Kaylla] Mer 3 Aoû - 15:10

Je vis apparaître, se glissant d’entre les hautes herbes, une apparition pour le moins surprenante. J’avais vu beaucoup de bestiaire lors de mes ‘voyages’ et à chaque fois, jusqu’à présent, j’avais pu définir quel était leur animal consanguin, d’un simple coup d’œil, mais là, malgré les indices que je relevais, je ne parvenais pas à savoir. Des yeux de félin étaient le principal élément sur lequel j’appuyais mes déductions, mais, pour le reste, je n’arrivais pas à savoir. Mes yeux parcoururent rapidement le corps de la femme qui se tenait en face de moi, mais aucune musculature marquée ne s’affichait sur ce corps fin. Je me sentais soulagé, ce n’était pas un garde, et encore moins un soldat brute de décoffrage qui m’aurait attaqué avant de connaître mes motivations. Mais il n’en demeurait pas moins qu’il s’agissait d’une bestiaire, je ne le perdais pas de vu.

A sa remarque, je restais un instant silencieux, pesant rapidement le pour et le contre… que pouvait-elle m’apporter ? Et quels étaient les risques que j’encourais à accepter cette aide improbable ? Finalement, j’hochais doucement la tête en signe d’acceptation, non pas que j’acceptais son aide, pas encore, mais au moins, j’étais presque sûr qu’elle ne me voulait pas de mal. Je me détendis autant que je le pouvais, je sentis mes muscles à deux doigts de lâché sous mon poids. Je fermais un instant les yeux, avant de les rouvrir en regardant les yeux de la jeune femme qui se tenait face à moi.

- Ce n’est pas grand-chose… Un peu de fatigue, le serpent n’a pas réussi à me mordre.

Je me redressais, l’arrière des muscles de mes jambes me faisant un mal de chien à force d’être accroupis. Je regardais mon interlocutrice, mes traits probablement empreint de méfiance, mes nerfs à vifs, mes doigts s’agitant légèrement comme-ci je cherchais quelque chose à quoi m’agripper de peur de m’écrouler de fatigue. Je n’arrivais pas à lui faire confiance, c’était plus fort que moi.

- J’imagine… Que ma présence doit vous paraître étrange.

Je repris un peu de poil de la bête, tout du moins, je retrouvais un peu d’aplomb, ma crise passé s’éloignant emportant son surplus de fatigue petit à petit. Reprendre la route le plus tôt possible restait mon principale objectif, j’avais ce qu’il me fallait, je n’avais plus rien à faire en territoire ennemis, et encore moins dans l’état dans lequel je me trouvais. Je passais négligemment ma main contre mon front, épongeant un peu de sueur, provoqué par une faible montée de température, et l’appréhension qui me tiraillait à présent, m’intimant l’ordre de partir d’un côté, m’ordonnant de me reposer de l’autre. Je n’étais pas très loin de ma limite, je ne le savais que trop bien… le choix le plus judicieux consistait à utiliser mes dernière force pour faire infuser un peu de lunëaas que je venais de récolter, histoire de me remettre suffisamment en aplomb pour quitter cet endroit.

- Je ne compte pas rester plus longtemps sur ces terres. Je cherche juste un point d’eau, et dès que j’aurais renouvelé mes provisions en eau, je partirais.

Ce petit mensonge improvisé sortie de mes lèvres presque à mon insu. Et encore, il n’était pas spécialement incorrect, je ne faisais que broder un peu. Il me restait encore une après-midi entière pour trouver de l’eau et rebrousser chemin. Dès que je serais proche des frontières humaines, je pourrais de nouveau voyager de nuit sans craint et regagner un lieu plus sûr, tout en ayant fait assez récupéré pour me trouver un contrat. Un plan presque sans faille… Je soupirais, vacillant légèrement, mais restant debout malgré tout.

- Pourriez-vous m’indiquer un point d’eau potable ?
Kaylla Firaï
avatar


Messages : 49
Date d'inscription : 21/07/2011
Age du personnage : 29 ans
MessageSujet: Re: Cueillette miraculeuse ! [Kaylla] Mer 3 Aoû - 17:06

L'humain devait avoir mon âge à peu près, malgré des cheveux en bataille déjà gris, ou plutôt argenté. Sa peau brune aurait fait penser à quelqu'un du désert, en plus de ses yeux jaunes de serpent qui fendait l'air telle une flèche. Ses habits étaient pleins de terre et en mauvais état d'après ce que j'avais vu, mais peu importait. Ce qui était important, c'était sa réponse. Un silence s'était d'abord établi, comme s'il était indécis.
Continuant à le fixer, j'espérais vraiment qu'il se laisse faire. Bien évidemment, cela devait être assez dur puisque nous étions ennemis, dans les grandes règles. Le vent recommençait à souffler, faisant balancer les herbes autant que ma longue chevelure brune, qui touchait presque le sol. Il prit la parole, me disant qu'il était juste fatigué, que rien ne lui avait fait de mal. J'avais vu ses tremblements et je savais très bien qu'il mentait. Après, ce qu'il avait, je l'ignorais encore. Seul une observation aurait pu me livrer cette information puisqu'il n'y avait aucun signe évidents, à part les tremblements auparavant apparus. Je continuais à le fixer, cette fois-ci en souriant, voulant faire passer le message. Je ne le croyais pas.
Se relevant difficilement, il me reparla, méfiant. C'était prévisible, tellement. J'étais une Bestiaire, il ne voulait pas de mon aide. S'il savait que j'étais Kaylla ... Ses muscles tremblèrent sous l'effort, peut-être était-il fiévreux ou mort de fatigue. Dans les deux cas, je ne pouvais le laisser partir. Ayant déjà pris ma décision, j'essayais déjà de réfléchir à comment me permettre de le soigner.
    - J’imagine… Que ma présence doit vous paraître étrange.
Je ris doucement, voire même sourdement. Oui, elle m'intriguait, sa présence. Mais peu m'importait, chacun avait ses raisons et peut-être ne se serait-il pas dévoilé si je lui avait demandé. Lui laissant la liberté de me raconter, je lui répondis par une phrase qui avait un air joyeux, mais pas trop.
    - En effet, mais la brousse est tellement agréable par une après-midi ensoleillée...
Ma phrase avait peut-être l'air enfantine, mais seul comptait le fait que je voulais le rassurer. Je sentais timidement des secousses, dans le sol, rapide et régulières, sûrement son coeur. Il battait vite, trop rapidement, même. Me relevant à mon tour et gardant la colonne vertébrale bien droite, je laissais un de mes coins de bouche se tordre vers le haut, tout en le regardant. Il ne pensait qu'à partir de ce Royaume et sûrement de retourner dans le sien, de l'autre côté de la frontière ouest. Faisais-je donc si peur ? Joignant les mains, il parla encore. Les humains parlaient toujours trop. Mais là, ça m'arrangeais plutôt. Plus il parlait, plus je pourrai le retenir.
Au moins, il était honnête sur la première partie de sa phrase : il voulait partir d'ici au plus vite. La suite était sûrement un mensonge total, mais il cherchait "apparemment" une source d'eau, tout en me demandant de lui en indiquer une. Il me demandait une faveur. J'avais deux choix qui s'offraient à moi -en accord avec ma promesse de le remettre sur pieds. Soit je faisais un chantage en lui disant que je lui montrerai l'eau une fois soigner, soit je l'emmenais au village -comme point d'eau- et je l'obligeait à se faire soigner là-bas. Répugnant la seconde, je me penchais sur la première.
    - Je t'amènerai près d'une source si tu me laisse te soigner. Ce n'est pas simplement de la fatigue, ça se voit.
Me rapprochant de lui, je le priais silencieusement de me laisser faire, moi qui connaissais ce Royaume par coeur, et bien plus encore. Il était tendu et je le sentais, mais j'avais bien l'intention de l'aider, quitte à l’assommer en pincant la jugulaire qui se présentait juste face à moi. C'aurait été si facile.
Il m'intriguait vraiment. Des questions montaient déjà dans mon esprit, mais les poser n’aurait fait que l'inquiéter. Qui était-il, que venait-il faire ici, pourquoi était-il dans cet état ... Pourquoi ne me laissait-il pas le soigner, aussi. Même si la réponse semblait transparente, je voulais l'entendre de sa bouche. On a des fois bien des surprises.
Kel Ezass
avatar
Ombre argentée


Messages : 80
Date de naissance : 22/04/1991
Date d'inscription : 26/07/2011
Age : 27
Age du personnage : 28 années !
MessageSujet: Re: Cueillette miraculeuse ! [Kaylla] Jeu 4 Aoû - 15:47

Un léger agacement me gagna. Ce petit chantage que venais de me lancer la bestiaire m’agaçait au plus haut point, néanmoins, je ne voyais pas trop comment me tirer de ce faux pas. Partir seul à la recherche d’une source d’eau était très risqué vu mon état, de plus sans guide, cela pourrait me prendre beaucoup plus de temps que je n’en disposais. Je soupirais, secouant légèrement la tête… Je reculais d’un pas lorsque je la vis s’approcher, une bête réflexe professionnelle. Je cherchais toujours à garder une distance suffisante entre une menace quelconque et moi. Plus j’avais de temps, plus je pouvais réfléchir et tenter de retourner la situation à mon avantage. Enfin, ça c’était quand j’étais dans mon élément de prédilection, dans la ville, avec ces ruelles étroites, ses toits…. Pas une saloperie de plaine à perte de vue sans la moindre zone d’ombre où me dissimuler…

- Ai-je vraiment le choix ?

Je me demandais si elle pensait vraiment pouvoir me soigner… Je me doutais bien que non, elle constaterait bien vite que mon corps, malgré un entrainement régulier, se dégradait de l’intérieur, et ça, personne ne pouvait rien y faire… A part peut être un quelconque mage blanc surdoué où un médecin elfique de haute renommé. L’un comme l’autre, ces choix ne plaisaient pas. Je regardais mon interlocutrice, me demandant ce qu’elle s’apprêtait à essayer de faire. L’idée de me faire occulter par une bestiaire, que je savais peu avancé technologiquement, me paraissait n’être qu’une perte de temps, cependant, je devais absolument trouver de l’eau dans les plus brefs délais. Une fois que je me serais soigné, je pourrais non seulement reprendre la route, mais aussi me débarrasser sans trop de mal de la bestiaire, surtout si j’endormais sa confiance. Je restais complètement neutre malgré les pensées qui fusaient à la vitesse de l’éclair dans mon esprit.

- Qu’est-ce que vous comptez faire si ce n’est pas indiscret ?

La curiosité, bien que malsaine, me dévorait. Je n’imaginais pas un seul instant qu’un bestiaire ai une quelconque connaissance médicale, et encore moins qu’une de ses créatures puissent savoir de quoi je souffrais. Bien que certains indices encore présent sur mon corps, comme la cicatrice faite au fer rouge que j’avais dans le dos puisse en dire long sur mon passé, toute les autres marques, ou presque, avait disparu depuis le temps, ne laissant que des petites cicatrices superficiel, à peine plus imposante que celles qu’on pouvait se faire en s’entrainant à l’épée.

- Je vous vois mal pouvoir deviner quel mal je couvre, et encore moins trouver comment y remédier… Enfin, si vous avez confiance en vos connaissances médicales.

Me montrais-je mesquin ? Peut-être bien oui… Enfin, je restais humain malgré tout, avec mes défauts, propre à ma race ; constamment en train de se croire supérieur, arrogant, orgueilleux et fière de sa patrie. Oui, un humain. Un chien à la botte de l’humanité même. J’étais plus proche de l’outil que de l’homme. Plus proche de l’animal que de l’être doué de raison auquel j’aspirais devenir. Pour mon roi et pour le bien de mon royaume, je ne pouvais pas me laisser mourir ici.

- Quoiqu’il en soit, et bien que j’accepte à contre cœur car je n’ai pas d’autre solution, n’imaginer pas que je vous laisserais n’importe qu- …

Ma phrase retomba, ma gorge me brûla, et me mis à tousser. La main sur la poitrine, froissant le tissu sous mes doigts, j’haletais légèrement, contemplant l’autre main que j’avais mise devant ma bouche… Elle tremblait, déversant au sol quelques gouttes de sang qui c’était échappé de ma bouche. Un mince filet sanguinolent me ruisselant au coin de la lèvre. Je redressais la tête, essuyant d’un revers de la main cette trace, ne laissant qu’une marque claire et parsemée à la base de mon menton.

- Allons bon… Il ne manquait plus que ça...
Kaylla Firaï
avatar


Messages : 49
Date d'inscription : 21/07/2011
Age du personnage : 29 ans
MessageSujet: Re: Cueillette miraculeuse ! [Kaylla] Ven 5 Aoû - 12:51

Après avoir mis mes conditions, je fus finalement assez fière de moi, tout en étant déçue. Contente car il devait se faire soigner pour pouvoir continuer sa route mais dégoûtée par ce que j'ai dit puisque je l'avais forcé. Je préférais aider les gens de leur plein gré, avoir leur confiance et leur donner la mienne, mais ici ... En fait, je me cherchais plutôt des excuses. Je l'avais forcé et c'est tout. Je déglutis doucement, baissant les yeux pour ne pas avoir à fixer les siens, faisant mine de regarder un insecte à la droite de mes pieds. Sa réponse ne se fit pas attendre, il avait compris bien rapidement que la réponse à fournir ne venait pas de lui-même. Il parla. Non, il n'avait pas le choix.
J'hésitais entre relever la tête puis lui sourire et fixer ses yeux en restant sérieuse. Finalement, après un longue inspiration, je montrais de nouveau mon visage, caché auparavant par mes cheveux, lui laçant un regard qui se passais de tous commentaires. Au moins, il acceptait mon chantage de bonne grâce.
    - Qu’est-ce que vous comptez faire si ce n’est pas indiscret ? Je vous vois mal pouvoir deviner quel mal je couvre, et encore moins trouver comment y remédier… Enfin, si vous avez confiance en vos connaissances médicales.
Cette fois, je ne pu m’empêcher de sourire, mais tristement. Certes, les bestiaires n'était -et de loin- pas le peuple le plus avancé mais nous restions en grande communication avec la nature. En fait, c'était surtout sur ça que je comptais, bien que ma soeur shaman m'avais appris bien plus que les rudiments de la guérison. Je savais donc quelle plante utiliser dans des cas précis, et , connaissant la grande étendue qu'était mon Royaume, je savais exactement où es trouver. S'il elle n'était pas présentes ici, j'aurais toujours pu aller chez les elfes, nos alliés. Cependant, je gardais dans ma maison rudimentaire un meuble uniquement rempli pour guérir des mots, même si ramener un humain au village aurait été complexe -beaucoup n'ayant pas mon ouverture d'esprit.
    - Je comptais tout d'abord vous interroger sur votre mal, mais apparemment, vous savez de quoi il s'agit. Les dévoiler nous ferait gagner un temps peut-être précieux.
Mon ton doux ne s'alliait pas du tout avec mes phrases quelque peu injonctives, bien que ce soit caché en même temps. Bien qu'il n'avait pas encore officiellement accepté, je faisait mine d comprendre comme tel ses propos dit auparavant. Il avait reculer quand je m'étais approchée et je réessayais de me tenir à côté de lui, avançant d'un pas. L'invitant à s’asseoir pour calmer un minimum son rythme cardiaque, je ne me gênais pas pour montrer l'exemple et m'installer en tailleur. Tant pis pour ma robe, j'irais aux Grands Lacs pour la laver. Pensant détendre un peu mon interlocuteur, je me présentais sous le nom de Kaylla. Tant pis s'il faisait le rapport entre moi et la chef des Bestiaire, seul comptait maintenant la confiance. Même si j'étais loin de la sienne.
Il parla à nouveau, me disant enfin qu'il acceptait -à contre coeur, évidemment- mais au lieu de finir sa phrase, il commença à tousser bruyamment. Vive, je me relevais pour lui tapoter le dos, bien consciente que ça n'apportais absolument rien. Ça faisait juste un premier contact sympathique. Cette toux lui faisait mal, d'après sa main restée sur sa poitrine qui s'était violemment contractée. Du sang perla même de sa bouche, qu'il essuya comme rageusement, avant qu'il ne se plaigne, comme si ça lui arrivait tous les jours.
Me plantant devant lui, je fixais ses yeux, de telle façon à ce qu'il ne puisse y échapper. Je lui avais même pris la manche, sans faire exprès. Je pensais inutile de parler, mon regard en disait bien assez. J'essayais d'être ferme mais en même temps douce, comme lorsqu'une femme était une fois venue me voir, du sang plein les mains. Elle avait tué d'une rage folle un dragonnier qu'elle avait vu passer seul, soit-disant exécuteur de sa fille. Le peuple l'avait scandée en héroïne, je la regardais en meurtrière, compatissant et étant d'accord cependant, et elle le savait. Ne supportant plus le tout, elle avait mis fin à ses jours en avalant une miella bleue qu'elle m'avait demandé quelques jours plus tard. Fermant les yeux pour lui rendre à nouveau hommage, je les rouvris pour le fixer et lui demander une dernière fois cette même question, ou plutôt ordre. Dis-moi tout.
J'en savais déjà plus qu'avant. Le sang qui sortait de sa bouche révélait un mal surtout intérieur, soit déjà présent à la naissance soit provoquée par d'autres. Je penchais pour la deuxième, soupçonnant fortement du poison. Les humains adoraient cette pratique qui, heureusement, ne fonctionnait pas beaucoup sur les Bestiaires, immunisé par leurs moitiés animales. En attendant sa réponse, je réfléchissais déjà à un possible "vaccin". Le venin du serpent qu'il avait eu pourrai peut-être l'aider, ou bien une transfusion sanguine. Sans savoir les noms ou au minimum les symptômes, je ne pouvais pas faire grand chose, malheureusement.
Kel Ezass
avatar
Ombre argentée


Messages : 80
Date de naissance : 22/04/1991
Date d'inscription : 26/07/2011
Age : 27
Age du personnage : 28 années !
MessageSujet: Re: Cueillette miraculeuse ! [Kaylla] Mar 9 Aoû - 13:03

J’étais blême, mon bras m’élançait, et je commençais à voir trouble, mais malgré tout, avec une force que je n’aurais pas soupçonné dans mon état, je me dégageais de l’étreinte de la bestiaire sur ma manche. Je me redressais légèrement, le paysage semblant tout à coup tanguer, tandis que je baladais mon regard vitreux dans le vide à perte de vue avant de m’arrêter sur les deux iris féline qui me dévisageait, à la fois autoritaire et conciliante… Une douce fermeté qui en disait long sur le caractère de cette femme. J’esquissai un petit sourire tandis qu’elle farfouillait dans sa tête à la recherche d’un quelconque remède. J’essuyais avec nonchalance ma main contre mon pantalon couvert de terre. Il faudrait que je le lave si je ne voulais pas sentir le sang. Imperturbable, quoiqu’un peu hésitant sur ce que je devais lui dire… Le juste milieu entre vérité et mensonge.

- Je souffre depuis de longues années d’un mal qui me ronge ; on a tenté de m’empoisonner. Je ne sais ni quel poison a été utilisé ni en quel quantité j’en ai ingéré.

Si ça ne lui suffisait pas, elle devrait s’en contenter, et grâce à ce détour je n’avais pas révélé le pourquoi de la chose. De toute façon, ce n’est pas comme si mes affaires pouvaient intéresser une bestiaire. Le seul point sur lequel j’avais mentis était que je connaissais parfaitement les doses, ce qui m’avait évité de mourir, je connaissais également la première série de poison que j’avais ingurgité, mais les deux autre séries m’était inconnue, aussi préférais-je les garder sous silence ces informations. Il ne fallait pas que je montre que j’en savais bien plus que le commun des mortels sur les façons de tuer un être vivant.

- Je me demande bien pourquoi une bestiaire veut à ce point aider un humain…

Je pris une profonde inspiration. J’avais de plus en plus de mal à parler, et encore plus de mal à penser clairement. Je tressaillis soudainement, mes jambes n’arrivant soudainement plus à me supporter, et m’écroulais à moitié sur la bestiaire qui me supporta à temps. Je ne m’en étais même pas rendu compte, mes sensations complètement inhibées par la fatigue et l’ancien mélange qui avait laissé des résidus dans mon corps. Les nerfs, les poumons, le foie et la gorge, telles étaient mes principales sources d’ennuis depuis plusieurs années. Le fait de ne plus forcer autant qu’avant sur mes jambes me soulagea un peu, les grandes inspirations rauques que je prenais me clarifiait l’esprit, et me laissait entrevoir l’état de mes muscles. Reprendre la route le plus vite possible m’était dès lors impossible. Je savais que j’y survivrais, la crise finirait par s’apaiser d’elle-même, et je pourrais aller trouver un point d’eau, même sans l’aide de cette bestiaire, mais il me faudrait de longues journées pour pouvoir faire demi-tour, et entreprendre mon retour dans mon royaume. J’hoquetais, une sorte de rire étranglé à vrai dire, comme-ci la situation, bien qu’exaspérante m’amusait un tant soit peu.

- C’est bien la première fois… Que la crise… Est aussi violente.

Je devais me faire de plus en plus lourd sur l’épaule de la jeune femme… J’avais l’impression d’être rempli de plomb, mon corps me semblait tellement lourd et le moindre geste me paraissait être un effort surhumain. Seul ma tête fonctionnait encore un peu, et bien qu’engourdis de la tête aux pieds, je faisais un effort monstre pour ne pas m’écrouler complètement sur l’inconnue. J’étais tombé bien bas.
Kaylla Firaï
avatar


Messages : 49
Date d'inscription : 21/07/2011
Age du personnage : 29 ans
MessageSujet: Re: Cueillette miraculeuse ! [Kaylla] Mar 9 Aoû - 18:53

Il n'allait pas bien et c'était extrêmement évident. Malgré tout, il se dégagea de ma poigne sur sa manche, sûrement pour sauver son quelconque honneur, et je le laissais faire. Tant mieux s'il avait la force de faire ça, même si il la gaspillait. Il avait au moins un peu d'énergie à revendre, peut-être assez pour aller voir quelqu'un de mieux qualifié que moi. J'avais appris à m'occuper de blessures de guerres, de plaies, et comment utiliser les plantes de chez nous, mais j'avais bien peur que ça ne suffise pas pour cette fois-ci. Mais il parla, d'ailleurs assez fortement pour sa condition. Je gérais mon stress de façon à ce que mon visage se montre totalement froid et distant. J'avais appris depuis bien longtemps comment faire apparaître ce masque d'indifférence, peu importe ma situation intérieure. Je me devais de le rassurer, après l'avoir obligé à me faire confiance. Sa voix donc assez forte, m'expliqua de quoi il souffrait. Un mal, présent depuis de longues années, suite à un empoisonnement manqué. Un .. empoisonnement ?
Ce n'était donc pas un simple humain sans histoires, mais j'aurais dû m'en douter avant. Après tout, les humains sont rares dans nos terres et il ne fait pas exception. Mais le fait que quelqu'un veuille le tuer est tout de même radicale, et même en temps de guerre, ce ne sont pas de simples habitants les principaux visés. Je devais donc un minimum me méfier, même s'il n'était pas en forme. Faisant abstraction de cette dernière recommandation mentale, je décidais de tout de même l'aider de mon possible.
    - Je me demande bien pourquoi une bestiaire veut à ce point aider un humain…
Ah, la question. Hé bien, je pensais tout simplement qu'une personne, peu importe sa race, n'a pas à mourir sans qu'on essaye un minimum de l'aider. Et puis, la race n'avait pour moi pas d'importance, ou vraiment peu. Certains bestiaires allaient bien chez nos ennemis et inversement, alors je ne voyais pas l'intérêt de lui mettre la griffe sous la gorge directement, même si j'aurais plutôt fuit, essayant à chaque fois d'éviter le combat. Je n'aimais pas la violence. D'autant plus la gratuite. Il ne m'avait rien fait, je n'avais donc aucune raison de l'agresser. Mais ça restait un humain : il était méfiant. Et ça se comprenait, mais je lui faisais étrangement confiance, comme si mon sixième sens s'était réveillé pour me le souffler. Malheureusement, ce n'était pas réciproque. Sa voix s'était affaiblie cependant, comme si ses forces l'avaient tout simplement quittées.
Et ce qui devait arriver arriva. Il tomba en chute libre, comme si ses jambes avaient été momentanément transformées en coton. Ayant de bons réflexes, je pus le rattraper avant le choc contre le sol. Son état s'aggravait, je devais faire vite. Mais que faire, justement ? Fermant les yeux, je pris une inspiration avant de réfléchir rapidement. Les habitations étaient trop loin -ainsi que les Grands Lacs- et de plus, j'aurais affolé la population en ramenant un humain inconscient avec moi. Et puis, qui me jurait que ma soeur voudrait bien le soigner ? Ma deuxième solution était d'aller à l'Arbre Sacré, où des shamans, prêtres et autres de tout le Royaume se trouvaient, et en bonne quantité. Un d'entre eux fusa dans mon esprit et c'est ainsi que je choisis notre prochaine destination. Et que le Seigneur de la Nature soit avec moi. Il me parla de sa crise mais je n'écoutais que d'une oreille distraite. Je me concentrais pour appeler le plus fort possible un de mes compagnons à crinière. En chevaucher un irait plus vite qu'à pied.
Je lui versais dans la bouche un peu du contenu de ma gourde. Je n'étais tout de même pas inconsciente au point de me promener seule dans mon Royaume sans rien, et cette gourde contenait un mélange de Griphïuss et de Lunëaas, bien que la première plante ne pousse pas ici et soit plutôt rare. On m'en avait fait don après une affaire de famille réglée et elle avait insisté pour que je la garde, la confiant après à un shaman qui y puisa, mélangé aux célèbres Lunëaas, un remède qui marchait pour à peu près tout. Le rassurant avec mes paroles, je le soulevais avec quelque difficultés pour commencer à courir après avoir retroussé ma robe. Il était tout de même assez lourd malgré le fait qu'il soit fin, mais j'étais une femme pas vraiment entraînée au combat donc mes muscles n'étaient pas vraiment développés. Par contre, je courais vite et, même avec ce poids, j'allais à une bonne allure. Néanmoins, je commençais à fatiguer et c'est juste au bon moment qu'apparu un de mes semblables, me rejoignant tout en courant. Me mettant en amazone comme sur un fidèle destrier, je lui chuchotais notre destination avant de me retourner vers l'homme. Je ne savais pas s'il était encore conscient mais son souffle se faisait plus saccadé, coupé, et son rythme cardiaque s'accélérait. Priant le lion d'aller plus vite, nous arrivâmes rapidement où je voulais me rendre grâce aux puissantes pattes du lion.
Le grand Arbre se dressait juste devant nous, entouré de différentes maisons, le tout à une distance respectable. Le Grand Arbre était avant tout un lieu de prière pour le Seigneur de la forêt, ensuite se massaient autour différentes "hôtels" en honneur de dieux si nombreux qu'on ne les répertoriait pas. La maison qui m'intéressait était comme dorée vu de l'extérieur, mais c'était uniquement le soleil qui se reflétait sur les mur caché par de la paille brillante. Descendant de notre monture, je l'allongeais par terre, à l'abri d'une cavité, en priant le lion de veiller sur lui comme si c'était moi. Je le connaissais depuis longtemps, ce noble animal, aussi lui avais-je donné un nom : Meylo. Il ne m'avait jamais déçu, j'avais confiance en lui et nous avions sympathisé -puisque c'était un représentant de mon animal consanguin, je "parlais" leur langage. Tout en remettant ma robe droite et en m'encapuchonnant, je me dirigeais vers la maison qui brillait suite au soleil de l'après-midi. J'espérais que l'autre ne tenterai rien en mon absence, car si tel était le cas, Meylo ne se gênerai pas pour l’assommer et bien le blesser, et on n'avait vraiment pas besoin de ça. J'avais également laisser ma gourde chez lui, au cas où.
Marchant donc d'un pas décidé, je me pressais du mieux que je pouvais sans attirer l'attention. Mon visage était connu de tout le Royaume et je ne pouvais me permettre de m'arrêter pour prendre des nouvelles de mon peuple, contrairement à d'habitude. Cachant donc mon visage, je marchais de plus en plus vite vers la maison. Je n'avais pas de temps à perdre. Y arrivant sans encombre, je toquais et celui que je cherchais m'ouvrit, son sourire chaleureux toujours présent.
    "K-Kaylla ?"
    Bonjour, Fold, m'empressais-je de dire avant de fermer la porte tout en entrant dans le sanctuaire. J'ai besoin de ton aide.
Lui disant en quelques mots mon histoire, je lui résumais les informations que j'avais sur cet empoisonnement étrange. C'était peu, mais il emmena néanmoins son matériel en vitesse et nous sortîmes de la pseudo-ville d'un pas rapide. Le futur de l'homme dépendait de mon ami shaman.
Fold était tout simplement le prêtre du Dieu Lion, que j'appelais moi-même Felingrr. Malgré le fait que je le traitais comme une personne de confiance et même un de mes amis les plus proche, il ne pouvait s'empêcher de me vouvoyer, et cela m'énervait gentillement. Son physique était caractérisé par son embonpoint mais son coeur y correspondait parfaitement. C'était un des seuls à qui je me confiais, ainsi il savait pour mon deuil éternel envers Léandre et ma condition mentale. Il me comprends également vis-à-vis des différentes races, et c'est pour tout cela que j'ai choisi de venir le voir.
Kel Ezass
avatar
Ombre argentée


Messages : 80
Date de naissance : 22/04/1991
Date d'inscription : 26/07/2011
Age : 27
Age du personnage : 28 années !
MessageSujet: Re: Cueillette miraculeuse ! [Kaylla] Jeu 11 Aoû - 11:09

J’entrouvris les yeux, accablés de fatigue, mais bel et bien vivant. Dans un petit gémissement de douleur, je me redressais. Bien que ma piètre vue soit encore flou, je distinguais sans mal que je me trouvais dans une sorte de pseudo grotte, et la pierre froide sous mes doigts fini de me donner le peu d’information que je désirais. Le peu d’humidité au sol me rassura un peu. Ce n’était pas une ‘grotte’ à probablement parler et l’air chaud de l’extérieur s’engouffrait suffisamment dans cet endroit pour assécher la pierre, mais laisser malgré tout l’endroit un peu plus frais que l’extérieur. Je tournais la tête, et entraperçu une silhouette animal non loin de moi. Je coupais soudainement ma respiration, autant de surprise que par réflexe de survie. Un énorme lion se tenait devant moi, et me barrait littéralement le passage. Je réfléchis un instant… Etait-ce le fait de la bestiaire ? D’ailleurs où était-elle passée ? Je secouais la tête, inutile de s’inquiéter pour elle, je devais avant tout trouver une solution pour m’en sortir. M’appuyant contre la roche, je me hissais sur mes jambes flageolantes… Un grognement rauque se fit entendre lorsque je me levais ; le lion avait tourné sa grosse tête poilue vers moi et me fixait. Pour lui, je n’étais probablement rien de plus qu’une proie que la bestiaire avait ramené, du moins le pensais-je. Je fis rapidement le tour du problème, et trouvais une solution, la plus simple et la plus radicale dont je disposais. Empoissonner cet animal ne m’aurait pas pris plus d’une dizaine de minutes, en me servant d’un bout de viande sécher imbibée d’un de mes poisons les plus violents, il serait mort en une poignée de minutes. Et après ? Qu’aurais-je fais ? Tenté de fuir clopin-clopant pour finalement me faire rattraper par la bestiaire qui m’aurait éventré en guise de représailles ?

Je me laissais donc retomber lentement sur le sol de la grotte, regardant autour de moi… Je constatais que je me sentais un peu mieux, ragaillardis par une quelconque aide extérieur. Mon regard se posa sur la gourde qu’avait laissée la jeune femme, et ni une ni deux, je la saisis, buvant à grande gorgée son contenu. Je reconnu immédiatement au gout la lunëaas et la griphïuss. Je demandais comment une bestiaire avait pu obtenir une telle herbe ! Enfin, cela tombait bien, de plus les doses semblaient bonne, je ne risquais donc pas de souffrir de crampe d’estomac ou d’empoisonnement à la griphïuss. Je soupirais d’aise en sentant le liquide parcourir ma gorge et se répandre dans mon corps… Avec un soulagement non dissimulé, je reposais la gourde à demi vidé à côté de moi, tendant l’oreille et essayant de percevoir le moindre son extérieur… Rien…

Plusieurs minutes s’écoulèrent, et même lion ne faisait plus vraiment attention à moi, me tournant le dos pour guetter le retour de la femme qui nous avait laissé ici… Je le vis relever la tête, et je compris bien vite quelle était de retour, et en effet, j’entendis des bruits de pas, deux personnes, frapper contre la roche et se rapprocher de là où je me trouvais. Entre temps, j’avais cherché une position plus confortable, et favorable à mon rétablissement, aussi m’étais-je adossé contre la paroi de la grotte. Lorsque je vis les silhouettes se dessiner dans mon champ de vision, j’entendis presque instantanément une voie d’homme jurer à ma vue ; ne lui avait-elle pas dis que j’étais humain ? Ou bien le choc de voir un de leurs ennemis dans cette grotte lui paraissait inconcevable ? Je n’imaginais pas non plus un instant l’importance pour ce peuple de la femme à ses côtés. Il marmonna quelque chose dans sa barbe, et je le vis s’approcher de moi avec une hésitation non dissimulé. Avec sa bedaine, il ressemblait étrangement à un homme d‘église de chez moi, et cette comparaison m’arracha un sourire… Les bestiaires avaient-ils des divinités comme nous ? Je ne mettais jamais posé la question jusqu’à présent. J’avais repris des couleurs, et bien que la décoction que je prépare habituellement comporte un très grand nombre de plantes, la lunëaas était sans conteste l’ingrédient principal… Je me sentais donc vide d’énergie, mais moins accablé… J’avais toujours mes douleurs musculaires, et les poumons en feu, mais le poison avait cessé de m’affaiblir, il ne restait plus qu’à récupérer.

- Et bien… Je ne pensais pas vous voir revenir avec des renforts…

Je poussais un petit soupire, alors que l’homme s’approchait doucement de moi, avant de s’agenouiller pour se mettre à ma hauteur. Ma main était crispée sur le manche de mon poignard, mais plus par habitude que par méfiance… Je m’étonnais d’ailleurs que la jeune femme ne met pas désarmé… Me faisait-elle confiance à ce point ? Sans doute… L’homme entama une brève osculation, sous les yeux de l’autre bestiaire qui nous fixait tout deux. Visiblement, il savait quoi chercher, car il commença par regarder l’état de mon œil, légèrement jaunâtre, qui indiquait que le foie avait été touché jadis, mais pas assez pour que ce soit un véritable danger, du moins pour le moment. Il me prit le pouls à la gorge, constatant que mon cœur battait à un rythme régulier et normal… Il me fit suivre son doigt du regard… Et encore deux ou trois choses sans grande importance, ou d’autre que je ne compris pas forcément. Il avait une drôle de manière d’agir ce bonhomme. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre que j’étais littéralement rongé de l’intérieur. Le poison, bien qu’entièrement disparu de mon corps depuis des années, avait laissé des séquelles irréparable… Une guérison complète ne pourrait être apportée que par la magie, et rien d’autre. Il n’eut aucun échange durant toute l’osculation, et quand il se releva, il se dirigea immédiatement vers l’autre bestiaire qui nous fixait toujours. Je vis le bestiaire avec sa grosse bedaine se pencher vers l’oreille de la jeune femme, pour lui murmure quelque chose, et, bien que je ne n’entendis rien, je parvins à déchiffrer en suivant l’écartement de ses lèvres ce qu’il avait dit : ‘cet homme devrait être mort’. Je soupirais légèrement ; non je n’étais pas mort. J’avais encore des choses à faire sur cette terre.
Kaylla Firaï
avatar


Messages : 49
Date d'inscription : 21/07/2011
Age du personnage : 29 ans
MessageSujet: Re: Cueillette miraculeuse ! [Kaylla] Sam 13 Aoû - 0:47

Quand nous arrivâmes en vue de ma petite cavité, j'aperçus le lion, toujours en train de faire la garde et cela me réconforta puisque ça prouvait que rien de bien grave n'était arrivé. Cependant, ça ne disait rien de l'état de l'humain, ce qui m'inquiétait bien plus qu'une attaque. Personne n'aurait osé attaquer aussi près de cet endroit, raisons religieuses pour les bestiaires et raisons militaires pour nos ennemis. En effet, l'Arbre était un des endroits les plus protégés de mon Royaume puisque les Dieux étaient très importants à nos yeux. Le lion devait avoir capté notre odeur depuis longtemps mais ce ne fut qu'à notre proximité qu'il releva les yeux, sa mission accomplit. Alors que Fold s'installait, je passais les mains dans sa crinière douce tout en feulant pour le remercier. L'autre bestiaire n'avais pu s'empêcher de réagir devant l'état désastreux dans lequel se trouvait l'homme et c'était tout à fait compréhensible venant d'un soigneur. Ce dernier s'approcha du malade d'un air méfiant. Je ne pouvais pas lui en vouloir, après tout, il m'avait déjà assez fait confiance jusque là, en me suivant. Je n'allais pas lui demander en plus de soigner aveuglément cet homme armé dont il ne savait rien. L'homme avait d'ailleurs changé de place, se mettant sûrement plus confortablement assis. Tant qu'il n'était pas partit, ça me convenait.
Bien entendu, malgré son état, il ne pu s'empêcher un commentaire. Que les humains étaient bavards et ouvrait leurs bouches pour ne rien dire ... Comme si j'allait ramener d'autres bestiaires pour le tuer. J'aurais bien pu le faire seule, vu son état, mais d'après mon apparence, il devait bien se douter que je n'avais pas l'intention de lui faire du mal. S’agenouillant, Fold commença son inspection grâce à différents tests, tout ce qu'il y avait de plus normal, suivit d'examens plus poussés, mais à peine. Se relevant, il me chuchota à l'oreille une phrase que me laissa inédite tout en ne me surprenant pas.
    - Cet homme devrait être mort
Je m'en doutais. Il était temps de tout dire, de ne plus se cacher derrière des faux semblants qui sonnaient justement faux, de se dévoiler au grand jour. Faisant un signe de tête à Fold l'incitant à aller chercher des plantes, je m'assis en tailleur devant lui, attendant quelques secondes où l'on entendit plus que ma respiration lente, constante et profonde. Assez joué à l'idiote.
    - Dis, il ne serait pas temps d'abaisser tes cartes ? A commencer par ton nom. Tu as besoin d'aide et tu nous cache le moyen de te guérir. Es-tu stupide à ce point ? Je pensais que tu avais compris que je n'allais pas te tuer.
Mes paroles avaient toujours été lancées sur ce ton joviale et lorsqu'on les comprenait, elles faisaient presque peur. Mais je n'en avait cure, nous devions passer aux choses sérieuses. Dessinant distraitement la carte d'Edonna sur la roche à l'aide de ma griffe, j'attendais sa réponse. Soit il me disait la vérité, soit il me sortait un mensonge vraiment possible, soit je le laissais là. Je me savais pourtant incapable de faire ça, mais qu'il nous cache des choses pouvant l'aider m'agaçait au plus haut point. Alors que certaines se battaient pour survivre, lui décidait simplement de laisser tomber. Ma griffe s'enfonça légèrement dans le sol de pierre, passant mon petit énervement dessus. Qu'attendait-il ?

[HRP : désolée de la pitoyable longueur >w<]
Kel Ezass
avatar
Ombre argentée


Messages : 80
Date de naissance : 22/04/1991
Date d'inscription : 26/07/2011
Age : 27
Age du personnage : 28 années !
MessageSujet: Re: Cueillette miraculeuse ! [Kaylla] Mar 16 Aoû - 12:09

[HRP : Il n'y a pas de longueur pitoyable voyons, et puis, tu écris assez bien pour te le permettre Wink ]

Je vis l'homme qui m'avait ausculter plier bagages, probablement pour partir à la recherche d'un quelconque remède dans les plaines environnantes. Visiblement mes petites cachoteries commençaient à exaspérer au plus haut point la jeune femme qui se tenait devant moi... J'avais aussi, avec un amusement non dissimulé, pu constater que son autorité faisait foi auprès de son collègue... Et bien que les connaissances générales et l'expérience du guérisseur semblèrent plus développés que celle de la jeune femme, ce dernier se pliait à ses ordres imperceptible. Elle était donc importante aux yeux des autres bestiaires... Sa expliquait pourquoi elle avait si peu de temps à convaincre quelqu'un de venir aider un humain blesser dans une cavité un peu reculé... Je poussais un petit soupire. Mon état, depuis que j'avais ingurgité la mixture, ne cessait de s'améliorer, tuant les effets du poison qui me rongeait, me redonnant peu à peu des couleurs et une plus grande vigueur. Mon esprit s'éclaircissait en même temps que mon corps se régénérait... Et bien que cela ne soit que peu utile dans cette situation où il n'y avait nul hostilité, je me sentais rassuré de pouvoir enfin serrer la poignet de ma dague avec assez de force pour me défendre un minimum. Je soulevais un instant ma main, la laissant reposer sur mon genoux, resserrant doucement mes doigts, comme pour vérifier les articulations... Un petit craquement se fit entendre, rien de bien méchant, juste une bulle d'air entre les os. Le silence s'installa un temps, puis, je formulais avec dégagement :

- Je m'appelle Kel, et non, je ne suis pas stupide... Du moins je le pense. J'ai bien compris que vous n'alliez pas me tuer, pour le moment tout du moins... Je ne suis pas partisan du suicide, mais je ne vois pas comment vous pourriez m'aider.

Je jetais un bref regard à la bestiaire qui rongeait son frein en entamant la pierre de sa griffe... Le spectacle me surprit... J'avais rarement vu des bestiaire d'animaux aussi aussi massif et puissant qu'un lion, et le rendu était juste effrayant. Elle jouait avec la roche comme-ci c'était un peu de terre séché au soleil qu'on enlèverait avec ses ongles... Qu'aurait-elle fait si elle avait appris à cet instant se que je faisais lorsque ma santé me le permettait ? Que m'aurait-elle en apprenant que plusieurs des siens étaient mort de mes poisons ou d'un coup de dague bien placé ? L'image des griffes de la jeune femme me transperçant la chair m'apparut presque aussitôt. Non, je n'étais pas stupide, et il valait mieux qu'elle en sache le moins possible. Autant retourner l'une de mes cartes pour retourner sa méfiance à mon avantage.

- Je suis même assez malin pour voir que vous êtes plus importante qu'il n'y paraît... Tout du moins aux yeux de votre peuple.

Un petit sourire illumina mes traits alors que je vis se peindre l'espace d'un bref instant quelque chose qui ressembla à de la surprise, ou à de la contrariété se peindre sur le visage de la jeune femme... Dans tous les cas, l'un comme l'autre m'indiquait que j'avais vu juste. J'hissais douloureusement ma jambe pour arrêter de glisser, comme-ci j'avais dans l'idée de me lever... D'ailleurs, rien ne m'en empêchait. Aussitôt, je posais ma main contre la paroi de la grotte, essayant de me mettre debout. L'effort était intense, pourtant, je m'en sortais plutôt bien. Je croisais le regard furibond de la jeune femme qui m'intimait de ne pas me lever... Je m'immobilisais, et doucement, je repliais les genoux pour me réinstaller, en tailleur le dos contre le mur. Un petit sourire amer ombragea mes traits.

- Vous me dites d'abaisser mes cartes... Mais je vois bien que vous aussi vous avez des choses à cacher... Votre nom serait-il l'une de ces choses ?

Je jetais un regard en biais à la jeune femme. Je défis mon fouloir mauve, et me le calait derrière la tête avant de croiser les bras dans une position des plus confortable. Je n'aimais pas spécialement les interrogatoires, et la seule personne à qui je devais rendre des comptes était mon roi, personne d'autre... Et encore moins à une bestiaire avec une importance minime.
Kaylla Firaï
avatar


Messages : 49
Date d'inscription : 21/07/2011
Age du personnage : 29 ans
MessageSujet: Re: Cueillette miraculeuse ! [Kaylla] Mer 17 Aoû - 12:13

La pierre se fendillait sous ma griffe, peut-être même avais-je mis trop de ma force, bien que très faible. Je retirais mon doigt, toujours autant exaspérée mais reprenant ma façade habituelle, calme et rassurante. Allait-il réellement me donner son nom, dire qui il était ? J'en doutais sérieusement, mais un surnom pour l'appeler serai déjà un bon début. Quant à moi, peu m'importait qu'il sache mon nom puisque seuls nos actions sont synonymes de quelque chose. A quoi rime un titre si on n'en a pas la bravoure, le courage ? A impressionner, mais une fois sur le tapis, les noms importent peu. Le mien ne faisait pas exception. D'autant plus qu'au premier abord, aucune personne non-bestiaire ne m'aurait reconnu, et mon nom à peine plus. Et un humain ne doit sûrement pas le connaître, aveuglés vers le pseudo-trésor des nains. Donc il m'importait vraiment peu de lui dire, et si cela le faisait parler, soit.
J'avais noté qu'il avait bien bu la moitié de ma gourde et qu'il était à présent plus sûr de lui, la voix plus constante et forte. Néanmoins, il n'avait pas récupéré assez pour se permettre de partir, je pense qu'il l'aurait fait depuis longtemps s'il le pouvait.
    - Je m'appelle Kel, et non, je ne suis pas stupide... Du moins je le pense. J'ai bien compris que vous n'alliez pas me tuer, pour le moment tout du moins... Je ne suis pas partisan du suicide, mais je ne vois pas comment vous pourriez m'aider.
Kel, soit. Il était bel et bien stupide. "Qui ne tente rien n'a rien", non ? Il pourrait au moins m'aider plus que ça, me donner quelque chose d'utile pour l'aider, quitte l'emmener dans le Royaume d'Elynd. Ça ne m'aurait pas déranger, et c'est ainsi que je recommençais à gratter dans la pierre, mais plus doucement. Pourquoi ne m'aidait-il pas ? Voulait-il tant cacher qui il était ? La présence de poisons dans son corps m'en disait déjà plus que ce qu'il me laissait entendre. Un tueur ou quelqu'un à tuer. Dans les deux cas, je devais me méfier un minimum.
    - Je suis même assez malin pour voir que vous êtes plus importante qu'il n'y paraît... Tout du moins aux yeux de votre peuple. Vous me dites d'abaisser mes cartes... Mais je vois bien que vous aussi vous avez des choses à cacher... Votre nom serait-il l'une de ces choses ?
Je m'y attendais, en quelques sortes, mais l'entendre réellement est toujours une autre affaire. Malin, je n'irai pas jusque là puisque je n'avais jamais cherché à cacher ma nature, mais s'il voulait mon nom, il l'aurait, aussi simplement que ça. Et ça ne l'avancerait presque à rien puisqu'il ne devait sûrement pas connaître la chef des Bestiaires. Alors qu'il se relevait pour s’asseoir à nouveau mais plus confortablement, je réfléchissais à un moyen d'à nouveau renverser la situation.
    - On m'appelle Kaylla.
Je laissais un peu le silence trôner avant de reprendre. Il ne m'avait pas donner son nom de famille, je n'allais pas lui donner le mien.
    - Je voulais surtout des informations sur ces poisons. Tu dois les connaître, non ? Je ne peux pas t'aider sans rien savoir, certes, mais il faut toujours essayer.
C'était Léandre qui disait toujours ça. Essayer, encore et encore, jusqu'à y arriver, triompher. C'était bien ce que j'avais l'intention de faire. Peu importe qui il était, personne ne mérite la mort. Et surtout en de pareil souffrances. Les poisons sont une horrible façon de mourir. M'asseyant en tailleur, je reprenais mon masque d’indifférence quand je sentis la tête de Meylo contre mon dos, se frottant à lui. C'est en souriant que je passais ma main dans sa crinière : lui serait toujours là pour moi. Le remerciant encore une fois, j'attendais une réponse, une aide quelconque de sa part. Si du moins il pouvait y en avoir une.
Kel Ezass
avatar
Ombre argentée


Messages : 80
Date de naissance : 22/04/1991
Date d'inscription : 26/07/2011
Age : 27
Age du personnage : 28 années !
MessageSujet: Re: Cueillette miraculeuse ! [Kaylla] Mer 17 Aoû - 15:48

Les mains jointes jouant nerveusement avec mes doigts, je réfléchis un instant, l’air songeur. Je ne sais pas pourquoi, mais j’avais la désagréable impression qu’on me cachait quelque chose... La voie placide et le masque de neutralité de la bestiaire ne me permettait pas de filtrer outre mesure les divers sentiments qui la talonnaient. Je sentais son agacement, mais rien de plus…

- Si je savais avec quoi on m’a empoisonné, je serais guéri depuis longtemps… Surtout que ce n’est plus le poison en lui-même qui me laisse dans cet état…

Etait-ce vrai ? Peut-être… Peut-être pas. D’un certain point de vue j’étais guéri, car le poison en lui-même n’agissait plus sur mon corps depuis plusieurs années, mais les séquelles qu’il avait produit au niveau de mes organes semblaient eux irréparable. Ce n’est pas avec quelques plantes qu’on pourrait me restaurer l’estomac, ou soigner mes poumons. Tout ce que je pouvais faire, c’était combattre ces crises à grand coup de plantes dopante ou de drogue pour m’embrumer l’esprit et ne plus y penser et prendre du repos.

- Il n’y a pas de remède qui pourrait me soigner efficacement… Et surtout, ce n’est pas comme-ci j’allais en mourir.

J’essayais de la rassurer, sa pouvait paraître un peu bête vu mon état, mais peut être me laissera-t-elle alors en paix ? Je pourrais récupérer pendant quelques jours dans cette grotte, et reprendre la route pour rentrer chez moi, rentrer comme j’étais venu, sans un regard en arrière, et retourner auprès des miens. C’est tout ce que je voulais, et pourtant cette femme ne me laissait pas le faire… Elle était bien trop curieuse à mon gout. Un petit rictus s’afficha sur mon visage alors que je contemplais la bestiaire qui semblait avoir de plus en plus de mal à me supporter.

- Vous devriez mettre autant d’entrain à sauver des vagabonds d’un pays ennemis qu’à sauver ceux de votre peuple qui ont besoin d’aide, surtout que vous m’avez déjà apporté toute l’aide dont j’avais besoin, et bien plus. Maintenant, tout ce que je demande, c’est de rentrer chez moi.

Malgré la reconnaissance qui timbrait ma voie sur cette dernière partie de ma phrase, une pointe de lassitude et de colère étaient perceptible. Je ne voulais pas me débarrasser d’elle, pas comme un rustre tout du moins… Je lui étais redevable malgré tout ce que j’avais pu dire, mais son entêtement me fatiguait, aussi bien physiquement que mentalement. Je ne cessais de rester vif et alerte, et mes yeux ne lâchaient que très rarement du regard cette femme, Kaylla, qui malgré tout ce qu’elle pouvait dire ou faire restait une entrave aux souhaits de mon roi, et une ennemie de notre nation. S’il n’y avait pas ce lion à l’entrée de la grotte, et cet homme qui ne tarderait pas à revenir, peut être aurais-je tenté quelque chose… J’aurais pu la forcé à se rapproche et profiter d’un instant de faiblesse pour la frapper à l’arrière du crâne et l’assommer, puis prendre la poudre d’escampette comme je l’avais toujours fais… Mais là, ça me paraissait impossible, surtout que j’avais bêtement perdu connaissance à environ la moitié du chemin que nous avions parcourue… Je ne savais donc pas d’où nous venions, du moins pas exactement.

- Surtout que vous prenez un gros risque en gardant un humain ici… je ne connais pas le fonctionnement de votre peuple, mais je sais que la plupart des autres bestiaires ne supportent pas les miens…

Je venais seulement de penser à cette possibilité, que se passerait-il si quelqu'un d'autre me trouvait ici sous la protection de cette bestiaire et de l'autre avec son gros ventre ?.. Je restais un instant pensif, regardant en biais la jeune femme.
Kaylla Firaï
avatar


Messages : 49
Date d'inscription : 21/07/2011
Age du personnage : 29 ans
MessageSujet: Re: Cueillette miraculeuse ! [Kaylla] Mer 17 Aoû - 19:57

Je gardais mon masque d'indifférence, fixant la pierre et sentant le lion qui s'était auparavant couché contre mon dos. J'avais cessé depuis assez longtemps de martyriser la pierre, mon calme étant revenu. Du moins en apparence. Il m'énervait, lui, ce Kel, mais après tout, c'était à lui de choisir de son futur et je n'avais pas à venir choisir pour lui. Mais sérieusement, voulait-il réellement tout me cacher ? Même s'il doutait que je sois en possession d'un possible remède, il pouvait au moins me dire de quoi il était atteint, non ? Certes, il ne savait pas qui j'étais, mais je devais sûrement avoir un moyen de trouver un antidote. Cependant, je n'en avais plus envie. Certes, personne ne mérite de mourir, mais lui ne faisait rien pour me faciliter la tâche. Mais soit. Chassant mes pensées d'un geste mental, je retournais mon attention sur lui. Il parlait, encore .. Que les humains étaient bavards pour dire des choses inutiles ! Ne pouvait il pas tout simplement dire les choses, directement ? D'accord, je mettais aussi des fioritures inutiles dans mes paroles, mais mon cas était différent. On penserai encore plus de mal de mon peuple que maintenant, déjà que son image n'était pas glorieuse vu des autres peuples. A vrai dire, cette image ne m'intéressait pas, après tout, nous sommes tout simplement en osmose avec la nature, mais pour raison diplomatique, j'étais obligée de l'entretenir du mieux que je pouvais. Le simple fait que l'on puisse juger sans connaître me dépassait. Mais revenons-en à ce petit homme qui parle, encore.
Il me disait qu'il n'y avait aucun remède, aucune issue. S'il disait cela, il connaissait donc logiquement les causes de son mal. Comme je le pensais, il m'avait menti, après, je ne savais pas jusqu'où. Peut-être ne m'avait il pas dit la vérité sur seulement quelques points, de toutes façons il n'avait déjà plus le peu de confiance que je lui avait accordé auparavant. Il m'avertit ensuite qu'il n'allait pas en mourir, encore une information dont je doutais. Dans tous les cas, ça le faisait assez souffrir, trop, même. Et s'il voulait garder cet état, soit. Il s'arrêta de parler après deux phrases. En avait-il fini avec ses paroles qui ne rimaient à rien ? Soit je ne les croyais pas, soit je le savais déjà. Dans les deux cas, elle étaient inutiles. Je gardais le silence, il était totalement inutile de parler.
Mais lui le rompit à nouveau. Que voulait-il raconter, cette fois ? Des reproches, voilà ce qui sortit de sa bouche qui crachait du sang quelques minutes plutôt. J'aurais peut-être mieux fait de passer mon chemin, de le laisser là où il était, quitte à ce qu'il meurt. Ca n'aurait pas été mon problème. Mais revenons à ses paroles. Ah, il voulait que j'aide les bestiaires plutôt que lui .. S'il savait ce que je faisais déjà pour eux ! Même si c'était toujours et encore insuffisant ... Tout irait pour le mieux si cette stupide guerre n'avait jamais commencé. Mais l'histoire avançait, imperturbable, et seuls nous pouvons encore lui faire changer de chemin. Et je perdais mon temps avec un humain qui voulait mourir. Il ne me restait plus qu'à partir, m'en aller et le laisser là, il devrait bien pouvoir se débrouiller seul, puisqu'il ne voulait pas d'aide. Il le voulait justement, partir. Sûrement rejoindre son Royaume et continuer sa vie d'antan, alors autant arrêter les recherches de Fold. Feulant doucement, je disais à Meylo de trouver le shaman et de la ramener chez lui, puis de revenir. Sans contester, le lion se leva et quitta la grotte, laissant le silence envahir les lieux. Il s'était à nouveau -ou enfin- arrêter de parler, et je me plaisais à espérer que ce n'était pas pour mieux recommencer. Bien entendu, je me trompait, et sa voix plus assurée brisa à nouveau le calme.
Ah, le risque ... J'avais fait cela en connaissance de causes, et si ça ne lui plaisait pas, il n'avait qu'à le dire là-bas, dans la brousse, ça m'aurait évité bien des choses. Mais il était trop tard pour reculer, cependant, on pouvait toujours s'arranger. Le lion revînt, me disant que Fold était bien retourné chez lui, et le silence se réinstalla. Cette fois, il avait finit de parlé, et c'est en inspirant que je repris la parole, mon ton doux ne s'accordant pas avec mes paroles tranchantes.
    - Et bien alors, vas-t'en, si telle est ton envie.
J'avais dit seulement une phrase et elles semblaient ridicules par rapport à tout ce qu'il avait dit auparavant, mais l'écho de la grotte fit résonner plusieurs fois mes mots, les rendant presque stressant malgré le ton employé. Les phrases étaient dures comme du roc, et c'est en un murmure que je tentais de me racheter. Mais que je ne te revois jamais par ici, si tu t'enfuie. Le chuchotement emplit tout de même la cavité un court instant, les mots s'entrechoquant alors, rendant la phrase incompréhensible. Peut-être avait-il entendu, peut-être non, peu importait. Il ne voulait pas mon aide, je lui faisais comprendre que je ne voulais plus de lui. M'adossant à la paroi après avoir récupéré ma gourde, je m'attendais à ce qu'il plie bagages, mais seul lui savait désormais ce qu'il allait faire. Cependant, c'était son ultime chance.
Kel Ezass
avatar
Ombre argentée


Messages : 80
Date de naissance : 22/04/1991
Date d'inscription : 26/07/2011
Age : 27
Age du personnage : 28 années !
MessageSujet: Re: Cueillette miraculeuse ! [Kaylla] Jeu 18 Aoû - 15:53

Je fixais d’un œil calculateur la jeune femme qui visiblement ne me supportait plus… Tant mieux, ça ne serait que plus simple de partir, d’ailleurs, elle se pria pas de m’ordonner de quitter les lieux. Son masque de neutralité se brisait peu à peu, cédant place à un agacement plus que visible. Je ne relevais pas plus que ça la froideur de son ultimatum, et me préparait plutôt à me lever… J’avais plutôt bien récupérer, assez pour m’éloigner d’ici. Bien sûr, je ne pourrais pas commencer aujourd’hui mon retour dans mon royaume, il faudrait que je m’oriente vers le point d’eau le plus proche, et que je reste là-bas le temps de récupérer. Je plaquais ma main contre la paroi, et me hissais sur mes deux jambes. Tout en m’aidant du mur, j’avançais, lentement, mais à un rythme constant… Je ne sais pas si c’est le fait de remuer ou l’envie de me jeter sur cette occasion de partir et d’éviter tout problème, mais la fatigue semblait s’être en grande partie. A la bonne heure. Je relâchais finalement la pierre froide, et continuait à tracer mon chemin en traînant les pieds. Le dos vouté, j’avançais d’un pas lent et calculateur, regardant droit devant moi, n’adressant même pas un regard à la bestiaire… Je lançais un vague ‘adieu’ en passant devant elle, sans pour autant m’arrêter. J’arrivais finalement à la sortie de la cavité.

Le soleil de plomb m’éblouit littéralement, et mes yeux ne furent pas capables de capter plus qu’une vague étendu jaunâtre à perte de vue pendant plusieurs secondes. Finalement, les plantes de la brousse m’apparurent, de plus en plus nettes. Je rehaussais ma besace, jetai un bref regard autour du moi, puis pris la direction qui me paraissait être l’ouest, en me servant du soleil comme point de repère. La route serrait longue et j’espérais bien trouver un point d’eau avant que la nuit ne tombe sur la plaine, sinon le soleil aurait probablement ma peau avant la fin de la journée de demain.

Cela faisait une dizaine de minutes que je marchais, et j’avais la désagréable impression d’être suivis de près… Mais j’avais beau regarder derrière moi, rien de bien surprenant ne se passait, juste le vent qui soufflait sur la brousse, la faisant s’aplatir doucement. Aucune trace de lion ou de Kaylla. Je regardais le dôme de pierre où je me trouvais il y a quelques minutes de ça. J’avais l’impressionnant d’avoir couru un marathon, et pourtant, il était encore parfaitement visible. Je tournais la tête vers la route, mais mon regard accrocha quelques choses. Sur ma droite, à quelques mètres de moi, je venais d’entrapercevoir quelque chose de grisâtre. Par réflexes, je sorti mon poignard, me dirigeant vers l’endroit où se trouvait mon apparition. Je n’avais pas trois mètres que je sentis une odeur familière… Un mélange de sang et de pourriture. J’avançais à l’aveuglette vers cette puanteur, puis finalement, j’en aperçu la cause. Il restait un reste d’un animal qui était mort depuis quelques temps. La carcasse n’avait pas été proprement dévorée. De généreux morceaux de chair étaient encore visibles. Je regardais les traces qui marquaient la terre autour de la dépouille. Visiblement, c’était un gros félin qui avait eu cette proie, et cela devait faire deux bonnes heures que la proie avait été laissée à l’abandon.

Je m’étonnais que les charognards des plaines ne soit pas encore venu grailler cette carcasse… Et pour toute réponse à ma question, un bruit dans mon dos me fit me retourner. Une hyène était sortie de nulle part et c’était jetée sur moi avec la ferme intention d’en découdre. Ma dague entailla l’animal au niveau de la gueule quand elle tenta de me mordre, mais le choc m’envoya au tapis. Je redressais la tête, voyant l’animal qui c’était reculée en couinant de douleur… Toujours prête à en découdre, probablement parce que je devais avoir la même odeur qu’un animal à l’agonie, elle me fit face un instant… Puis se recula, s’enfonçant dans la brousse. Je ne comprenais pas l’attitude de l’animal… Enfin par sur le coup, puis la raison d’un repli m’apparut. Son compagnon de chasse sortie à son tour d’entre les plantes. Un bestiaire sans aucun doute, sa crinière et les tachetures sur sa peau m’indiquaient son appartenance à la famille des hyènes. Un bolas en main qu’il commença à agiter d’un mouvement expert se mit à siffler… Je lui faisais face, la dague en avant, accroupis, prêt à esquiver son arme de jet, ma main se glissant doucement donc mon sac, attrapant un pot de terre cuite à tâtons.

L’affronter en combat singulier aurait été une folie… De plus, ma survie primait sur mon honneur. Je sortis brusquement le pot et le lançais d’un geste vif sur le bestiaire. Ce dernier n’eut aucun mal à le briser en vol en éclatant l’extrémité en bois de son bolas contre l’objet. Je vis son sourire triomphant sur son visage tandis que l’objet éclatait déversant une poudre blanchâtre en suspens dans l’air, tandis que je restais placide, me contentant de remonter mon foulard sur mon nez et ma bouche. Je le vis armer son bras et lancer sa fronde avec précision… J’eux beau me jeter sur le côté la corde s’enroula autour de mes pieds, me rétamant contre le sol. J’en lâchais ma dague qui glissa devant moi, me mettant à tousser… Je faisais trop d’effort dans mon état, et la poussière qui se souleva de la terre n’arrangea rien. Le bestiaire se rua sur moi, et je bloquais son bras armé d’une pierre d’un geste mal habile… Et là je sentis… Je sentis ses muscles céder, son souffle se bloquer soudainement. Son expression passa de la rage à la peur tandis qu’il se redressait, plaquant sa main sur sa poitrine, vacillant, avant de s’écrouler contre le sol, l’écume aux lèvres… Je lui lâchais un regard dédaigneux avant d’attraper ma dague, et d’entreprendre de me libérer du lien qui me retenait captif.

Alors que je faisais mes petites affaires, la hyène qui m’avait attaqué précédemment c’était assise à côté du bestiaire. Les babines pleines de sang, elle poussa son compagnon de chasse dans un bref mouvement de tête, mais ce dernier resta inerte… Un voile opaque avait recouvert ses yeux. Je regardais l’animal avec méfiance. Dans son état actuel, me mordre lui était presque impossible… Je me redressais tant bien que mal, et il me fallut du temps pour me remettre de mes émotions. Tandis que je me préparais à repartir, j’entendis l’animal pousser un cri plaintif… Je n’aurais jamais imaginé qu’un animal de ce gabarit puisse crier de la sorte. Je la contemplais un instant pleurer la mort de m’être mi-homme mi-bête… Puis je réalisais que s’il y en avait d’autre dans les environs, ce cri allait les guider jusqu’ici… Sans parler de Kaylla qui ne se trouvait pas très loin et qui pouvait rappliquer à tous moment…

Je me remis en route, remettant mon foulard comme une simple écharpe, essayant de presser le pas malgré la douleur de l’affrontement, mes côtes douloureuse et mon souffle sacadé…
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Cueillette miraculeuse ! [Kaylla]

Cueillette miraculeuse ! [Kaylla]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
Edonna :: La guerre des Clans RPG :: Royaume des Bestiaires :: La brousse