Edonna
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Siegfried Shieffer

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Siegfried Shieffer
avatar


Messages : 8
Date d'inscription : 01/08/2011
Age du personnage : 20 ans
MessageSujet: Siegfried Shieffer Lun 8 Aoû - 3:01


Siegfried Shieffer


    Âge : 20

    Sexe : Masculin

    Particularité : Cadet de la famille Rosario, donc frère direct de Gil Rosario avec des droits au trône évident, il fut adopté par la famille Shieffer dans le but clair de masquer son origine et éviter toute possible guerre de succession, de ce fait les seules personnes connaissant son patrimoine se résument à quatre : le défunt roi, son frère Gil Rosario, son oncle Gismore Shieffer et lui-même, il est clair qu’aucun des hommes n’ont révélé le secret, Siegfried est parfaitement conscient qu’il se doit d’agir en ombre pour son frère aîné, ils sont tous deux condamnés à ne jamais pouvoirs réellement se parler autre que dans une situation sérieuse qui empêchera toute fraternité, mais cela est la destinée qu’il se doit d’accepter et supporter sur ses épaules. Autre que son origine royale, le jeune homme est depuis peu assailli de vision étrange durant son sommeil, des rêves lucides qui semblent donner sur un monde totalement différent, absent de guerre et dont la paix règne au point que cela semble être… naturel. Des illusions inhabituelles qui réussissent par contre à éroder sa barrière mentale alors qu’il tente de gérer les rêves sans réellement bien se souvenir d’eux, un bref examen parmi les mages semble n’avoir apporter rien de concret autre qu’une explication désuète du genre « Votre présence dans ce monde s’amenuise durant votre sommeil», s’il n’avait pas une autorité convaincante il serait devenu cobaye chez les barbues. Siegfried voit les visions comme des rêves, mais, parfois il doit le reconnaître, la lucidité devient apeurant et l’effet secondaire, du moins selon lui, est qu’il semble avoir des effets de «déjà vus» en rencontrant de nouvelles personnes, comme s’il avait déjà vu cet individu auparavant, qu’est-ce ce qui peut bien faire naître ce genre d’impression, suivit des rêves ?



    D'où vient votre avatar ? Trouver sur Danbooru



Description


    > Description Physique : Il s’agit d’un homme à la silhouette large, des épaules robustes, un dos puissant, corps discipliné, 185 centimètres de hauteur, il ne fait absolument aucun doute que la profession de ce jeune homme est le combat, l’entraînement, la vie de militaire sans pitié, peut-être même chevalier, tout sur cette stature est droite et forgé avec un soin presque endoctriné. Le genre de personne capable de crée des brèches dans la foule, la première impression se place entre intimidation et sévérité même si le regard qu’il lance est loin d’être empli d’animosité, la stature d’une personne reste importante et très difficile à changer.

    Le visage semble être étrangement doux, même s’il reste inflexible, s’il y a bien quelque chose pouvant aider à mettre en confiance un interlocuteur, se sera sans aucun doute les yeux noisettes emplies d’une bonté presque contagieuse, et ce même au plus sérieux, l’expression reste généralement absente ou empathique, accentuant encore plus le charme quelque peu sévère du jeune homme, offrant un étrange sentiment pour quiconque voulant s’attarder sur son regard. Son sang royal lui a d’ailleurs apporté une beauté évidente qui a tôt fait de rivaliser la plupart des elfes, un nez fin, discret, sculpté avec soin sans déformation, bouche légèrement amaigrie avec des lèvres pâles, mais d’un beige invitant et la peau est clair, mélange d’une pêche neigeux qui fait ombre à la majorité des jeunes nobles. Quelque vilaines cicatrices sur les joues, le front et le menton ne font qu’accentuer le charisme discret du jeune Siegfried qui supporte également une dentition bien plus soignée que la moyenne soldat, il ne fait pas de doute qu’il prend un certain soin de son apparence, surtout avec cette chevelure d’un brun foncé, tirant sur le noir, coupé pour épouser et encadrer son visage tout en masquant sa nuque.

    Un physique rare parmi les humains, il aurait pu avoir la vie facile en se basant uniquement sur son visage, mais le corps qu’il possède est de loin encore plus travailler que son visage, faisant ombre à celui-ci. Non seulement est-il grand, mais absolument tout dans sa démarche hurle sa conviction inébranlable, tous ses membres ont été sculpté et travailler durant son entraînement monastique, il ne s’agit pas du genre de muscle récent adopté par les exercices réguliers d’une nouvelle recrue, la forme qu’il possède fut travaillée durant toute sa vie, impossible de réellement savoir à quoi il pourrait ressembler sans son entraînement, tout son corps est d’une forme olympienne, car cela lui permet tout simplement de survivre dans le monde qu’il a accepté.

    Finalement, niveau vêtement, Siegfried porte son armure de demi-plaque comme un uniforme. Le métal est d’un gris sombre tristounet saupoudré de ligne d’or, mais travailler de mains d’experts, donc de nains, pour épouser sa silhouette tout en n’entravant le moins possible ses mouvements, offrir une protection adéquate pour sa position puis plonger une image d’intimidation dans l’esprit des adversaires. La plupart des points sensibles ont été laissés en cuir pour ne pas entraver ses mouvements, l’armure reste quand même très efficace et jusqu’à se jour, à servit et sauvé la vie du jeune homme trop de fois pour compter. Le seul moment où il met son lourd casque est lors d’opération, l’objet alimente protection et charisme, une fente en croit permet une vision acceptable alors que le métal descend jusqu’à la nuque en épousant parfaitement le reste de l’armure, une décoration de poil blond termine cette protection, une armure de noble sans le moindre doute.


    > Description Mental

    DUTY : Personne dans ce monde n’est égal, ceci est quelque chose que Siegfried à apprit, le devoir d’un individu diffère à une autre, une trop grande majorité voit cette responsabilité avec leur «moi», ce qui est d’un frustrant incroyable pour le jeune homme qui, maintenant, déteste côtoyer la plupart des nobles voyant cette guerre comme un moyen de s’enrichir en envoyant des hommes mourir, un gaspillage incroyable. Le devoir de Siegfried Shieffer est envers le peuple du royaume Rosario, ses nobles comme ses paysans, ses confrères comme ses supérieurs, obéir à ses ordres et accomplir la mission qu’on lui donne même si cela réclamera sa vie, vaincre est toujours plus important que l’individu, cette guerre était là avant lui, mais c’est à lui de faire absolument tout ce qu’il peut pour la terminer, permettre à son… au peuple de souffler après tellement longtemps. Une vie, même la sienne, pour son royaume n’est absolument rien, aider les gens qu’il croise par empathie, sa responsabilité l’accompagnera jusqu’à sa tombe, les gens avec un puissant talent se doivent de l’utiliser pour leur peuple, ainsi est le monde dans lequel il vit, Siegfried l’accepte et fait tout ce qu’il peut pour offrir l’avantage à son camp, son père, son frère, son sang qu’est le peuple du royaume Rosario. La loyauté est fanatique, la mort est son épée Damoclès, sévère et inflexible, Siegfried Shieffer devra tacher ses mains d’encore plus de sang s’il souhaite montrer le chemin de la victoire, tel est le poids de la responsabilité, du devoir, apporter par son sang, son héritage, son talent. La douleur est terriblement tenace, mais il continuera, même s’il est maintenant seul, il ne peut se permettre le luxe de la mort, en tant que fils du roi Rosario et frère de Gil, Siegfried Shieffer se doit d’accomplir plus que «le meilleur de lui».
    Ainsi était la doctrine de son oncle et tuteur…


    PROUD : La ligne est fine entre égocentrisme et fierté, parfois Siegfried l’oubli et franchie le mauvais côté lors d’attaque personnelle, mais la nature de cette fierté est bien plus qu’une simple confiance en ces capacités. Les gens qui l’entouraient ont réussi à marquer le jeune prince pour le restant de ses jours, écouter et accepter leur conviction, apprendre à être fier de son oncle, de ses anciens confrères d’armes et même de l’amour que sa mère lui a porté, fier de son héritage, être capable de trouver la force et bravoure nécessaire pour affronter le monde la tête haute. Siegfried Schieffer est quelqu’un d’important, il le sait, il se doit donc de se montrer à la hauteur, par-dessus tout ne jamais laisser son rang lui monter à la tête, car un noble qui se laisse corrompre par ses accomplissements deviendra de moins en moins sévère, moins juste, pour finalement manquer à sa responsabilité. Siegfried Shieffer est fier des gens qu’il a connus et tente tout simplement d’arriver à la moitié de leur grandeur, mais se doit de devenir «moi» plutôt que devenir «lui».

    JUSTICE
    : Ne jamais regarder outre le mal, ne jamais rester passif face à l’injustice, chasser le crime et par-dessus tout ne jamais se laisser aller dans la corruption et la luxure. Une doctrine simple qui pousse le jeune homme à se mêler de la vie de parfait inconnu, outre passer la distance «respectable» avec de nouvelle connaissance si celle-ci montre une détresse plus ou moins évidente. Cet altruisme n’est nullement forcer, Siegfried aime offrir une main à qui en a besoin, et ce, même au risque de se faire mordre ou pire, poignardé, les impressions sont très mitigées avec cette doctrine de paladin, mais s’il y a bien quelque chose d’indéniable est que Siegfried ne fera jamais volontairement du mal à autrui. Ce qui n’est pas une excuse pour tous les ennemis : humains, bestiaires, elfes couper sans merci, mais la guerre est ainsi, même si cela lui fend le cœur. Il ne succombera à aucun moment aux instincts primitifs et animaliers, sa justice est personnelle, mais là est sa force.

    RAGE
    : Une faiblesse tellement humiliante qui le pousse, encore et encore, à perdre contrôle, transformer son monde en bain de sang et tuer, tuer, tuer, hurler et écraser le Mal et l’injustice alors qu’il ne fait que se plonger dans une orgie de sang et violence autodestructrice. Peu, trop peu, connaisse cette instabilité psychologique, Siegfried Shieffer est un jeune homme solide qui ne fait qu’ajouter du mortier à son mur avec le temps, perdre les pédales est tellement…. Humain ? Il déteste le mal, l’injustice, esclavagiste transformant homme et femme en objet, soldats s’abandonnant à leur pulsion… Siegfried ne peut tolérer ce genre de chose, il se fait donc altruiste, peut-être hypocrite, pour tenter au moins de ne pas éclater. Mais tout se mal, toute cette injustice, cette haine incroyable poussant les gens à se faire mal est la pire des provocations, cette haine implacable le pousse à répondre en hurlant et exterminer, massacrer, tout ennemi profitant des innocents. Cette rage insoutenable est capricieuse, endormit pendant des semaines, des mois, puis éclate et ravage, soyons heureux qu’il reste lucide, même enrager jamais il ne fera de mal à qui ne le mérite pas. Tout dépend de la première impression.

    DRUGS : Relaxant hebdomadaire, herbe elfique aux propriétés légèrement sédatives, permettant à son esprit un repos merveilleusement chaleureux, cette herbe est l’un de ses biens les plus couteux et précieux, il sait très bien que cela lui permet de rester stable, Siegfried Shieffer manque cruellement de cette «stabilité», mais cette herbe permet, grand merci, de chasser les sons, les hallucinations, les rêves, le stress, l’anxiété… Il en est dépendant, Siegfried est parfaitement conscient de ce problème envahissant, mais il n’existe aucune autre solution lui permettant de conserver ses piliers et aider le royaume, chasser le Mal, l’injustice, si cette dose n’est pas prise, l’odeur, la chaleur, les sons, les morts… ils reviennent. Les gens ajoutent des phrases, la mémoire flanche, la réalité s’embrume, le corps devient… automatique. Ceci est sa stabilité, la clé de sa force, permettant à son esprit de continuer. Siegfried Shieffer, non, Rosario, à peur d’un quelconque rapprochement.




    > Histoire :


    L’union du roi avec cette femme donna naissance à un sang-mêlé, les circonstances aillant amener un résultat aussi dangereux seront garder sous silence, uniquement connus de la demoiselle, mélanger le sang noble au bas peuple… Cet enfant restera une existence dangereuse pour le restant de sa vie, condamner à ne jamais connaître son père et son frère, alors que la demoiselle montra des signes de gestation, le roi ne resta pas dupe, ainsi fut-elle transférer chez la famille Shieffer, continuant son travail de soubrette qui prit rapidement fin pour qu’elle puisse se reposer en paix. Personne ne se doit de connaître l’héritage de cette femme, personne, Siegfried en a déjà bien assez sur les épaules…

    Ainsi Gismore Shieffer adopta une demoiselle enceinte sans histoire, orpheline par la guerre qui ne parlait jamais de ses origines et il comprit rapidement que, malgré le fait que le roi lui est presque supplié de lui offrir un foyer, certaine chose resteront à jamais inconnu, mais tel est l’existence des représentants du peuple. Certains secrets se doivent de rester enterrer, néanmoins il ne pouvait que se demander ce qui avait poussé le roi, son cousin, à se lier avec une demoiselle de 15 ans, de ce fait Gismore s’enquit chaque jour de la santé de la demoiselle au prénom de Tierra qui, après son congé plus ou moins forcé par le noble, occupait son temps dans la large bibliothèque du domaine Shieffer. La grossesse se fit sans encombre, les jours passaient dans la quiétude et Gismore comprit rapidement pourquoi il ne fut pas envoyé sur le front durant tout ce temps, il devait s’occuper de paperasse et l’entraînement des soldats le temps que la jeune Tierra puisse se permettre de prendre quelque habitude, cesser de vivre en fantôme, pris d’une mélancolie étrange qui ne semblait pas réellement étouffer sa flamme de vie, mais elle prenait un très grand soin de son corps, Gismore comprit rapidement son souhait sans demander.

    Un mois après l’anniversaire de ses 16 ans, un jeune garçon en parfaite santé fut prénommé Siegfried par une adolescente essouffler entourée de deux prêtresses pratiquantes de magie blanche. Une nouvelle naissance masculine dans la puissante famille noble Shieffer partageant le même sang que le roi Rosario, il se devra de grandir rapidement, mais pour le moment une mère peut se permettre d’aimer son enfant quelque temps, la guerre restera éloigner. Gismore vit en cette jeune Tierra la femme qui lui avait donné deux fils à présent décédés.

    Le destin permit à Siegfried une enfance heureuse, la guerre était loin du royaume, de la capitale, du domaine familial, le nom de la prestigieuse famille restait ombragé, sans poids, permettant un certain épanouissement autant au jeune garçon que la jeune maman qui avait fait de cette progéniture son unique raison de vivre. L’amour qu’elle lui donnait était presque débordant et c’était avec une patience remarquable qu’elle prit soin du jeune Siegfried, bien entendu elle reçut une aide non négligeable de la part des habitants du domaine Shieffer, ce qui lui permit de lentement sortir de son large mur tout en restant inséparable avec le bambin grandissant qui, avec le temps, appris à parler et marcher comme tout enfant épanoui.

    Alors que les années se succédaient, la guerre centenaire resta toujours dans son statuquo et le manoir fut toujours le même, les gens vieillissaient, certains disparaissaient pour être remplacé, parfois des visites importantes occupaient Gismore tout un soir et il partait tôt le lendemain pour revenir au plus tard après deux mois, exténuer autant physiquement que mentalement et il prenait ensuite une semaine de repos ou il supervisait l’entraînement du corps armé du manoir. Le domaine Shieffer avait cette particularité unique, comparée aux autres nobles de la cour royale, de séparé plus de la moitié du manoir pour accommoder plus d’une soixantaine de personnes qui, sous l’œil attentif d’un vieux général retraité, suivait un entraînement spartiate qui s’acheminait généralement sur plus de deux à quatre mois, produisait des hommes solides, coordonner et particulièrement dévouer aux objectifs de la royauté, répondant à la famille Shieffer et très impatient de rejoindre le front. Faire partit de cette unité d’élite était un honneur immense parmi les militaires du royaume, chaque homme se voyait sertit d’une bague de cuivre avec le sceau unique du corps armer et se voyait attribuer les missions les plus périlleuses, donc inévitablement les plus importantes, les chances de trouver la mort étaient plus du double qu’un soldat normal, mais cela n’empêchait pas la famille de piocher leurs recrues dans l’armer du roi.

    Une fois Siegfried assez vieux pour pouvoir courir en entraînant Tierra dans des courses malicieuses, il devint tout simplement inévitable qu’il aboutisse dans le terrain d’entraînement Shieffer et ce, même lorsque les avertissements de sa mère devint sérieux, jeune garçon qu’il était, cela ne faisait, que l’enhardir en exultant une fierté gamine, affirmant que maman ne pourra jamais le rattraper. Le premier contact fut inoubliable, plaquant une double porte, ignorant totalement le nombre grandissant d’hommes qui l’observait les sourcils levés, il aboutit dans la cour fourmillante d’activité, armes et armures de fer brillant au soleil alors que des bruits perpétuels de vents couper par une lame ou une flèche accompagner d’exclamation et jurons, une cacophonie qui le laissa rapidement muet, vint ensuite le regard sévère de Gismore au côté d’un large homme vieillissant et il se retrouva clouer sur place, totalement intimidée. Heureusement que le tout se termina rapidement, quelques secondes et voilà qu’un bras lui entoura la tête pour ensuite être aveuglé par des vêtements, les sons n’en devinrent que plus puissant.

    L’étincelle de l’ambition commença à faire briller les yeux noisettes du garçon, il n’y avait absolument aucun doute quant à ce qu’il souhaitait faire à présent, tous les histoires et les contes que Tierra avait lus à son chevet semblaient avoir empilé le bois nécessaire pour nourrir la flamme, il n’y avait pas encore de guerre pour Siegfried, tout simplement des chevaliers aux épées brillantes avec des armures de plates luisants, débordant de charisme héroïque, prêt à sauver le royaume… Même s’il était fils du roi, même s’il était adopté dans la famille Shieffer, accepter le fait que son fils se doit de suivre un entraînement militaire était difficile à avaler, mais Tierra n’était pas dupe, se rebeller contre le «devoir» que le sang de Siegfried demandait ne fera que l’éloigner, alors elle décida de l’accompagner, cette cage d’or était d’un frustrant…

    Ainsi débuta une nouvelle routine, avec aucun autre enfant dans tout le domaine Shieffer, le garçonnet s’aventura sur le terrain d’entraînement chaque jour ou il commença à interagir avec les nombreux hommes, observant leur exercice, mais, par-dessus tout, tellement aux anges avec les épées et armures qu’il arriva plusieurs fois de tenir et agiter les armes beaucoup trop lourdes des recrues, d’une certaine manière, Siegfried devint une mascotte durant quelque semaine, un gamin aussi plein d’énergie était plutôt divertissant, mais le regard de Gismore semblait ne jamais le quitter. Vint ensuite une activité d’archerie, le terrain prévu pour l’endroit n’était pas très grand, l’entraînement des soldats n’avait pas réellement de place pour entraîner des archers dans le curriculum, cela n’empêchait pas certain de passer du temps à tirer des flèches sur les cibles, d’une certaine manière l’archerie était une activité de relaxation. Beaucoup resteront surpris de la force nécessaire pour plier un puissant arc, beaucoup de muscles travaillent lors de l’activité alors que toucher le centre de la cible requiert une concentration remarquable, aucun doute sur le fait que tirer des flèches en passe-temps apporte de nombreux biens fait.

    C’était un début, Siegfried resta très surpris lorsque Tierra l’obligea à se placer sur le sol de bois, le dojo éloigner du terrain d’entraînement, sans cesse déranger par les bruits farouches d’affrontements, c’était étrange, oui, Tierra plaçait la flèche, pliait l’arc avec une force insoupçonnée pour laisser filer l’objet qui venait se planter en plein centre. Toujours le centre, infaillible, visage dur et regard plisser, c’était un côté étrange de sa mère qui le laissa coi, il lui obéit sans remontrance, tentant comme il pouvait de tirer à l’arc, prendre ne serait-ce qu’un dixième du talent qu’avait sa mère, mais c’était trois flèches sur dix qui touchaient la cible, le centre étant une ambition lointaine. Cette nouvelle activité devint normale pour le duo, bien que Siegfried semblait avoir une préfère très clair avec les armes de contacts et l’affirmait sans cesse à Tierra, il ne dédaigna pas réellement l’enseignement qu’elle lui produisait, bientôt il comprit rapidement comment chasser toute hésitation de son esprit, faire outre la douleur des crampes provoquer par l’effort physique de plier l’arc sans cesse, tenter de copier le style de combat que sa mère employait, il arriva rapidement à toucher le centre avec une flèche sur dix, un progrès remarquable pour un simple mois d’exercice. Là n’était pas son domaine, mais il appréciait grandement cet entraînement, il ne pourra jamais égaler Tierra dans le domaine de l’archerie, avec le temps il apprit rapidement qu’elle n’avait aucun égal dans toute l'habitation, avec le temps Siegfried toucha le meilleur qu’il pouvait faire avec un arc, provoquant un certain coup solide sur son égo, être ainsi battu par sa mère était loin d’être apprécié par sa petite personne.

    Les jours s’acheminèrent sans incident notable, bien sûr quelquefois Siegfried et Tierra étaient pris de conflit, mais rien de réellement majeur et le jeune garçon commença également à plus ou moins tenter d’apprendre l’épée en cachette même s’il était toujours pris sur le fait, il aimait bien tirer des flèches, mais il avait sérieusement l’impression d’en faire trop souvent. Avec le temps il s’adoucit grandement, non car il était abattu, avec tout le temps qu’il passait avec sa mère il comprenait lorsque quelque chose n’allait pas, quelques semaines après son septième anniversaire elle semblait triste plutôt que sévère, il avait beau demander il ne récoltait qu’une caresse sur sa chevelure mi-longue avec un sourire à demi forcé. Siegfried restera très attaché à sa mère, même s’il affirmait le contraire lorsqu’on lui demandait.

    Le changement survint d’une manière calme, semblant sans importance, ce fut étrange de voir Gismore marcher vers lui et dire qu’il allait devenir châtelain, encore plus de voir Tierra frustrée affirmant qu’il était trop tôt. Une vie calme de parfaite insouciance qui se termine ainsi ? Siegfried ne comprit pas, mais il admirait le chef de famille Shieffer, monsieur Gismore, un homme robuste, solide, se tenant avec une prestance militaire, non, chevaleresque ressemblait étrangement à un homme sortit tout droit d’un conte. Il ne vit pas la dureté de son regard et ne comprit pas le fait qu’il semblait avoir un «devoir» envers le peuple Rosario, ce ne fut qu’une fois l’action accomplie qu’il comprit, finalement, que rien ne sera pareil à cette vie insouciante d’avant, mise à part Tierra qui restera toujours proche, cela Gismore le lui promit.

    Entreprendre une nouvelle éducation mêlée à de très fréquents exercices qui devinrent rapidement sans merci, Siegfried n’en devint que plus têtue, alors qu’il avait déjà appris à lire et écrire par les soins de sa mère, Gismore tenta de lui entrer dans le crâne des notions d’histoires, calligraphie et passa rapidement à l’enseignement militaire, lui faire comprendre comment fonctionne une chaîne de commandement, suivit ensuite du système féodal du royaume avec, bien entendu, un survêtement d’enseignement sur les dragonniers, mettant un très grand accent sur la longue alliance qu’ils partageaient avec les humains. Strict, sévère, voir même sans pitié, Siegfried peina à tout comprendre avec les exercices, le seul répit qu’on lui attribua était de lui offrir des épées sur mesure, ce qui ne fit que le frustré et reprendre les grosses lames des soldats. Le temps lui permit de devenir de plus en plus habile avec ces lames démesurées, Siegfried se trouva forcer à suivre une doctrine plus ou moins solitaire lorsque son tuteur partait au front, du moins c’était ce qu’il pensait, car l’homme restait très réservé quant à ses occupations.

    La routine s’installa avec quelque bref incident ou le jeune Shieffer s’enfuit dans la capitale incapable de résister à sa curiosité, rien de fâcheux n’en résulta, mise à part se faire sérieusement gronder par sa mère et Gismore une fois qu’il l’apprit, après tout un jeune noble de doit d’avoir une escorte convenable en sortie, suite à d’incessantes demandes il put s’aventurer une fois par semaine en compagnie de sa mère qui, avec le temps, semblait avoir repris ses racines avec l’archerie au point de rarement se séparé de son arc et carquois, on pourrait presque croire qu’elle possède du sang elfe. Il ne s’ennuya pas, même si son existence était emmurer Siegfried réussi à devenir mature à une vitesse quelque peu déconcertante, son insouciance fut rapidement remplacée par une certaine bravade et une fierté conséquente, voir disproportionner, mais il était clair qu’il avait les muscles et par-dessus tout le talent avec les grosses lames qu’il affectionnait beaucoup. Cela n’empêcha pas un enseignement pour en manier d’autre, il devint plutôt douer dans le maniement de la massue et le bouclier, tout en partageant de nombreux après-midi avec sa mère qui semblait ne jamais changer, rarement accompagner et refusant toute personne tentant la romance.

    Jusqu’au jour où une visite de mages révéla qu’elle avait entrepris une éducation dans le domaine des arcanes, ce qui fut plutôt choquant, encore plus avec sa décision de quitter le domaine pour un temps indéterminé, mais la surprise ne s’arrêta pas, car non seulement Tierra avait-elle un potentiel important pour la magie, le fait qu’elle ait enfanté le jeune Siegfried semblait avoir transmis, sinon même amélioré, ce don recherché. L’enthousiasme des barbus l’aurait quasiment kidnappé pour l’amener à la vallée, mais tout se calma lorsque la jeune mère décida de poser un ultimatum cruel pour le jeune préadolescent.

    Accompagner sa précieuse mère, entreprendre un apprentissage complètement inconnu, mais toujours au côté de son unique famille tellement, tellement précieuse. Siegfried avait grandi avec sa jeune mère, passant de nombreuses heures avec elle, chaque jour sans exception. Il était aussi un Shieffer, il avait un rêve, une ambition, il avait beau se frustrer contre l’enseignement strict de Gismore, il savait que cet homme serait l’un des deux piliers lui permettant de supporter le poids de son objectif, aider le royaume, sauver des vies, combattre l’ennemi… D’une certaine manière, les mages faisaient la même chose, ce qui le fit hésiter un long moment, la pitié des mages suivit de l’autorité du maître des lieux permit au moins une dernière nuit avec son unique famille de sang, tout présent avait déjà compris son choix, au grand damne des mages qui ne pouvaient s’empêcher de lâcher des «gâchis» de frustrations. Tierra avait sa propre ambition, Siegfried avait la sienne, il apprit ce soir qu’il était fils du roi Rosario, ce qui fut un étrange soulagement pour le préadolescent.

    Sacrifier quelque chose pour en gagner une autre…

    Les soirs où il se plaindra de ses exercices ou encore argumenter des stratégies militaires, voir tenter de trouver de nouvelles fins à certaines histoires ne reviendront plus. Mais le lien perdurera, une mère et un fils s’étant aimés sans animosité pendant 12 ans forgent un lien incroyablement solide, mais cette séparation devint nécessaire pour Siegfried. Devenir soldat Shieffer plutôt que mage, c’en était de la folie, le rêve d’un garçon devint une ambition qui, avec le temps, s’étendra sur tout le royaume Rosario, préserver la vie de ses habitants… soldats et mages n’est que les deux faces d’une pièce dans les mains du roi.

    Siegfried devint plus conscient du fait que toutes les connaissances du passé excepter Gismore avaient disparu. Les soldats sympathiques, légèrement malicieux n’étaient plus les mêmes, le vieux général supervisant les entraînements, avec qui il avait fait quelque parti d’échec, n’était plus là, remplacer par divers hommes supervisant une escouade… Les changements s’étaient ainsi produits sous son nez, qu’est-ce que c’était étrange, il était prince, mais n’avait jamais entrevue autant de petit évènement, le poids de la couronne, il était heureux de ne jamais l’avoir, reposer sur le trône n’était pas son rêve, alors personne ne se devra de connaître son patrimoine.
    Il devint sérieux, renfermé, cessa de se plaindre, acceptant sa réalité sans cesser de grimper l’énorme montagne qu’était son éducation, entraînement sévère, implacable. Ses efforts lui mérita le privilège de sortie dans la capitale, avec un progrès faramineux dans l’auto défense et l’escrime Siegfried pouvait aisément égaler un agresseur et se protéger de plusieurs, l’habitude d’avoir choisi des lames trop grosses pour lui avait apporté une habitude quelque peu handicapante dans son escrime, il devint trop habituer à se battre en tenant son arme à deux mains.

    Son premier champ de bataille était à ses 15 ans, il ne s’agissait qu’une escarmouche désuet d’un grand maximum de 100 hommes de milices s’ayant levé contre un groupe de Bestiaire antagoniste qui, semblait-il, faisait des raids incessants sur de nombreux villages depuis quelques années, c’était très loin d’être un affrontement requérant le général Gismore Shieffer en plus de la présence de son apprentie, encore moins une vingtaine des puissants soldats de la maison équiper de leurs armures luisantes, large bouclier de fer et épée très bien entretenu. Les chevaliers, du moins c’était ce que voyait Siegfried, faisaient certainement tache dans la masse d’hommes équipés de leurs vêtements, boucliers de bois et lance, mais l’effet sur le moral était non négligeable. Les affrontements s’étaient, semble-t-il, amoindrit depuis quelque temps, mais cela n’ira pas empêcher à son oncle d’accomplir son devoir, en tant qu’apprentie, Siegfried se devait de l’aider comme il pouvait, néanmoins les tapotements de son cœur devinrent douloureux avant même que Gismore n’ordonne aux hommes de former un régiment compact avec les puissants soldats Shieffer en première ligne, majestueux dans leur discipline. Siegfried se devait de regarder en silence, les hommes en avant, il avait discutés avec chacun d’entre eux et passer les quelques nuits de marches en leur compagnie, des hommes parfaitement banals et sympathiques, maintenant leur visage devait être dur et froid sous les masques de métaux. Siegfried ne pouvait s’empêcher quelque tremblement, tout en étant soulagé de ne pas être devant, comme les hommes en armure statufier, attendant l’ordre de marcher vers le fort de bois construit à la va-vite par les Bestiaires qui n’avait plus d’endroit où se cacher après la poursuite incessante de la milice.
    Les bardes chantent les batailles dans un abolissement total de la violence, ne voyant qu’une glorieuse confrontation d’esprit et de corps, un affrontement devenant une marche vers le futur radiant du trésor de la nature, une ère d’or prospère qui aura permis aux nombreux sacrifices de valoir la peine et récompenser la souffrance du peuple. Peut-être que Siegfried avait cette illusion avant ce jour, une bravade en papier qui fut chiffonnée sans merci, au point d’être reconnaissant de ne pas être en plein milieu de cette… violence implacable, les cris, les armes qui se cognent, les râlements. Il était loin, cela lui permettait de voir avec soin, les humains et bestiaires s’étaient entremêlés, la milice avait brisé sa formation et les hommes tombaient sans merci, discipline, entraînement, équipement… une lacune incroyable, ils s’étaient levés avec la haine comme simple carburant et voilà le résultat, les bestiaires étaient d’ailleurs très peu différent, enhardit par la violence et leur propre haine, la plupart se retrouvaient isolé, puis abattus. Dans cette mêlée, la seule unité ayant conservé sa discipline était les hommes en armure, formant une ligne compacte et se battant avant tout en groupe plutôt que l’exemple bagarreur de la milice, ils combattaient ensemble et n’avaient aucun répit, l’honneur d’un duel était inexistant, les bestiaires étaient exécutés dans des mouvements diagonaux secs des épées. Siegfried ne put s’empêcher de se pencher sur le côté de sa monture et vomir, c’était donc ça, la guerre, non… ceci était une exécution. 50 Bestiaires morts après 3 heures, 33 humains décéder et une autre trentaine blesser, les hommes en armures avaient des traces, des renfoncements, parfois une flèche dans le bouclier, les cicatrices des armures étaient plus vieilles que ce qui avait été fait à ce jour. Une escarmouche sans histoire, pourquoi donc est-ce que le noble Gismore était venu ?

    Le frissonnement de la crainte, la nature de la préservation de soi, la peur de la mort, Siegfried comprit finalement le danger de son ambition, la mort sera son épée Damoclès. Le son incessant de cette bataille, les images des morts, les mouvements, coupés, coupés, coupés ! C’était donc ça le chemin qu’il avait choisi, soldat, peut-être chevalier être Shieffer est une malédiction, à 15 ans il avait peur, c’était tout ce qu’il pouvait faire, peur et se frustré de cette faiblesse, colère contre son inefficacité, des hommes morts pour rien, des bestiaires enhardis par la haine aillant semer le pillage. Il y eu une période de cauchemar, suivit d’une révolte, d’une certaine manière, il avait besoin de sa famille.

    Ainsi son existence se poursuit d’une manière quelque peu misérable, les mois se succédaient sans incident alors qu’il continuait son apprentissage avec Gismore, il comprit rapidement qu’il voulait faire de lui un commandant de l’unité, mais Siegfried manquait trop de charisme pour cette tâche, il était peut-être fils du roi, mais il restait un bâtard, parler avec la conviction et le magnétisme nécessaire pour impression les hommes n’était pas chez lui, cette assurance, ce talent d’orateur était absent, Siegfried avait toute l’étoffe requise pour prendre la place la plus dangereuse de toute l’unité : tête d’avant-garde, rien de mieux qu’un prince pour cette position, l’envie d’autodestruction était tenace, mais Siegfried ne réfléchissait jamais à sa mort, il ne peut se permettre de rendre l’âme tant que cette guerre continue. L’idée d’être la tête de la famille Shieffer ne lui effleura pas l’esprit, avec le temps et par-dessus tous les hommes en entraînement, Siegfried réussit à colmater et renforcer la brèche que la peur avait créée dans son mur. Chacun des soldats se battait par loyauté au royaume, oui, mais ils avaient tous une raison personnelle, apporter la victoire pour son pays était naturel, mais ce n’était pas suffisant pour réellement motiver des personnes à endurer l’entraînement infernal et l’enfer des combats tout en regardant la mort en face. La pire crainte qu’ils semblent tous partager n’était pas réellement de mourir, mais de gâcher leurs morts, un sacrifice inutile, un gaspillage de temps. Ils ne pouvaient se permettre de désespérer, se battre pour son pays et ses frères d’armes est tellement plus simple…
    Peut-être que Siegfried commença à devenir adulte au fil des récits et des disparitions des recrues, certains trouvaient la mort, mais le calme des dernières années avaient réaffectés la majorité dans d’autres unités du royaume, la guerre s’était transformée en petite escarmouche et cela permit à beaucoup de souffler, d’ailleurs Siegfried fut plutôt surpris d’apprendre que Gismore s’était lié, semble-t-il, à une roturière d’une beauté rare égalisant les dames de la cour. Il y avait toujours une certaine distance entre le neveu et l’oncle, aucun ne demandait à l’autre ce qu’ils faisaient lors des congés, nul besoin de connaître la raison de l’absence s’ils reviennent le lendemain en parfaite santé. Mais cette union continua de le surprendre, le mariage s’était fait dans le secret, aucune festivité typique des nobles, l’ajout d’une nouvelle personne dans la famille Shieffer s’était fait dans un secret atypique, enfaîte Siegfried était plus ou moins certain que personne ne connaissait ce qui s’était produit, Gismore avait un certain romantisme.

    Une distance s’installa lentement entre le chevalier et l’apprentie, les exercices de Siegfried étaient devenus machinaux, ne demandant aucune supervision alors que son instruction requérait un professeur professionnel, mais la majorité des notions d’économies lui passèrent au travers du crâne, même s’il manquait sérieusement de motivation sur ce côté il tenta comme il put de faire outre l’absence de son oncle, se renfermant un peu plus dans la correspondance qu’il échangeait avec sa mère.

    Siegfried n’eut pas beaucoup d’interaction avec la nouvelle mariée, il semblerait qu’elle occupait un poste d’administration important au sein du domaine ce qui avait enlevé un poids des épaules de son oncle, elle continua même son travail après être tombée enceinte (Siegfried soupçonna qu’elle l’était avant même le mariage), elle était une personne… discrète, mais pragmatique et passionné pour améliorer le domaine Shieffer. Les mois se succédaient sans réel incident, les efforts de la demoiselle au prénom de Yainah apportaient de petits changements, par exemple quelque contrat avec des marchands indépendants, emploi de mercenaire fauché pour anéantir quelques menaces de bandits évidentes. La famille Shieffer fut toujours beaucoup plus martiale qu’économiste, ce genre d’actions ne passait pas inaperçu, Siegfried remarqua plusieurs fois que son oncle devenait victime de visite impromptue.

    Si les ombres deviennent menaçantes…

    Le jeune homme se rabattit dans sa correspondance mensuelle, apprit à manier de nombreuses armes, vadrouilla dans la capitale… Il n’était pas prêt, pas encore, mais il sentait qu’il pourrait bientôt se battre sur le champ de bataille. Peur, nervosité, impatience, frustration… sa première expérience fut dramatique, pour ne pas dire traumatisante, maintenant âgé de 16 ans il se sentait prêt, mais avait assez de discipline pour attendre et suer à l’entraînement, affuter sa lame au point de devenir inégalable, s’exercer contre deux autres soldats était devenu normal pour lui à présent, il fallait en ajouter un autre lorsqu’il prenait sa claymore.

    Le destin apporta une nièce, un accouchement prévu sans la moindre complication, superviser par deux prêtresses, la nuit était d’un calme oppressant, mais le ciel étoilé restait des plus somptueux. L’oncle et le neveu étaient tous deux sur le terrain d’entraînement, partageant du vin dans des coupes de bois lisse, Gismore ressemblait presque à un gamin avec sa nervosité, mais ce soir se révéla être une expérience des plus plaisante, Siegfried comprit finalement qu’il aimait Gismore comme un père et, avec l’alcool, ce dernier lui avoua voir en lui un fils. Un soir tout à fait banal, une nouvelle existence fut accueillie avec la chaleureuse flamme de l’amour, une famille peu nombreuse, mais cela suffira. Gismore fit promettre quelque chose de douloureux pour le jeune Siegfried, il ne put s’empêcher d’avoir vu venir par contre, mais promettre à son oncle, son tuteur, son père adoptif sévère qu’il prendra soin de sa fille s’il lui arrivait malheur fut loin d’être difficile, même si la possibilité du décès de Gismore le contrariait énormément.

    Le premier homme que Siegfried Shieffer tua était un simple bandit, la bataille elle-même n’était qu’une escarmouche banale sans la moindre importance durant l’automne, peu après son anniversaire, le sang et les armes souillèrent les feuilles en abreuvant l’herbes décolorés, c’était sanguinaire, couper sur la gauche, sur la droite, fracasser les armes des hors-la-loi, ressentir quelques coups rebondir sur son armure. Siegfried était au plus avant de l’unité, le premier à faire contact avec l’ennemi, l’affrontement fut terminé en une dizaine de minutes et… il ne ressentait rien, alors que les corps jonchaient le sol il se contenta de marcher et rejoindre son oncle, aucune fierté, aucun regret, Siegfried débuta lentement à grimper, forger un caractère digne de son sang Rosario.

    Cela continua, devenir proactif dans l’armée du royaume sembla soudainement avoir levé le rideau sur de nombreux troubles étendus sur les terres humaines et parfois même dragonniers, des avancés Bestaires et elfes qui se devait d’être repousser, résultat comparable avec l’armer humaine et dragonnier. Entre 16 et 18 ans, Siegfried connut de nombreux, nombreux champ de bataille, la mort et la violence vint hanter son esprit comme un mauvais spectre, alliés, amis, ennemis, tous passaient sous les lames, les flèches, la magie… Une certaine morosité s’installa, les cauchemars furent remplacés par des rêves bienfaisants, le stress s’accumula et, inévitablement, Siegfried devint beaucoup trop habituer à se battre, ses rares moments de calme au domaine Shieffer se faisaient dans le silence complet, il cessa de pratiquer l’arc, oublia sa correspondance, parfois il entendait des bruits beaucoup trop violents pour être de simple exercice, des éblouissements sanguins le faisait sursauter… Le rêve de changer le monde n’était que poudre aux yeux, n’est-ce pas ?

    Vint un changement brutal, cruel, injuste, un moment de sang, de confusion, douleur inévitable, perte qui fit déborder, craqueler, absolument tout ce qu’était Siegfried Shieffer. Le souvenir de cette «bataille» qui coûta la vie à plus de trente hommes, y compris son oncle, fut fermé à clé dans un coin de son esprit, le jeune homme fuit comme il put, c’était tout ce dont il se souvenait, fuir, encore et toujours, fuir ! Fuir ! Fuir ! Courir, attraper un cheval, son esprit était incapable d’accepter les pertes, la mort de tellement de ses… non des soldats Shieffer, la mort de son oncle venu de nulle part, l’embuscade des elfes, c’était trop, le pauvre esprit surchauffer du jeune homme allait briser, déjà, alors qu’il fuyait vers la capitale, vers sa maison en sécurité, les craquements semblaient devenir audible. Désarmer, uniquement vivant grâce à son armure, forcé le cheval à mourir avec un galop maintenu, Siegfried fuit, il devait se réfugier loin, sinon mourir… mourir ! Jamais !

    Il ne se souvint pas quand ou encore comment il avait rejoint le domaine sécuritaire, la forteresse maintenant réduite de moitié, des hommes tentèrent tant bien que mal de prendre de ses nouvelles, surtout avec son allure ensanglantée, désarmer et cabossée. C’était soudain, tellement, trop ! Trop ! Siegfried s’était retrouvé dans sa chambre avec un vacarme incroyable, la porte fut bloquée d’une chaise et bientôt il se mit à balancer son armure aux quatre coins alors qu’il s’en libéra. Rien d’autre qu’une crise de gamin, c’était plus ou moins l’impression qu’il projetait, le jeune homme avait l’impression de devenir dingue, le traumatisme laissé par cette soudaine… les morts, son oncle arraché comme ça, certes il connaissait les risques, il n’y avait aucun doute sur le fait que Gismore et chacun des hommes maintenant décédés ignoraient les risques. Mais c’était tellement… Injuste ! Les émotions puissantes s’entremêlaient pour former un tout gangreneux qui le poussa vers l’auto-destruction, un coup de botte dans la chaise l’envoya valser pour libéré la porte, la rage et la frustration provoquaient des tremblements et claquements de dents, mais il restait incapable de pleurer, il sentait qu’il allait briser.

    Mais il fut, bien heureusement, sauver par un miracle. Une personne qui s’était fait attendre depuis 6 ans pénétra en ouragan, pestant contre son retard, comme quoi elle avait attendu plus de deux jours, Siegfried craint qu’il vînt de devenir fou, alors il implora la faucheuse, Siegfried Rosario n’avait jamais eu la force pour devenir prince, encore moins commandant et certainement pas soldat, son ambition, son rêve, n’avait été que de la poudre aux yeux d’une jeunesse d’or.
    Ce qui se passa durant cette nuit restera gravé dans la mémoire du jeune homme, son état mental et émotionnel le poussa à faire quelque chose hors de son habitude, il rechercha aide, amour et chaleur pour tenter de colmater sa nouvelle brèche, l’unique famille qu’il disposa lui offrit un moyen de rester solide, entraînant un changement inévitable qui était pour le mieux, l’alternative était loin, loin d’être idéal. Le temps continua et, lentement, Siegfried reprit la solidité de son esprit qui, malheureusement, était encore trop proche du bris, le temps manquait, néanmoins la solution vint de manière impromptu. Le stress accumulé des batailles accompagnées de la terrible perte avait réussi à éroder les défenses du jeune Shieffer alors, pour colmater rapidement son esprit, la décision de la jeune mère fut de lui faire prendre une drogue médicinale lui permettant de relaxer beaucoup plus facilement et «bloquer» les souvenirs, remettre un aplomb prompt, lui redonner son individualité.

    Ainsi Siegfried fut sauvé par Tierra, son séjour s’éternisa sur quelques semaines, le jeune homme en ressortit encore plus solide et déterminer, gêner aussi, ce qui c’était passer durant cet évènement…

    Les funérailles avait été accompli sans lui, alors le jeune homme se recueillit un après-midi sur la tombe de son oncle, son tuteur, son père adoptif, pour être soudainement accompagné d’un duo, une femme semblant avoir un air d’éternelle jeunesse avec une petite demoiselle confuse s’accrochant à sa robe, une nièce, la promesse refit surface, souvenir puissant qui faillit lui arracher un sanglot amer. Le poids du champ de bataille est oppressant, Siegfried manquait de temps pour le deuil, alors il allait continuer sur sa voie, continuer sur son objectif, se battre pour son rêve, sa compassion et ses souvenirs. Il eut une longue discutions avec Yainah, alors que le ciel cramoisi devint une toile sombre étoilée, Siegfried Shieffer devint ce qu’avait voulu son oncle, un remplaçant inexpérimenté, heureusement qu’il y avait assez de personnes pouvant lui offrir une aide vitale.

    Deux années passèrent, le temps fut à la fois lent et rapide, Siegfried se permit un certain rapprochement avec sa nièce, tenta comme il put de revitaliser la famille, conserva un contact beaucoup plus actif avec Tierra et connu de nombreuses autres batailles qui ne faisait que prolonger le statu quo. Alors qu’il vieillissait, rien ne changeait, tout s’enlisait, le stress des combats était bloqué par cette drogue elfique, aucune crise ne refit surface, la vie devint étrangement paisible, ce devait être un moment calme de la guerre, alors Siegfried se permit de vadrouiller un peu partout.



Competence au combat


    > Talent(s) : Endurance presque surnaturelle lui permettant de continuer le combat, Siegfried n’est pas seulement puissant, il est d’une ténacité incroyable, le voir fatigué est rare alors il profite un maximum de cette capacité. Un autre talent hors norme est le potentiel magique notable qui reste indompté et rouillé, mais qui pourrait devenir une arme aux suites de quelque circonstance, néanmoins il ne se mettra pas à cracher des flammes, celui lui permet par contre de manipuler des objets magiques avec une aisance déconcertante.

    > Point(s) fort(s) : Force, escrime, maître d’armes, endurance, détermination. Siegfried à apprit à se battre avec de puissantes lames à deux mains, cela se traduit dans une maîtrise dangereuse des armes lourdes qui, par leur robustesse et longueur, permettent de carrément fracasser les armes des opposants tout en évitant d’être touché par leurs armes, manipuler une puissante lame de 150 centimètres apporte un avantage oppressant. Il y a également une certaine adaptions, une polyvalence apporter par son passé d’entraînement qui lui à apporter une connaissance dans la manipulation de nombreuses armes autre que son unique épée à deux mains, il ne sera donc pas au dépourvu sans cette puissante et lourde lame, l’adaptation est presque naturel. Un puissant, peut-être même apeurant, homme de corps à corps qui à affronter tout type de style de combat imaginable, n’allez surtout pas croire que quelqu’un d’extrêmement agile aura l’avantage sur ses mouvements lourds.

    > Point(s) faible(s) : Couvrir une distance notable lui sera très difficile, encore plus avec la menace d’arme à distance, l’armure et l’arme lourde qu’il porte ralentissent son allure, ne pouvant égaler quelqu’un d’agile dans ses vêtements. Siegfried sait s’adapter, mais la menace magique restera son plus gros talon d’Achille, les elfes manipulant l’électricité sont la pire menace que puisse craindre le jeune homme, quelqu’un maintenant une distance tout en balançant cette satanée magie sera la pire plaie que puisse maudire le jeune homme, ce qui pourra aisément le pousser à la retraite. Terminons par la rage du prince, être témoins de meurtre et d’injustice le poussera à intervenir et se jeter sans réfléchir droit dans le piège le plus évident.



IRL


    > Prénom/pseudo : Celui de mon perso suffit
    > Age réel : 19 piges
    > Comment as tu connu le forum ? Top site
    > Comment trouves-tu le forum ? Si j'ai fait un perso, c'est qu'il en vaut la peine \o/

    > Les trois codes du forum sont ?


Dernière édition par Siegfried Shieffer le Lun 22 Aoû - 1:22, édité 7 fois
Dena Fiiläé
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~ La véritable richesse consiste à se satisfaire de peu. ~


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Date de naissance : 23/11/1991
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MessageSujet: Re: Siegfried Shieffer Lun 8 Aoû - 13:23

Coucou Sieg !
Voila enfin ta fiche x3
Bon courage pour la finir =D
Serya Longenhac
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♠ La cape pourpre ♠


Messages : 225
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Age : 25
Age du personnage : 18 bougies
MessageSujet: Re: Siegfried Shieffer Lun 8 Aoû - 19:17

Hey, on va dire welcome, enfin ta petit fiche Smile
J'aime bien pour l'instant ta manière d'écrire, ça me rappel légèrement un livre que j'ai bien aimé.
Bonne chance pour la suite Smile.
Fy Thïena
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♣ Poète et chanteuse itinérante ♣


Messages : 515
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Date d'inscription : 15/06/2011
Age : 27
Age du personnage : 87 ans ... Si si, mais je cache bien et en parait 20 !
MessageSujet: Re: Siegfried Shieffer Mar 9 Aoû - 10:20

Et beh, sa avance sec !

Bienvenu parmi nous bonhomme, en espérant que tu finisses ta fiche rapidement pour venir t'amuser avec nous !
Felena Sery
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Insaisissable vengeance


Messages : 100
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Age du personnage : 19
MessageSujet: Re: Siegfried Shieffer Mar 9 Aoû - 13:05

Joli début, j'attend la suite avec impatience petit homme =)
Siegfried Shieffer
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Messages : 8
Date d'inscription : 01/08/2011
Age du personnage : 20 ans
MessageSujet: Re: Siegfried Shieffer Lun 22 Aoû - 1:23

Merci de tous les bienvenues gentes dames, je poste pour dire que cette fiche est terminer et que je m'excuse du retard.
Edonna
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Je suis la loi !


Messages : 342
Date de naissance : 23/11/1991
Date d'inscription : 22/03/2011
Age : 27
MessageSujet: Re: Siegfried Shieffer Lun 22 Aoû - 14:28

0.o C'est quoi cet fiche de malade ?
*le frotte le dessus de la tête*
C'est bien Sieg, tu as bien travaillé !

Je te valide immédiatement ^^

J'espère que tu pourras très vite rp et t'amuser parmi nous !
Bonne continuation sur Edonna - La guerre des clans !

.........................................................................



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MessageSujet: Re: Siegfried Shieffer

Siegfried Shieffer

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